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- Au cinéma : "Les échos du passé" | Le Clairon
Au cinéma : "Les échos du passé" Allemagne – 2h29 – 2025 - film présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025. Maison au bord de la Baltique (Image par Peggychoucair de Pixabay) Un film de Mascha Schilinski avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler. Quatre jeunes filles adolescentes vivent dans une ferme au Nord de l’Allemagne et nous allons suivre leur évolution sur quatre générations. La maison se transforme au fil des siècles mais les événements qui s’y passent trouvent un écho dans ceux qui s’y sont passés. Alma, Erika, Angelika et Lenka semblent avoir chacune les mêmes préoccupations, la vie et la mort. Indubitablement, c’est un film merveilleux MAIS "râpeux" un peu comme on se râpe les mains contre un mur en crépi. Rien n'est facile, tout est lumineux et noir, un jeu de paradoxes. C'est un film macabre avec un personnage de premier plan: "la mort". Elle est partout, elle s'infiltre quand elle ne se manifeste pas, elle est quand même présente, sournoise, discrète, active. Tout au long de ces deux heures et demi, on va assister à la démonstration de toute la noirceur de l'âme humaine, inceste, avortement, suicide avec pour personnage principal, la jeune fille ou femme. Mascha Schilinski nous promène dans ces années sombres (guerres mondiales), passant d'une décennie à l'autre avec brio, à nous de décrypter et de trouver les dates. Ce n'est pas un film facile, il demande beaucoup d'attention pour se repérer dans le temps. Il y a des moments de grande intensité, des moments sensuels, des moments douloureux, toute la panoplie des états émotionnels est représentée; avec en fond, tapi dans l'ombre, Thanatos qui veille. Tout est travaillé avec minutie dans ce film, le cadrage, les lumières, la musique, bref c'est une symphonie mais elle se mérite. Deux heures trente de plongée dans quatre-vingt ans de vie, on en ressort secoué et râpé ! Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 15/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? | Le Clairon
La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? Le coût d'un chantier de cette ampleur implique des calculs complexes reposant sur des variables aléatoires. Ont-ils été bien fait ? Monument, Tchernobyl, Ukraine (image Pixabay) Qu’on soit pour ou contre le recours au nucléaire comme source d’énergie, la question qui reste posée en France est celle de la sureté qu’offre cette filière dont les installations sont réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain. - D’une part parce que la France est l’un des pays les plus nucléarisés du monde : si l’on additionne les critères du nombre de réacteurs (2ème rang mondial) ; de la puissance installée (dans les 3 premiers) et de la part du nucléaire dans la production d’électricité (1er rang), on cumule des risques d’incidents voire d’accidents. - D’autre part parce que l’histoire du nucléaire français est émaillée de nombreux dysfonctionnements : qu’il s’agisse de pannes, de malfaçons, de tromperies, de dérapages financiers, d’erreurs techniques, etc. - Enfin parce que certaines parties de la filière fonctionnent grâce à des solutions provisoires, incomplètes, ou en cours d’expérimentation : qu’il s’agisse du stockage des déchets produits par la transformation du minerai d’uranium (yellow cake) en tétrafluorure d’uranium (UF4), du stockage saturé des installations de la Hague, ou de celui des déchets ultimes (Déchets de haute activité (HA), ou RTCU (Résidus de traitement de conversion de l’uranium). La sureté ; une question qui ne peut pas être éludée La réforme de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), transformée en janvier 2025 en ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), a voulu donner plus de ″souplesse″ à la mise en œuvre du plan de relance du nucléaire édicté par le président E. Macron, malgré l’opposition des personnels et des milieux scientifiques. C’est pourtant la question de la sureté de la filière qui resurgit dans les propos de Pierre-Marie Abadie, président de la nouvelle ASNR, qui indique que la question de la sûreté des installations est partie intégrante des conditions et modalités de leur fonctionnement. Pour lui, l’une des missions de l’ASNR sera d’éclairer le choix des décideurs politico-économiques sur cet aspect du fonctionnement de la filière nucléaire. Il considère que la sûreté est un élément clé de la performance globale de l’industrie du nucléaire (Ndlr : la rentabilité de l’EPR de Flamanville est actuellement remise en cause par la Cour des comptes ). Pour P.M. Abadie, les moyens de l’ASNR seront recentrés sur « les bons sujets, au bon moment » , c’est-à-dire sur le plan de relance du nucléaire. A savoir : les nouveaux EPR 2, la prolongation des réacteurs en activité au-delà de 60 ans. Considérant que certaines parties et pièces des réacteurs ne peuvent être remplacées si elles sont usées, il s’agir donc de formuler le plus précocement possible un avis de l’ASNR sur les points de sûreté qui empêcheraient toute prolongation des réactuers et d’esquisser des solutions à ce problème…Il en est de même pour les installations du cycle du combustible, actuellement en état de saturation, voire d’obsolescence. Pour ″diplomatiques″ qu’elles soient, les déclarations du Président de l’ASNR, nommé par décret du président de la République, sur proposition du Premier ministre, confortent l’idée que la prise en compte de la sécurité a été insuffisamment prise en compte lors de la décision de relancer la filière nucléaire française. Autre ″flou″ du plan de relance du nucléaire : la question du coût et du financement des 6 nouveaux EPR 2 Alors que la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) arbitrant en faveur du nucléaire a été promulguéepar décret le 12 février 2026, une enquête réalisée par « Alternatives économique » remet en question les chiffrages annoncés par EDF. La réalisation et la mise en service des 6 EPR pourrait , selon ce magazine, atteindre 250 milliards €. De son côté, à la mi-décembre 2025, le groupe EDF annonçait un « devis prévisionnel du programme EPR2 à hauteur de 72,8 milliards d’euros ». Un devis définitif pour la construction des 6 EPR2 est attendu dans les prochaines semaines et la décision d’investissement devrait être prise en fin d’année 2026. Mais ce chiffrage annoncé ne peut qu’être remis en question selon Alternatives Economiques car il présente de nombreux « écrans de fumée » : - Le chiffrage de 72,8 Mds est estimé fin 2025 en euros de 2020. Mais en intégrant l’inflation la facture monterait à 85 Mds € au prix 2025 - Le dernier devis prévisionnel n’est pas fondé sur des plans détaillés et finalisés des EPR2 , des oûts supplémentaires ne sont pas exclus, les plans une fois achevés. D’autre part le devis ne tient pas compte du coût de la mise en exploitation en fin de chantier et du coût du futur démantèlement - L’effet de série , invoqué par EDF , censé provoquer une basse des coûts de 30% entre le 1er et le 6ème EPR 2 n’a jamais été démontré lors des chantiers précédents - Le coût du financement du programme EPR2 est passé sous silence. Compte tenu du risque financier élevé présenté par cette opération , le taux demandé génèrerait, pour équilibrer l’opération, un prix de vente de l’électricité produite incompatible avec les prix du marché (pour 7 % de taux envisageable, le prix de revient serait de 150 €/MWh alors que les prix du marché estimés à la mise en service, se situeraient entre 50 et 55 €/MWh. L’opération ne tiendrait financièrement qu’avec une aide de l’Etat qui resterait à négocier avec Bruxelles. - Pour trouver une source de financement adéquate, par exemple sous forme de prêts bonifiés à EDF, l’Etat pourrait aussi effectuer des prélèvements sur le Livret A, au détriment du financement du logement social (ndlr : ce qui nécessiterait une modification du code de l’épargne). - Enfin, compte tenu des perspectives de consommation d’électricité à 10 ans qui sont actuellement revues à la baisse les pris du marché de l’électricité suivraient pareillement. En prévision d’une telle tendance, il s’agit d’assurer à EDF un prix garanti afin d’équilibrer l’opération EPR2. Pour un différentiel de prix du marché estimé à 30 €/MWh, multiplié par la production de six EPR pendant quarante ans, la garantie de revenu s’établirait selon les calculs à 85 milliards € …,, Ainsi, en tenant compte de l’évolution du prix du marché de l’électricité et en additionnant tous les coûts qui n’ont pas été pris actuellement en compte, la facture des 6 EPR2 peut passer des 72,8 milliards € annoncés par EDF, à près de 250 milliards €. Au manque de sureté technique s’ajoute le manque de sûreté financière. Est-il bien sérieux ce plan de relance du nucléaire ? Curly Mac Toole pour le Clairon de l’Atax le 20/02/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : HAMNET | Le Clairon
Au cinéma : HAMNET Prix du Meilleur film dramatique et la Meilleure actrice dans un drame aux Golden Globes 2026. Forêt magique (Image par Gaby Stein de Pixabay) U.K. – U.S.A. – 2h05 – 2025 Un film de Chloé Zhao avec Paul Mescal, Jessie, Buckley, Emily Watson. Un sous-bois en été, lovée dans un creux d'arbre, une silhouette toute de rouge vêtue, c'est Agnès qui tombera amoureuse d'un jeune professeur de latin. Ils vont se marier et auront trois enfants, une fille et des jumeaux (un garçon et une fille). Mais rien n'est simple, Will contre vents et marées et surtout contre son père veut écrire. Il partira tenter sa chance à Londres. Agnès restera seule aves les enfants et assumera seule le quotidien. Mais un drame se produit et le couple déjà éloigné physiquement se déchirera. Toutefois la douleur sera à l'origine d'un grand chef d'œuvre. Un film impressionnant tant par la prestation des acteurs que par le choix des paysages, des décors, des costumes. C'est un film sur l'amour et la mort qui sont parfois tellement liés dans les drames. On es t subjugué, on est emporté du début à la fin. C'est puissant, c'est fort, c'est éblouissant. Il y a des trouvailles dans ce film qui nous sortent des reconstitutions historiques. Nous sommes avec Agnès et ses enfants, nous sommes sur le théâtre avec les spectateurs, nous sommes dans et en-dehors du film. Comment revivre à la mort d'un enfant ? comment survivre au deuil ? comment ne pas en vouloir à la terre entière ? comment regarder l'avenir encore comme un avenir ? C'est tout cela que raconte Chloé Zhao avec finesse et humanité. Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 06/02/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- La chronique des gens qui ne sont rien | Le Clairon
La chronique des gens qui ne sont rien De quoi on cause au comptoir Le bistrot : un des derniers lieux où on réfléchit (Image Iphigénie Atrides) Le Trump, il n’a pas réussi à être prix Nobel de la paix, par contre chez nous en France, un pote à lui, Bernard Arnaud vient d’être intronisé à l’Académie des sciences morales et politiques : on est quand même fortiches ! Sacré mec le Bernard, patron de LVMH, 7ème des capitalistes les plus riches du monde ! Parce que ce n’est pas rien l’Académie des sciences morales et politiques dont il est devenu membre : ça fonctionne depuis presque 200 ans, c’est du sérieux ! D’abord avec un tel titre, cette académie montre qu’il peut y avoir de la morale en politique, ensuite ça veut dire que si un bonhomme est choisi comme membre, c’est forcément parce que sa vie est un exemple de moralité. Du coup, il y avait tout le gratin à la cérémonie : 2 prix Nobel d’économie :Tirole et Agion ; Pébereau un ancien PDG de la banque BNP Paris Bas ; Trichet l’ex patron de la BCE la Banque Centrale Européenne... Il y avait aussi Barnier, le 1er ministre plus rapide que son ombre et Cazeneuve le socialiste de droite ; Baladur : un autre ex premier ministre libéral et privatiseur ; Hidalgo la future ex-maire de Paris et Dati candidate à sa succession, copines d’un jour. Et pour couronner le tout : Alain Duhamel, la star des éditorialistes politiques, celui qui ne se trompe jamais, ou presque…. Une révélation cette séance ! On ne savait pas que tous ces gens étaient potes avec Arnault ! Et puis, cerise sur le gâteau, la présence engagée l’ancien ministre de l’économie et des finances le plus durable de la Macronie : Bruno Le Maire ! Lui, pendant qu’il gérait les finances de notre pays de 2017 à 2024, on s’est pris 1000 milliards de dette publique en plus, tandis ″qu’en même temps″ les capitalistes les plus riches doublaient leur patrimoine ! Et bien ce Bruno Lemaire là, qui est aussi un type qui écrivait des romans pendant qu’il était ministre (c’est dire si c’est un talent !), a fait un éloge magnifique au Bernard : « vous êtes une lame en à peu près tout, la silhouette, le regard, l’intelligence et l’intuition ». Alors en pensant à tous ces gens réunis, occupés à faire leur cour à ce type en costard brodé d’argent, j’ai compris tout à coup qu’en France, le patron ce n’était pas Macron, le président de la République, mais qu’au-dessus il y avait Arnault, le plus milliardaire des milliardaires. J’ai aussi compris que dans cette affaire, la morale n’avait plus le même sens que ce qu’on m’avait appris à l’école. Le truc, ce n’est plus de respecter les lois de la République qui nous perment de vivre ensemble, aussi bien que possible, mais d’être suffisamment puissant financièrement pour changer ou contourner ces lois quand ses propres intérêts sont en jeu. Gilbert Kwassa, traverseur de rues comments debug Commentaires (2) Noté 4,5 étoiles sur 5. 4.5 | 2 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent 10 févr. Noté 4 étoiles sur 5. Faut il en rire ou en pleurer ? J'aime Répondre Jonquay 25 janv. Noté 5 étoiles sur 5. MDR. Et dans les autres Académies, je suppose que c'est du même tonneau ? De quoi se jeter dans le futur grand canal de Narbonne ! 🤣 J'aime Répondre
- Crise agricole ; dur d’être au gouvernement de la France | Le Clairon
Crise agricole ; dur d’être au gouvernement de la France Comment encourager l’extension des haies tout en facilitant leur destruction Paysage de haies 2 (Image par Walter Frehner de Pixabay) Notre gouvernement à bien du mal avec l’agriculture : comment concilier les intérêts du lobby agro industriel qui hante les couloirs du ministère de l’agriculture, et ceux de la commission européenne à Bruxelles, et ceux des agriculteurs « de base » et ceux des écologistes ? La situation est d’autant plus délicate que ce gouvernement ne peut pas s’adosser sur une majorité forte et constante qui lui aurait permis d’un définitif coup de hache législative et règlementaire de trancher ce faisceau d’injonctions contradictoires, a savoir : - Les mesures de protections de l’environnement freinent notre productivité et notre compétivité : il faut s’en débarrasser - La destruction de l’écosystème est préjudiciable au vivant et l’homme en fait partie : il faut protéger la nature et le vivant - La France a signé la PAC et profite des subventions : elle doit se plier à ses règles sous peine d’amendes et d’isolement - Si on veut nourrir un monde en croissance, l’avenir c’est l’agriculture 2.0 et le paysan n’y a pas sa place : il faut réaménager les sols pour optimiser leur productivité Nous ne sommes plus à l’époque où une vision prospective permettait de fonder une politique cohérente, défendable et négociable. Nous sommes dans le court terme, voire dans l’immédiat, dans le coup par coup…Comment se dépêtrer de ces injonctions contradictoires ? Les gouvernements disposent d’un moyen efficace : la bureaucratie. Même si par ailleurs, ils la vilipendent dans leurs harangues bassement démagogiques c’est vers elles qu’ils se tournent comme des enfants vers leur mère : « maman, bobo » ! Les ruches des cabinets ministériels et de la haute administration bruissent de bureaucrates qui fomentent des textes de lois et de règlementations, où le souci de ménager la chèvre et le chou est au moins aussi important que de contribuer à améliorer la marche du pays. Parfois l’intérêt public y trouve son compte, parfois ni la chèvre ni le chou n’y trouvent leur compte. Le projet de décret relatif à la destruction des haies illustre magnifiquement notre propos. Les haies dans le paysage Les haies jouent un rôle essentiel dans le paysage, leurs contributions sont multiples : - Elles sont propices à la biodiversité et servent d’habitat (abri, nourriture, sites de reproduction) à toutes sortes d’animaux :(insectes, oiseaux, insectes, petits mammifères, etc.) et bordent les cultures d’une flore sauvage. - Elles forment des réseaux qui forment un paysage particulier, le boccage constitue en un ensemble de couloirs écologiques où circulent des espèces variées dont elles favorisent le brassage génétique. - Elles sont un auxiliaire de l’agriculture paysanne car elles abritent des animaux utiles à l’agriculture (coccinelles, carabes, rapaces, hermines) et des insectes (abeilles, papillons, bourdons), qui contribuent à la lutte biologique et à la pollinisation. - Elles fonctionnent comme des coupe-vent, des barrières protectrices pour le bétail et peuvent créer des micro climats favorables aux plantations - Elles limitent l’érosions des sols par les vents et le ruissellement, favorisent l’infiltration des eaux de pluieet régulent les ressources en eau - Elles peuvent constituer une ressource en bois de chauffage ou matériaux de construction renouvelables intégrables au système agricole Les haies ont de multiples qualités, pourtant elles n’arrêtent pas d’être détruites depuis le remembrement décidé en1941 par le régime de Vichy et poursuivi sans discontinuer depuis pour adapter les terres d’abord à la mécanisation de l’agriculture en suite à son industrialisation. Le ravage des haies continue : selon le ministère de la Transition écologique 23 500 km de haies ont été perdus chaque année de 2017 à 2022, contre 11 500 km entre 2006 et 2014 ! L’opération de sauvetage des haies En septembre 2023 le gouvernement macroniste dirigé par Elisabeth Borne présente un « Pacte pour la haie » salué alors par une grande partie de la classe politique. Ce pacte fixe un objectif : « 50.000 km de gain net de haies d’ici à 2030 ». Patatras ! Début 2024, le gouvernement Attal harcelé par la fronde agricole promet de revenir sur plusieurs règles protectrices de l’environnement mais jugées néfastes par l’agro-industrie très écoutée par les syndicats agricoles majoritaires. Il s’agissait de lâcher du lest sans traiter le vrai problème, celui du revenu des agriculteurs, autrement plus difficile à traiter et à résoudre. C’est de l’initiative Attal que découle la n° 2025-268 du 24 mars 2025 d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture (ndlr : les lois au titre ronflant sont souvent décevante dans leur contenu). Les critiques fusent, nombreuses ; l’orientation générale est plutôt productiviste, il n’y a pas d’ambition ferme pour l’environnement, la priorité est donnée à la compétivité, à la ″souveraineté productive″, au soutien du développement de grandes surfaces agricoles. Il n’y a pas de mesures restreignant l’usage des pesticides ou en appui aux objectifs du « Pacte pour la haie ». Ne rien dire et rien faire pour traiter la question des haies n’a pas suffi à certains lobbys. En réponse le ministère de l’environnement a élaboré un projet de décret actuellement en consultation publique. Il s’agit d’un règlement visant à simplifier la destruction des haies. Le texte est censé concrétiser les dispositions de la loi d’orientation du 24 mars 2025. Selon le ministre de la Transition écologique le but du décret est clair : « Afin de renforcer la préservation des haies et de maintenir le linéaire planté, l'objectif de ce dispositif est de simplifier et unifier les procédures administratives applicables aux projets de destruction de haies, en créant une déclaration unique préalable (ou, le cas échéant, une autorisation unique), avec une compensation systématique et au moins équivalente », Le texte a déjà reçu un avis défavorable du CNPN (Conseil national de la protection de la nature). Mais contre toute logique, le ministère prétend que la complexité des démarches d’autorisation de destruction des haies qui relève de 13 législations et 4 codes différents constituerait un encouragement à leur destruction, alors que la simplification des procédures aurait l’effet inverse ! Mais le ministère persiste et signe de manière encore plus lapidaire : “ Afin de renforcer la préservation des haies et de maintenir le linéaire planté, l'objectif de ce dispositif est de simplifier et unifier les procédures administratives applicables aux projets de destruction de haies ”. Il y aura donc une déclaration simplifiée pour détruire les haies ! Reste la question de la compensation ″systématique et au moins équivalente″ Le ministère précise : « Conformément à la loi, la destruction s'accompagnera comme condition minimale d'une obligation de replantation de haies au moins égale au linéaire détruit » si la déclaration simplifiée est acceptée par l’autorité publique le demandeur devra mettre en œuvre la compensation dans un délai de 18 mois. Mais la compensation ne règle pas tout. Selon l’avis du CNPN si on remplace la végétation détruite par une végétation plantée ailleurs il faudra un certain temps de croissance pour obtenir les mêmes fonctionnalités. Et pendant ce temps que deviennent les espèces des haies détruites dont certaines sont déjà menacées de disparition ? De plus le projet de décret exonère de toute compensation les destructions de haies justifiées pour des raisons de sécurité publique, en cas d’urgence (?), pour assurer une obligation légale ou règlementaire (?) En définitive c’est le préfet de département qui sera juge de l’exécution des règles de compensation, tout comme des périodes d'interdiction de travaux durant les périodes sensibles pour les espèces, ainsi que des conditions des travaux d’entretien des haies. La CNPN exprime la crainte que le dispositif envisagé produise un résultat contraire à l’objectif du « Pacte pour la haie » et aggrave leur destruction d’autant plus que le décret sera accompagné de 2 annexes dont il pas pu prendre connaissance. Il s’agit d’un arrêté sur la typologie des haies (ndlr : qu’est ce qui est considéré comme une haie et qu’est-ce qu’on peut détruire sans autorisation) et un guide d’instruction (ndlr : bien nécessaire au Français moyen pour comprendre comment en détruisant une haie il va contribuer à en créer d’autres) Une fois encore un projet de simplification s’il est maintenu va engendrer une belle usine à gaz qui ne satisfera personne, sinon, peut être, quelques agro-industriels. Louise B. Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 20 / 12 / 20 comments debug Commentaires (3) Noté 3,5 étoiles sur 5. 3.5 | 2 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents hubert reys Admin 30 nov. 2025 Noté 4 étoiles sur 5. oh on y est arrivés J'aime Répondre Vincent Witz 30 nov. 2025 En réponse à hubert reys t'es fort ! J'aime Répondre Vincent Witz 30 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. tres bon article J'aime Répondre
- Au cinéma : LE GÂTEAU du PRÉSIDENT | Le Clairon
Au cinéma : LE GÂTEAU du PRÉSIDENT Le poids d'un dictateur Sadam Hussein sur la vie quotidienne d'une petite fille Irak marais de Mésopotamie (Image par florencedidiot de Pixabay) Irak, Qatar,U.S.A – 1h42 – 2025 Un film de Hasan Hadi avec Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat. Nous sommes en 1990, Sadam Hussein est au pouvoir en Irak et pour son 50ème anniversaire, dans chaque école, un enfant est tiré au sort pour confectionner un gâteau d'anniversaire. Ce qui pourrait être un honneur dans un monde "normal" devient "une sacrée galère " dans le monde absurde de Hussein. Lamia, petite écolière de 9ans va en faire la douloureuse expérience. Elle va donc partir à la ville avec sa grand-mère pour chercher ces ingrédients rares que sont œufs, sucre, farine et levure. Elle emmène avec elle, son coq Hindi et son ami Sayeed qui doit apporter des fruits. Lamia va devoir pour remplir son contrat faire preuve de débrouillarde et de ruse. On est confondu de voir ces enfants confrontés à des problématiques d'adultes, il ne s'agit pas simplement d'acheter ces produits, mais de les négocier, de les marchander, de les échanger contre des services et de risquer sa vie et même plus à tout moment. C'est un premier film de Hasan Hadi et c'est une réussite saluée par la Caméra d'Or au festival de Cannes. Hadi a voulu camper une histoire particulière réelle dans l'Irak sous la domination d'un dictateur, le pays est sous le coup de sanctions internationales qui le font basculer dans la misère et la pauvreté aggravées par la corruption. Hadi raconte une partie de sa jeunesse et son pays à cette époque difficile, sous le joug d'un dictateur et soumis à une propagande effrénée. Il tourne avec des acteurs et actrices non-professionnels –elles dont la prestation nous étonne. C'est extrêmement joyeux et en même temps terrifiant, le combat de ces deux enfants qui restent jeunes et joueurs et qui devant l'adversité font face avec courage, nous émeut. Cet Irak, dont on ne connait que peu de choses si ce ne sont les articles dans les journaux , est une découverte. Pour un premier film, c'est un coup de maitre ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 06/02/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Narbonne, inventer les filières de demain | Le Clairon
Narbonne, inventer les filières de demain Quel avenir économique pour Narbonne ? Narbonne le centre (image Pixabay) Le temps est aux municipales, à Narbonne comme ailleurs. Dans le brouillard grisâtre des promesses convenues qui émanent des diverses candidatures partisanes, il nous semble que les propositions de Laurent Fabas, candidat de la liste « Nous sommes Narbonne, démocratique et populaire », tranchent par la qualité du diagnostic posé sur l’économie narbonnaise, le sérieux et la fiabilité des propositions argumentées faites aux Narbonnais. La rédaction du Clairon Narbonne est une énigme pour qui se contente de regarder les cartes postales ou les rapports de l'INSEE. D’un côté, notre attractivité ne se dément pas. De nouveaux habitants arrivent chaque année, le soleil attire les capitaux, et nos infrastructures de transport nous placent théoriquement au centre de gravité du Sud de la France. De l’autre, la réalité sociale grince. Le taux de pauvreté stagne autour de 20%. Le centre-ville lutte pour sa survie commerciale. La jeunesse diplômée s’exile faute de perspectives. L’attractivité n’est pas un projet politique, il s’agit d’un flux. Narbonne ne sait pas la canaliser. Son économie est une passoire. La valeur ajoutée est captée par des réseaux de rente locaux puis immédiatement évacuée vers l'extérieur. L’économie de la passoire L’économie narbonnaise repose sur un socle de transferts sociaux et de revenus de subsistance qui masque l’absence d’appareil productif propre. La prolifération des services de proximité, des enseignes de restauration rapide et des commerces de confort ne constitue pas un développement, mais une simple redistribution circulaire de richesses exogènes. Les pensions de retraite, les dépenses des touristes, les prestations sociales et les salaires de la fonction publique forment l’essentiel du carburant local. Cet argent circule brièvement entre le résident et le boutiquier avant de quitter définitivement le territoire pour rejoindre les centrales d’achat des grands distributeurs, les sièges sociaux des franchises nationales, ou le compte en banque lointain d’un propriétaire. Dans ce schéma, il y a des gagnants. Les banques, les études notariales et les conseils juridiques ont opéré une mutation stratégique vers la gestion de la rente foncière suite à l’affaiblissement du moteur viticole. Le sol agricole est transformé en actif immobilier. Le Plan Local d'Urbanisme ne sert plus ici une vision de la cité, mais fait office de mécanisme de création de valeur artificielle. L'acte administratif qui rend une parcelle constructible génère une plus-value immédiate, captée par un cercle restreint de promoteurs et d'intermédiaires, avocats et agents immobiliers. Si ces profils sont surreprésentés dans le paysage politique local, c’est parce que cette alliance entre la décision publique et les professions libérales du foncier constitue le véritable projet politique du territoire. L’étalement urbain, présenté comme une réponse à l’attractivité, représente en réalité une subvention déguisée à l'économie de la rente. La collectivité engage ses finances dans l'entretien futur de réseaux et d'équipements pour des lotissements qui ne produiront jamais aucune richesse autre que celle, unique, de leur transaction initiale. Ce modèle de développement par la pierre fige les capitaux locaux dans des actifs improductifs au lieu de les orienter vers la création d’emplois. Les prix de l’immobilier augmentent, les salaires stagnent. Les inégalités explosent. Les jeunes générations sont étouffées. Le secteur touristique illustre parfaitement cette industrie de l’extraction. Les volumes de fréquentation sont impressionnants, alors que le multiplicateur économique local demeure dérisoire. Narbonne offre son cadre de vie et assume la charge des externalités négatives comme l’usure des réseaux, la congestion de la circulation, la gestion des déchets ou les services de sécurité. La valeur ajoutée réelle s’échappe vers des plateformes de réservation américaines et des groupes hôteliers financiarisés. La ville s'appauvrit en réalité à mesure qu’elle reçoit, faute d’outils capables de sédimenter la marge sur son propre sol. Cette dépossession économique se double d'une érosion préoccupante de la compétence technique au sein même de nos institutions. Narbonne est devenue une ville-coquille qui a progressivement délégué sa capacité de penser et de concevoir. Le recours systématique à l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage pour chaque étude stratégique, chaque grand projet urbain ou chaque réflexion sur les flux, signe un abandon de souveraineté locale. L’Agglomération ou la ville achète à prix d’or une intelligence standardisée auprès de cabinets de conseil lointains qui dupliquent des solutions hors-sols. Cette perte d’ingénierie interne empêche la constitution d’une mémoire administrative et d’une vision technique autonome. Elle place la puissance publique en position de faiblesse structurelle face aux grands concessionnaires de services urbains. Faute de cadres capables de contester les modèles économiques imposés par les géants de l’eau, des déchets ou de l’énergie, la collectivité subit des contrats qui assèchent ses marges de manœuvre. Parallèlement, le territoire exporte ses propres diplômés, faute de structures de haute technicité capables de les absorber. Ce déficit commercial de l’intelligence est sans doute la fuite la plus grave pour l’avenir de la cité. Le constat d'une ville qui se vide de sa substance sous un vernis de croissance démographique impose une remise en question totale de nos outils de gestion. Narbonne ne peut plus se permettre d'être l'hôte passif de flux qui l'appauvrissent. La sortie de l'économie de la passoire exige de briser le cercle de la rente immobilière et de reprendre en main les leviers de l'ingénierie et du droit. Construire une économie circulaire locale Vouloir conserver la valeur sur un territoire n’a rien d’un concept novateur. Il nécessite la création de nouveaux organes économiques, capables d'occuper les espaces délaissés par un marché local prisonnier de ses habitudes. Le premier outil de la collectivité est la commande publique. Il faut commencer par la penser différemment. Elle ne doit plus être une simple dépense de fonctionnement, mais un acte d'investissement dans notre propre souveraineté. Le droit de la commande publique regorge d’outils inexploités pour devenir un levier de structuration industrielle. La clause carbone est la plus connue, elle permet par exemple de sélectionner des entreprises de proximité. Mais il existe aussi des réglages plus subtils, comme le choix d’une taille de marché correspondant aux acteurs locaux. Ce genre de pratiques permet, pour commencer, de ne pas les exclure au profit de grands groupes nationaux. Il est également possible, sous conditions, de réserver certains marchés à des structures de l’économie sociale et solidaire. La Société Coopérative d’Intérêt Collectif représente à cet égard le véhicule juridique le plus abouti, car elle permet d’associer au capital la collectivité les producteurs les salariés et les usagers. Ces structures peuvent capter l'abondance des appels à projets et des financements de l’Europe, de l'État ou de la Région qu'une administration classique ne saurait saisir avec la même réactivité. L’ingénierie réside ici dans la rédaction des statuts qui doivent intégrer des principes de ″sourcing local″ et surtout l'acceptation préférentielle du Cers qui est notre monnaie locale. Ce verrouillage statutaire crée un automate du circuit court qui rend inutile toute intervention politique ultérieure pour garantir le localisme de l'action. Une fois la structure lancée, son objet social lui interdit de céder aux sirènes des fournisseurs lointains ou de la remontée de dividendes financiers. Tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire n’agissent pas dans le champ concurrentiel. D’autres doivent être conçues comme des facilitateurs systémiques. Tel est le cas des Entreprises à But d'Emploi qui s’inscrivent dans le cadre de l'expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) dont 70 % des salaires sont financés par un programme de l’État. Elles peuvent occuper une fonction de service public industriel et commercial dont la rentabilité ne s’évalue pas à leur propre bilan comptable, mais aux bénéfices qu’elles génèrent pour le reste de l’écosystème territorial. Un tel acteur se positionne hors du champ concurrentiel pur, car il rend des services dont le coût de revient serait prohibitif pour une entreprise isolée, mais dont l’absence paralyse toute une filière. Qu’il s’agisse d’une plateforme logistique ou d’un centre de maintenance partagé, ces structures abaissent les barrières à l’entrée des entrepreneurs locaux. En assumant les investissements lourds que le secteur privé délaisse, la collectivité crée un environnement favorable où les structures du champ concurrentiel peuvent enfin prospérer et se développer sur le territoire. Le réarmement productif ne serait pas complet sans un instrument de protection de la liquidité locale. Le Cers, la monnaie locale complémentaire du Narbonnais, doit sortir de sa dimension militante pour devenir un pilier de notre stratégie de souveraineté. L’idée est simple, lorsqu’un agent économique détient un moyen de paiement, il va se fournir préférentiellement chez des agents qui l’acceptent pour s’épargner les frais de change au taux de : un Cers pour un Euro. Détenir des Cers pousse à consommer local, et cette inclination se transmet avec la monnaie. Le rôle de la collectivité dans une monnaie locale qui réussit, est de mettre ces Cers en circulation. Elle peut verser des primes à ses agents en monnaie locale sur la base du volontariat, ou mettre en place un programme de ″cashback″dans des commerces partenaires, en donnant des Cers pour chaque achat à la manière d’un bon de fidélité territorial. Les résidents, comme les touristes ont alors dans les poches un moyen de paiement qui n’est utilisable que sur le territoire. La collectivité peut aussi favoriser l’acceptation de la monnaie. Lorsque les associations subventionnées et les délégataires de service public acceptent la monnaie locale, un débouché naturel est créé, ancrant cet outil dans le paysage. Le délégataire qui gère l'eau ou les transports doit être contraint d'accepter notre monnaie locale, ce qui force la circulation de la richesse au sein de notre tissu économique. Chaque unité de Cers circule plus fréquemment et plus rapidement au sein du tissu narbonnais qu’un euro classique, ce qui augmente mécaniquement l’activité économique globale sans injection de capital supplémentaire. Cette étanchéité monétaire assure que l’effort consenti par la commande publique pour créer des filières locales ne profite pas à des intérêts financiers extérieurs. Maîtriser le foncier La maîtrise du sol constitue la condition première de toute politique de réarmement industriel et agricole. À Narbonne comme ailleurs, le foncier n’est pas une marchandise neutre mais la matière première de notre autonomie. Créer des outils productifs et des circuits monétaires étanches est inutile, si le Plan Local d’Urbanisme continue de privilégier la rente résidentielle au détriment de l’activité réelle. À Narbonne, le risque d’inondation et le choix de protéger nos espaces naturels ont formé une limite bien avant que la loi n’impose comme objectif la fin de l’artificialisation nette des sols. Jusqu’à présent la croissance narbonnaise s’est faite par la facilité de la consommation d’espaces naturels pour construire des lotissements dont le rendement fiscal est illusoire face aux coûts de gestion des réseaux et des services publics. Chaque hectare encore disponible doit être considéré comme un actif stratégique pour la souveraineté du territoire. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de gaspiller nos dernières réserves foncières pour de la promotion immobilière de confort, alors que nous manquons de surfaces pour implanter nos ateliers. Le document d'urbanisme, qui doit être révisé doit acter le passage d'une gestion de flux résidentiels à une gestion de stocks productifs. La création des structures de l’économie sociale et solidaire nécessite une protection réglementaire absolue du foncier économique. Le marché, laissé à lui-même, poussera toujours vers l’usage le plus rentable à court terme. Si nous voulons que nos entreprises productives puissent s'installer, elles doivent avoir accès à un foncier dont le prix est déconnecté de la spéculation résidentielle. Cela peut se faire par des servitudes intégrées dans le règlement d’urbanisme, et en transférant la propriété foncière d’actifs stratégiques à des structures dont l’objet est de les protéger de la spéculation immobilière. La mise en œuvre d’un tel urbanisme de production se heurtera inévitablement aux réseaux d'influence qui prospèrent sur le modèle actuel. Le tout résidentiel est une impasse financière pour la collectivité. Les taxes perçues sur les nouveaux habitants ne couvrent jamais les investissements nécessaires en écoles en voiries et en équipements publics. À l’inverse l’implantation d’activités productives sur un foncier maîtrisé, génère une richesse réelle et des emplois stables qui consolident la base économique du territoire. La défense du foncier industriel est donc la véritable politique de défense du pouvoir d'achat des Narbonnais, car elle garantit la pérennité de notre modèle social local. L’urbanisme est la traduction spatiale d’une vision du monde. En laissant le marché dicter l’usage de notre sol, nous acceptons la disparition programmée de notre potentiel d’autonomie au profit d’une fonction de cité dortoir pour touristes et retraités. Notre territoire possède tous les atouts pour redevenir une place forte de la production et de l’échange à condition de cesser de consommer notre avenir pour simplement loger notre présent. Commencer par l’autonomie alimentaire Narbonne ne produit pas ce qu'elle mange. Notre territoire viticole excelle dans la vigne mais a délaissé le reste pendant longtemps. La vigne a reculé. Elle ne reviendra pas. Nous dépendons presque totalement des camions venus d'Espagne ou d'ailleurs pour nos produits frais. Cette dépendance constitue une faiblesse stratégique majeure. Elle nous expose aux fluctuations des prix et à la concurrence brutale du maraîchage intensif espagnol. Il ne s’agit pas de demander aux agriculteurs de se lancer dans le vide face à des marchés mondialisés. La solution est de créer un marché captif et sécurisé. La restauration collective est un puissant levier de commande. Écoles, crèches et foyers représentent un besoin annuel de centaines de tonnes de légumes. Cette demande existe. Elle dépend de la commande publique. La ville peut ainsi garantir aux maraîchers et aux bergers l'achat de leur production à un prix juste et contractuel qui leur permet de se projeter. Pour atteindre la taille critique nécessaire à la viabilité de ces outils de production, l'agglomération doit nouer des partenariats stratégiques avec d'autres institutions du territoire. En associant les besoins du centre hospitalier et ceux des lycées gérés par la Région, le volume de commande sécurise l'investissement. Ce facilitateur ne concurrence pas le monde agricole, mais il lui ouvre les portes d’un marché public, qui lui était jusqu’alors fermé par manque d'infrastructures de conditionnement. La terre agricole en friche et irrigable ne manque pas autour de Narbonne. Elle doit être libérée, pas pour les amis d’un adjoint, mais en direction de l‘utilité publique. La collectivité peut porter le foncier, moderniser les réseaux d’irrigation et déployer l’utilisation des eaux usées traitées. Au lieu de laisser cette ressource précieuse se perdre en mer, elle doit être redirigée par un réseau de canalisations vers nos plaines pour sécuriser l’irrigation du maraîchage et des cultures fourragères, indispensables à notre future filière laitière locale. C'est un projet de génie civil ambitieux, qui place Narbonne à l'avant-garde de l'adaptation climatique, en créant une boucle circulaire de l'eau entre la ville et sa ceinture nourricière. L'ingénierie hydraulique conditionne notre capacité à produire. Un maraicher produit des légumes bruts. Une cantine cuisine des légumes prêts à l'emploi. L’ambition d’une alimentation totalement locale pour les cantines narbonnaises, se heurte à l’absence d’outils de transformation primaire. Le chaînon manquant est ici physique et logistique. La création d’une structure dédiée à cette transformation constitue la réponse opérationnelle pour traiter les légumes, mais aussi pour relancer la filière de l’élevage. La production locale de yaourts et de produits laitiers transformés sur place, permettrait de recréer une économie pastorale dans notre arrière-pays. Ce projet dépasse le cadre du simple jardinage municipal. Il structure une filière économique complète. Il crée des emplois non délocalisables. Il rétablit une boucle vertueuse entre le producteur local et l'assiette de l'écolier. Et cette boucle est disponible pour se développer au-delà : pour répondre à la demande de ceux qui veulent utiliser leurs Cers pour s’alimenter localement. Au-delà de cet exemple alimentaire, la collectivité peut bâtir des filières dans tous les domaines techniques en utilisant ses leviers de commande et de foncier. La position de carrefour de Narbonne est pour cela un atout aujourd’hui sous-exploité qui doit devenir le moteur de notre réindustrialisation. Notre façade maritime et notre port en extension ne doivent plus être regardés comme des infrastructures étrangères ou de simples lieux de transit, mais comme le socle d'une nouvelle ambition productive. Nous pouvons transformer notre nœud logistique en un véritable atelier européen de maintenance et de transformation, pour enfin cesser de regarder passer les richesses sur nos autoroutes et nos rails sans jamais les capter. Laurent Fabas le 19/01/ 2026 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Jonquay 25 janv. Noté 5 étoiles sur 5. Merci pour cette analyse économique de Narbonne, hyper réaliste et bien articulée. Si bien que les outils à utiliser pour que la population défende sa dignité existent déjà et sont limpides. Il reste à s'en saisir. J'invite la gauche narbonnaise à sortir de ses poncifs, de ses oukases et de son ostracisme. Un vrai programme commun communal et dès le premier tour, les égos après. J'aime Répondre
- Un atelier "mobilités" de "Nous sommes Narbonne" | Le Clairon
Un atelier "mobilités" de "Nous sommes Narbonne" Vendredi 20 février, la liste « Nous sommes Narbonne » a consacré une nouvelle séance de travail en atelier à la question des mobilités à Narbonne. L’atelier a examiné une cinquantaine de propositions recueillies auprès des habitants et des usagers de la ville qui portaient sur : - Les différents modes de circulation : piétons, cyclistes et trottinettes, automobiles, transports en commun, dessertes par le train - La question des franchissements : cours d’eau et lignes de chemin de fer (ponts et passerelles et viaduc - La mise en action d’un plan piéton traitant le réseau piéton avec la même rigueur technique que le réseau routier - La question des accès aux école, de leur sécurisation et de leur sanctuarisation en vue de donner de l’autonomie aux enfants - La mise en place d’un plan vélo, considéré au-delà du simple loisir comme un système de transport à prendre en compte avec la même attention que l’aménagement et la gestion des autres modes de circulation - L’intégration de la circulation des trottinettes aux autres modes de déplacement - La question des transports en commun, le remodelage des trajets et la priorité accordée à leur circulation - L’adaptation de Narbonne à sa nouvelle fonction d’étoile ferroviaire, créée par la future ligne nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP) - La question des rodéos et des nuisance sonores liées au trafic mécanisé et à la mise en place d’une ingénierie contre l’impunité des transgressions et incivilités lmiées au bruit - La mise en place d’un éclairage urbain ″intelligent″ réactif et sécurisant - La végétalisation des rues, des places et des espaces non bâtis, pour constituer un « rempart contre les canicules » - La mise en place d’un urbanisme inclusif, visant à garantir une autonomie et un usage de la ville, accessible et sécurisée pour toutes les catégories d’habitants : seniors, parents, personnes à mobilité réduite, etc. Cet urbanisme s’appuiera sur l’expérience et le ressenti des usagers de la ville. La séance s’est achevée au terme de 3 heures 30 d’un travail intense d’analyse de l’ensemble des propositions. Les propositions retenues par consensus des présents, reprises et complétées le cas échéant, seront traduites et diffusées sous forme de fiches d’action et résumées sur des affiches. La rédaction du Clairon le 21 / 02 / 2026 ! Widget Didn’t Load Check your internet and refresh this page. If that doesn’t work, contact us.
- Au ciné : Dossier 137 | Le Clairon
Au ciné : Dossier 137 France - 115 minutes- Un film de Dominique Moll, scénario Dominique Moll et Gilles Marchand avec Léa Drucker Policiers anti-émeute (Image par jacqueline macou de Pixabay) On est en 2018 c‘est le moment des gilets jaunes. D’un côté il y a ceux de Saint Dizier, une petite famille, les Girard : la mère la fille, le fils et le fiancé de la fille…Ils sont gais, ils chantent, eux les « sans dents » les « gens qui ne sont rien », ils montent à Paris, là où ça se décide et montrer qu’ils existent. Ils sont nombreux. D’autres comme eux montent aussi à Paris, l’ambiance est à la fête, ils sont si nombreux qu’ils ne craignent rien : il faudra bien qu’on les écoute…. De l’autre il y a les flics, les consignes sont claires : pas question de foutre le bordel dans la start-up nation en devenir. Pour les flics aux diverses appartenance la chose est claire ils doivent stopper des manifestants, pas des individus dans leur singularité. Juste une masse dont on peut tout attendre. Ce sont donc des manifestants qu’ils coincent dans une ruelle près des Champs Elysée où ça chauffe et pas le fils Girard et le fiancé de sa sœur qui essayent de fuir la manif qui a mal tourné. Ils pointent leurs 2 « Lance flash ball » sur les manifestants qui s’enfuient et tirent en même temps. L’un des « salopards » s’écroule la tête fracassée l’un des 2 tireurs donne un coup de pied au corps allongé, c’est toujours ça de pris et ça lui apprendra ! Le fils Girard est très gravement touché, il survivra par miracle avec d’importantes séquelles neurologiques… à vie… Sa mère porte plainte, l’IGPN, la police des polices est saisie, l’enquête est confiée à une inspectrice Stéphanie (Léa Drucker excellente), une ancienne des stups, divorcée d’un flic et mère d’un ado. Elle aussi est de Saint Dizier où ses parents vivent encore dans des conditions analogues aux Girard qu’ils connaissent… A mon sens c’est là que se situe le ressort du film. S’y confrontent des gens qui se ressemblent, mais qui vivent chacun une réalité différente du fait de la place que la société leur assigne. Stéphanie avec ses parents qui vivent à saint Dizier, avec son ex qui ne comprend ps son acharnement à démasquer des collègues, les policiers démasqués qui ne voient pas en quoi ils ont fauté puisqu’ls ont fait leur boulot…L’enquête se déroule dans un carrousel d’affects qui finalement se fracassent sur la raison d’Etat : il n’y a pas eu de bavure puisque des 2 tireurs de flash ball on ne sait pas lequel a atteint la victime ! Il n’y a pas eu de bavure : comment pourrait-il en être autrement alors que pour les ministres de l’intérieur, patrons de la police les bavures n’existent pas ! Le film de Dominique Moll, magnifiquement mis en scène et monté, à partir d’un scénario tout en nuances, n’est pas à charge, il montre juste des choses que chacun perçoit selon ses affects. Un film à voir absolument ! Anaximandre pour le Clairon de l’Atax le 19/11/2025 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Vers la crise ? | Le Clairon
Vers la crise ? La France, engluée dans des batailles à court terme, menées dans un cadre institutionnel en décomposition, semble en manque de réflexion prospective. S’il est un domaine qui implique nécessairement cette réflexion c’est bien l’écologie, or la régression des préoccupations écologiques se remarque partout : dans les politiques actuellement menées en France, en Europe, dans le Monde. A défaut d’une pensée prospective qui se concrétise dans la durée, nous sous cramponnons aux mantras de la politique de l’offre, que les uns célèbrent et les autres rejettent. L’horizon politique semble limité à un terme de quelques années et même à cette échéance la planification, lorsqu’elle existe, vacille parfois dans son exécution entre des mesures contradictoires. La période est partout à l’incertitude, en France on en est à la stagnation et notre économie s’en ressent, C’est d’ailleurs ce ″climat″ qui chez nous permet à la droite et à l’extrême droite de faire leurs choux gras en promettant le retour à un ordre social « bleu blanc rouge ». Sommes-nous en cela si différents des hordes américaines gavées d’évangélisme MAGA ? En matière d’économie les clignotants virent au rouge : Il n’est pas sûr que nous sachions tirer les leçons des crises passées. Près de 18 ans après la crise dite des « subprimes » qui a entraîné une grande récession de l’économie mondiale, il semble que nous soyons proches de l’éclatement d’une nouvelle bulle financière. Cette fois il ne s’agit plus de l’immobilier USA, mais des nouvelles technologies et particulièrement de l’IA (Intelligence artificielle). Dans ce domaine, le capitalisme technologique ″made in USA″ a mobilisé des sommes énormes dans des projets inovants, qui se comptent en milliers de milliards de dollars et dont tous ne s’avèreront pas rentables. Pour certains, c’est déjà le cas. Les analystes d’institutions financières réputées ″sérieuses″, comme la BCE, la BRI ou la FED (*) alertent sur une montée dangereuse des risques pris par les investisseurs et le système bancaire. Même pour des grandes entreprises US, leaders mondiales de la « tech », leur autofinancement ne suffit plus pour assurer les investissements pharaoniques déclenchés par la frénésie qui accompagne cette nouvelle rupture technologique de l'IA. Il s’agit de ne pas rater le train : alors quand l’autofinancement ne suffit pas, on emprunte. Si le coup s’avère gagnant, le service de la dette contractée est tolérable ; si c’est un "flop" c’est autre chose. De plus, dans l’écosystème de la tech, les financements sont souvent croisés. La faiblesse de l’un peut entrainer des réactions en chaîne… Mais un autre marché connait lui aussi une importante montée des risques : il s’agit du marché des dettes publiques. Les dettes souveraines, c’est-à-dire les engagements pris par les Etats, semblent constituer des actifs sûrs et leur émission, qui est en progression, attire en plus des organismes bancaires habituels, de nouveaux acteurs financiers comme des assureurs, des fonds de pension, mais aussi des fonds spéculatifs qui souvent recourrent à l'emprunt auprès des banques pour acquérir de la dette souveraine. Ainsi le risque pris par les banques est doublé, alors que la politique de baisse des taux d’intérêt voulue par Trump (contre l’avis du président de la FED) a semé le doute chez les investisseurs quant à la capacité des USA à maintenir la valeur de leurs obligations publiques ! Tandis que les risques de récession augmentent, les systèmes d’encadrement du risque bancaire s’affaiblissent Face à cette montée des risques liés à la bulle IA et au marché des dettes publiques (surtout le marché US dans le contexte actuel), la question de la capacité des banques à éponger des pertes importantes inquiète les autorités financières. Cette inquiétude est d’autant plus forte que les systèmes d’encadrement des risques pris par les banquiers et les financiers internationaux sont actuellement dérégulés par les pouvoirs politiques (alors que ceux-ci les avaient renforcés après la crise de 2008). Ce système d’encadrement qui s’appuie sur des normes internationales (cf. : convention Bâle 3 et directives européennes) impose entre autres des niveaux de fonds propres et des réserves de liquidités. Or, depuis le retour de Trump à la présidence, les Etats-Unis sont rentrés dans une phase de dérégulation et les effectifs des agences fédérales de supervision et de régulation ont été réduits de 30 %. Dans ce nouveau contexte politique, les banques n’auront plus à augmenter leurs fonds propres en fonction de la situation et le rapport entre le capital détenu et les risque pris pourra même diminuer. Cette augmentation de la prise de risque des banques dans une période de bulle financière, s’accompagne de l’arrivée de nouveaux facteurs de risque, suite à la politique de Trump qui vise à développer des marchés volatiles et difficiles à contrôler liés aux cryptomonnaies. Dans ce qui ressemble à une fuite en avant de la politique économique menée par Trump, l’occurrence d’une crise majeure de l’économie américaine devient possible. Pour l’Europe qui ne pourrait qu’être entrainée par une crise financière US, les discours sont contradictoires. D’un côté des responsables d'institutions de régulation affirment qu’il n’est pas question de déréguler, de l’autre la BCE suivie par le Royaume Uni se sont engagés à assouplir les contraintes en capital imposées aux banques… Du côté de la Russie, l’économie ne se porte pas bien, le pays subit une inflation sévère qui cumule inflation par la demande et inflation par les coûts et ce sont les 145 milliards d annuels du budget de la défense qui constituent le moteur de son économie… l’arrêt de cette manne injectée dans l’économie, risque à court terme de déboucher sur un chaos financier avec une forte baisse du pouvoir d’achat des citoyens. Pour la Chine, le ralentissement de la croissance semble se poursuivre et les objectifs officiels d’un PIB à 5% n’on pas été atteints. Avec une consommation intérieure qui stagne, une déflation persistante, un marché immobilier toujours en crise, le « plus grand atelier du monde » peine à écouler sa production, freiné par les droits de douane et les restrictions imposés par Trump et autres. C’est dans ce contexte mondial instable qu’il faut évaluer les risques et les développements d’une éventuelle crise, provoquée par une défaillance de la finance américaine, pour laquelle Trump semble jouer le rôle de boute feu. Sa politique arrogante de prédation, visant à s’emparer de ressources hors du territoire actuel des Etats-Unis, peut se comprendre comme une tentative de compenser la fragilité économique actuelle des USA. Elle ne peut que se renforcer, si des signes d’affaiblissement de l’hégémonie des USA se confirmaient. Dans ce cas, les ingrédients seraient réunis pour passer d’une crise financière mondiale à un conflit armé généralisé. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 17/01/2026 (*) BCE = Banque Centrale Européenne ; BRI = Banque des Règlements internationaux ; FED = Réserve Fédérale des Etats Unis = Banque centrale comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons | Le Clairon
Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons Nous poursuivons nos expériences d'une cuisine simple, bio et sans produits ultra-transformés Bien fait et vite fait mais mauvaise photo (photo HR) IIngrédients pour 2/3 personnes : 3 gros poireaux (le blanc) 1 oignon 3 belles gousses d’ail 3 petites pommes de terre 2-3 tranches de poisson (cabillaud, saumon, colin, lieu noir…) 1-2 citrons jaunes Huile, beurre Sel, poivre Préparation : Dans 1 cocotte faire revenir dans un mélange huile et beurre l’oignon coupé en petits morceaux et les gousses d’ail coupées finement Ajouter les poireaux qui auront été coupés en rondelles et faire fondre le mélange dans la cocotte recouverte de son couvercle Disposer les pommes de terre coupées en quartiers autour de la fondue de poireaux et poser sur celle-ci les tranches de poisson et les laisser cuire doucement environ 15 à 20 mn (feu très doux) et les garnir enfin avec quelques tranches de citron. Servir dans des assiettes chaudes Bon appétit ! comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- « Nous sommes Narbonne » rencontre des animateurs du Collectif citoyen santé de Narbonne | Le Clairon
« Nous sommes Narbonne » rencontre des animateurs du Collectif citoyen santé de Narbonne Cette prise de contact s’inscrit dans une démarche de consultation par "Nous Sommes Narbonne" des principaux acteurs de la vie locale. Ce mardi 20 janvier 2026, Laurent Fabas, candidat aux municipales 2026 a rencontré, entouré de quelques membres de la liste « Nous Sommes Narbonne » (NSN) , Lucette Comeil, Annie Marin et Jean Pierre Maisterra, du Collectif citoyen santé de Narbonne. Cette prise de contact s’inscrit dans une démarche de consultation par NSN des principaux acteurs de la vie locale. Le diagnostic du Collectif sur la qualité de l’accès aux soins à Narbonne diffère de celui de l’ARS, (l’Agence Régionale de Santé). Si l’ARS considère que le nombre de médecins traitants est suffisant, eu égard à la population, le collectif remarque que selon les chiffres officiels 6000 personnes n’en ont pas. Il considère que le mode de calcul des besoins en médecins doit tenir compte de la mobilité des personnes où la dimension relationnelle de la relation médecin / patient joue un rôle significatif. Ainsi telle personne qui a migré hors de Narbonne continue à consulter son médecin traitant à Narbonne, et inversement, telle personne de la périphérie, dépourvue d’environnement médical, vient consulter à Narbonne. Par ailleurs le Collectif citoyen santé de Narbonne juge inopérantes les mesures actuelles proposées par les institutions officielles et par le gouvernement et dénonce la mise en place du dispositif « France Santé » comme un « nouveau truc » visant à faciliter le transfert aux départements de la responsabilité de l’accès aux soins. Le collectif se dit prêt à participer avec la future municipalité, issue des élections de mars 2026, à toute démarche constructive et démocratique visant, dans le court terme comme dans le long terme, à la création d’une structure de santé polyvalente à caractère public. A la fin de deux heures d’échanges riches et intéressants portant à la fois sur le diagnostic de la situation narbonnaise et sur des propositions et des pistes d’action, Laurent Fabas et ses coéquipiers.ères ont remercié les représentants du Collectif citoyen santé de Narbonne dont les apports seront utiles à la construction des propositions de NSN en matière de santé publique. La rédaction du Clairon de l’Atax le 21/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.












