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- Communiqué de presse : le 1er mai 2026 à Narbonne | Le Clairon
Communiqué de presse : le 1er mai 2026 à Narbonne Après le succès historique de l'édition 2025 pour faire barrage à l’extrême droite, le Collectif 1er mai de Narbonne donne un nouveau rendez-vous ce 1er Mai 2026. Au programme, après la manifestation syndicale le matin, des concerts, des conférences et un grand village des luttes associatives et politiques de 12h à 19h au Palais des Sports, des Arts et du Travail et dans les jardins de la Bourse du Travail. Images du Collectif 1er mai Il y a un an, la menace se tenait à nos portes. Le Rassemblement National avait annoncé sa volonté de faire de Narbonne le théâtre de sa démonstration de force, espérant transformer notre ville en une nouvelle vitrine de son idéologie. Nous avons refusé cette fatalité. Sans attendre, habitantes, habitants, syndicats, associations et artistes ont uni leurs forces. Ce sursaut a pris la forme d’un événement inédit. Près de 8000 personnes se sont retrouvées, entre la remarquable manifestation syndicale du matin et le foisonnant village des luttes de l’après-midi. Nous avons opposé à leur meeting national fermé la ferveur d’une place publique ouverte, solidaire et joyeuse. Aujourd'hui, nous constatons avec une profonde satisfaction que le Rassemblement National a échoué à s'ancrer ici. Pourtant, un simple regard sur la carte de notre région interdit tout repos. À Béziers et Perpignan s'ajoutent désormais Carcassonne, Castres, Agde... L’extrême droite tisse sa toile, encerclant notre territoire. Cette géographie politique rappelle une évidence : la bataille culturelle contre les idées de rejet et de haine ne fait que commencer. Si notre 1er Mai 2025 fut une riposte, une réaction d'urgence face à une agression symbolique, notre 1er Mai 2026 sera une affirmation. Nous passons de la résistance à la construction. Pour faire face à une extrême droite qui prospère sur le repli identitaire et le cloisonnement des peuples, le Collectif a choisi de placer cette journée sous le signe de l’Internationalisme. Fidèles à nos pratiques autogérées, nous ne recevons de consignes de personne. Nos décisions naissent de nos assemblées. Le 1er mai prochain, nous retournerons au Palais du Travail. Nous commencerons notre journée dans la rue, aux côtés des syndicats, pour défendre nos conquis sociaux. Puis, le Palais du Travail et ses jardins redeviendra ce carrefour vivant où s'entremêlent débats politiques de fond, cantines solidaires et scènes musicales effervescentes. Le Programme de l'après-midi (12h 19h) : · Un Village des luttes : près de 30 stands réunissant les forces militantes locales, nationales et internationales. · Cantines Solidaires & Buvette locale : espaces de restauration proposant des repas solidaires et des produits locaux. · 6 Tables Rondes et Débats (14h - 19h) : des intervenants venus du monde entier (Syrie, Soudan, Chili, Kurdistan...) pour aborder : L'Internationalisme par le bas, Les actions féministes et de solidarité internationale (Iran, Rojava, Amérique latine...), L'Immigration, Guerre et impérialisme, Le colonialisme à la française, et la Solidarité internationale. · 2 Scènes Musicales (13h - 19h) : Massilia Reggae Club, Laurent Cavalier, Mc du Midi, Le Chiffon rouge, Happy lazy, Pitch Up, Lobo El & Otchei, Rap ABP et Camille en Bal. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui refusent l'isolement, qu'ils vivent à Narbonne ou dans les villes voisines aujourd'hui gouvernées par l'extrême droite, à nous rejoindre. Face à leur monde de murs et de peurs, nous continuerons de bâtir le nôtre : un monde de ponts, de solidarité, et de joie tenace. Le collectif 1er mai Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Narbonne, inventer les filières de demain | Le Clairon
Narbonne, inventer les filières de demain Quel avenir économique pour Narbonne ? Narbonne le centre (image Pixabay) Le temps est aux municipales, à Narbonne comme ailleurs. Dans le brouillard grisâtre des promesses convenues qui émanent des diverses candidatures partisanes, il nous semble que les propositions de Laurent Fabas, candidat de la liste « Nous sommes Narbonne, démocratique et populaire », tranchent par la qualité du diagnostic posé sur l’économie narbonnaise, le sérieux et la fiabilité des propositions argumentées faites aux Narbonnais. La rédaction du Clairon Narbonne est une énigme pour qui se contente de regarder les cartes postales ou les rapports de l'INSEE. D’un côté, notre attractivité ne se dément pas. De nouveaux habitants arrivent chaque année, le soleil attire les capitaux, et nos infrastructures de transport nous placent théoriquement au centre de gravité du Sud de la France. De l’autre, la réalité sociale grince. Le taux de pauvreté stagne autour de 20%. Le centre-ville lutte pour sa survie commerciale. La jeunesse diplômée s’exile faute de perspectives. L’attractivité n’est pas un projet politique, il s’agit d’un flux. Narbonne ne sait pas la canaliser. Son économie est une passoire. La valeur ajoutée est captée par des réseaux de rente locaux puis immédiatement évacuée vers l'extérieur. L’économie de la passoire L’économie narbonnaise repose sur un socle de transferts sociaux et de revenus de subsistance qui masque l’absence d’appareil productif propre. La prolifération des services de proximité, des enseignes de restauration rapide et des commerces de confort ne constitue pas un développement, mais une simple redistribution circulaire de richesses exogènes. Les pensions de retraite, les dépenses des touristes, les prestations sociales et les salaires de la fonction publique forment l’essentiel du carburant local. Cet argent circule brièvement entre le résident et le boutiquier avant de quitter définitivement le territoire pour rejoindre les centrales d’achat des grands distributeurs, les sièges sociaux des franchises nationales, ou le compte en banque lointain d’un propriétaire. Dans ce schéma, il y a des gagnants. Les banques, les études notariales et les conseils juridiques ont opéré une mutation stratégique vers la gestion de la rente foncière suite à l’affaiblissement du moteur viticole. Le sol agricole est transformé en actif immobilier. Le Plan Local d'Urbanisme ne sert plus ici une vision de la cité, mais fait office de mécanisme de création de valeur artificielle. L'acte administratif qui rend une parcelle constructible génère une plus-value immédiate, captée par un cercle restreint de promoteurs et d'intermédiaires, avocats et agents immobiliers. Si ces profils sont surreprésentés dans le paysage politique local, c’est parce que cette alliance entre la décision publique et les professions libérales du foncier constitue le véritable projet politique du territoire. L’étalement urbain, présenté comme une réponse à l’attractivité, représente en réalité une subvention déguisée à l'économie de la rente. La collectivité engage ses finances dans l'entretien futur de réseaux et d'équipements pour des lotissements qui ne produiront jamais aucune richesse autre que celle, unique, de leur transaction initiale. Ce modèle de développement par la pierre fige les capitaux locaux dans des actifs improductifs au lieu de les orienter vers la création d’emplois. Les prix de l’immobilier augmentent, les salaires stagnent. Les inégalités explosent. Les jeunes générations sont étouffées. Le secteur touristique illustre parfaitement cette industrie de l’extraction. Les volumes de fréquentation sont impressionnants, alors que le multiplicateur économique local demeure dérisoire. Narbonne offre son cadre de vie et assume la charge des externalités négatives comme l’usure des réseaux, la congestion de la circulation, la gestion des déchets ou les services de sécurité. La valeur ajoutée réelle s’échappe vers des plateformes de réservation américaines et des groupes hôteliers financiarisés. La ville s'appauvrit en réalité à mesure qu’elle reçoit, faute d’outils capables de sédimenter la marge sur son propre sol. Cette dépossession économique se double d'une érosion préoccupante de la compétence technique au sein même de nos institutions. Narbonne est devenue une ville-coquille qui a progressivement délégué sa capacité de penser et de concevoir. Le recours systématique à l’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage pour chaque étude stratégique, chaque grand projet urbain ou chaque réflexion sur les flux, signe un abandon de souveraineté locale. L’Agglomération ou la ville achète à prix d’or une intelligence standardisée auprès de cabinets de conseil lointains qui dupliquent des solutions hors-sols. Cette perte d’ingénierie interne empêche la constitution d’une mémoire administrative et d’une vision technique autonome. Elle place la puissance publique en position de faiblesse structurelle face aux grands concessionnaires de services urbains. Faute de cadres capables de contester les modèles économiques imposés par les géants de l’eau, des déchets ou de l’énergie, la collectivité subit des contrats qui assèchent ses marges de manœuvre. Parallèlement, le territoire exporte ses propres diplômés, faute de structures de haute technicité capables de les absorber. Ce déficit commercial de l’intelligence est sans doute la fuite la plus grave pour l’avenir de la cité. Le constat d'une ville qui se vide de sa substance sous un vernis de croissance démographique impose une remise en question totale de nos outils de gestion. Narbonne ne peut plus se permettre d'être l'hôte passif de flux qui l'appauvrissent. La sortie de l'économie de la passoire exige de briser le cercle de la rente immobilière et de reprendre en main les leviers de l'ingénierie et du droit. Construire une économie circulaire locale Vouloir conserver la valeur sur un territoire n’a rien d’un concept novateur. Il nécessite la création de nouveaux organes économiques, capables d'occuper les espaces délaissés par un marché local prisonnier de ses habitudes. Le premier outil de la collectivité est la commande publique. Il faut commencer par la penser différemment. Elle ne doit plus être une simple dépense de fonctionnement, mais un acte d'investissement dans notre propre souveraineté. Le droit de la commande publique regorge d’outils inexploités pour devenir un levier de structuration industrielle. La clause carbone est la plus connue, elle permet par exemple de sélectionner des entreprises de proximité. Mais il existe aussi des réglages plus subtils, comme le choix d’une taille de marché correspondant aux acteurs locaux. Ce genre de pratiques permet, pour commencer, de ne pas les exclure au profit de grands groupes nationaux. Il est également possible, sous conditions, de réserver certains marchés à des structures de l’économie sociale et solidaire. La Société Coopérative d’Intérêt Collectif représente à cet égard le véhicule juridique le plus abouti, car elle permet d’associer au capital la collectivité les producteurs les salariés et les usagers. Ces structures peuvent capter l'abondance des appels à projets et des financements de l’Europe, de l'État ou de la Région qu'une administration classique ne saurait saisir avec la même réactivité. L’ingénierie réside ici dans la rédaction des statuts qui doivent intégrer des principes de ″sourcing local″ et surtout l'acceptation préférentielle du Cers qui est notre monnaie locale. Ce verrouillage statutaire crée un automate du circuit court qui rend inutile toute intervention politique ultérieure pour garantir le localisme de l'action. Une fois la structure lancée, son objet social lui interdit de céder aux sirènes des fournisseurs lointains ou de la remontée de dividendes financiers. Tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire n’agissent pas dans le champ concurrentiel. D’autres doivent être conçues comme des facilitateurs systémiques. Tel est le cas des Entreprises à But d'Emploi qui s’inscrivent dans le cadre de l'expérimentation « territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) dont 70 % des salaires sont financés par un programme de l’État. Elles peuvent occuper une fonction de service public industriel et commercial dont la rentabilité ne s’évalue pas à leur propre bilan comptable, mais aux bénéfices qu’elles génèrent pour le reste de l’écosystème territorial. Un tel acteur se positionne hors du champ concurrentiel pur, car il rend des services dont le coût de revient serait prohibitif pour une entreprise isolée, mais dont l’absence paralyse toute une filière. Qu’il s’agisse d’une plateforme logistique ou d’un centre de maintenance partagé, ces structures abaissent les barrières à l’entrée des entrepreneurs locaux. En assumant les investissements lourds que le secteur privé délaisse, la collectivité crée un environnement favorable où les structures du champ concurrentiel peuvent enfin prospérer et se développer sur le territoire. Le réarmement productif ne serait pas complet sans un instrument de protection de la liquidité locale. Le Cers, la monnaie locale complémentaire du Narbonnais, doit sortir de sa dimension militante pour devenir un pilier de notre stratégie de souveraineté. L’idée est simple, lorsqu’un agent économique détient un moyen de paiement, il va se fournir préférentiellement chez des agents qui l’acceptent pour s’épargner les frais de change au taux de : un Cers pour un Euro. Détenir des Cers pousse à consommer local, et cette inclination se transmet avec la monnaie. Le rôle de la collectivité dans une monnaie locale qui réussit, est de mettre ces Cers en circulation. Elle peut verser des primes à ses agents en monnaie locale sur la base du volontariat, ou mettre en place un programme de ″cashback″dans des commerces partenaires, en donnant des Cers pour chaque achat à la manière d’un bon de fidélité territorial. Les résidents, comme les touristes ont alors dans les poches un moyen de paiement qui n’est utilisable que sur le territoire. La collectivité peut aussi favoriser l’acceptation de la monnaie. Lorsque les associations subventionnées et les délégataires de service public acceptent la monnaie locale, un débouché naturel est créé, ancrant cet outil dans le paysage. Le délégataire qui gère l'eau ou les transports doit être contraint d'accepter notre monnaie locale, ce qui force la circulation de la richesse au sein de notre tissu économique. Chaque unité de Cers circule plus fréquemment et plus rapidement au sein du tissu narbonnais qu’un euro classique, ce qui augmente mécaniquement l’activité économique globale sans injection de capital supplémentaire. Cette étanchéité monétaire assure que l’effort consenti par la commande publique pour créer des filières locales ne profite pas à des intérêts financiers extérieurs. Maîtriser le foncier La maîtrise du sol constitue la condition première de toute politique de réarmement industriel et agricole. À Narbonne comme ailleurs, le foncier n’est pas une marchandise neutre mais la matière première de notre autonomie. Créer des outils productifs et des circuits monétaires étanches est inutile, si le Plan Local d’Urbanisme continue de privilégier la rente résidentielle au détriment de l’activité réelle. À Narbonne, le risque d’inondation et le choix de protéger nos espaces naturels ont formé une limite bien avant que la loi n’impose comme objectif la fin de l’artificialisation nette des sols. Jusqu’à présent la croissance narbonnaise s’est faite par la facilité de la consommation d’espaces naturels pour construire des lotissements dont le rendement fiscal est illusoire face aux coûts de gestion des réseaux et des services publics. Chaque hectare encore disponible doit être considéré comme un actif stratégique pour la souveraineté du territoire. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de gaspiller nos dernières réserves foncières pour de la promotion immobilière de confort, alors que nous manquons de surfaces pour implanter nos ateliers. Le document d'urbanisme, qui doit être révisé doit acter le passage d'une gestion de flux résidentiels à une gestion de stocks productifs. La création des structures de l’économie sociale et solidaire nécessite une protection réglementaire absolue du foncier économique. Le marché, laissé à lui-même, poussera toujours vers l’usage le plus rentable à court terme. Si nous voulons que nos entreprises productives puissent s'installer, elles doivent avoir accès à un foncier dont le prix est déconnecté de la spéculation résidentielle. Cela peut se faire par des servitudes intégrées dans le règlement d’urbanisme, et en transférant la propriété foncière d’actifs stratégiques à des structures dont l’objet est de les protéger de la spéculation immobilière. La mise en œuvre d’un tel urbanisme de production se heurtera inévitablement aux réseaux d'influence qui prospèrent sur le modèle actuel. Le tout résidentiel est une impasse financière pour la collectivité. Les taxes perçues sur les nouveaux habitants ne couvrent jamais les investissements nécessaires en écoles en voiries et en équipements publics. À l’inverse l’implantation d’activités productives sur un foncier maîtrisé, génère une richesse réelle et des emplois stables qui consolident la base économique du territoire. La défense du foncier industriel est donc la véritable politique de défense du pouvoir d'achat des Narbonnais, car elle garantit la pérennité de notre modèle social local. L’urbanisme est la traduction spatiale d’une vision du monde. En laissant le marché dicter l’usage de notre sol, nous acceptons la disparition programmée de notre potentiel d’autonomie au profit d’une fonction de cité dortoir pour touristes et retraités. Notre territoire possède tous les atouts pour redevenir une place forte de la production et de l’échange à condition de cesser de consommer notre avenir pour simplement loger notre présent. Commencer par l’autonomie alimentaire Narbonne ne produit pas ce qu'elle mange. Notre territoire viticole excelle dans la vigne mais a délaissé le reste pendant longtemps. La vigne a reculé. Elle ne reviendra pas. Nous dépendons presque totalement des camions venus d'Espagne ou d'ailleurs pour nos produits frais. Cette dépendance constitue une faiblesse stratégique majeure. Elle nous expose aux fluctuations des prix et à la concurrence brutale du maraîchage intensif espagnol. Il ne s’agit pas de demander aux agriculteurs de se lancer dans le vide face à des marchés mondialisés. La solution est de créer un marché captif et sécurisé. La restauration collective est un puissant levier de commande. Écoles, crèches et foyers représentent un besoin annuel de centaines de tonnes de légumes. Cette demande existe. Elle dépend de la commande publique. La ville peut ainsi garantir aux maraîchers et aux bergers l'achat de leur production à un prix juste et contractuel qui leur permet de se projeter. Pour atteindre la taille critique nécessaire à la viabilité de ces outils de production, l'agglomération doit nouer des partenariats stratégiques avec d'autres institutions du territoire. En associant les besoins du centre hospitalier et ceux des lycées gérés par la Région, le volume de commande sécurise l'investissement. Ce facilitateur ne concurrence pas le monde agricole, mais il lui ouvre les portes d’un marché public, qui lui était jusqu’alors fermé par manque d'infrastructures de conditionnement. La terre agricole en friche et irrigable ne manque pas autour de Narbonne. Elle doit être libérée, pas pour les amis d’un adjoint, mais en direction de l‘utilité publique. La collectivité peut porter le foncier, moderniser les réseaux d’irrigation et déployer l’utilisation des eaux usées traitées. Au lieu de laisser cette ressource précieuse se perdre en mer, elle doit être redirigée par un réseau de canalisations vers nos plaines pour sécuriser l’irrigation du maraîchage et des cultures fourragères, indispensables à notre future filière laitière locale. C'est un projet de génie civil ambitieux, qui place Narbonne à l'avant-garde de l'adaptation climatique, en créant une boucle circulaire de l'eau entre la ville et sa ceinture nourricière. L'ingénierie hydraulique conditionne notre capacité à produire. Un maraicher produit des légumes bruts. Une cantine cuisine des légumes prêts à l'emploi. L’ambition d’une alimentation totalement locale pour les cantines narbonnaises, se heurte à l’absence d’outils de transformation primaire. Le chaînon manquant est ici physique et logistique. La création d’une structure dédiée à cette transformation constitue la réponse opérationnelle pour traiter les légumes, mais aussi pour relancer la filière de l’élevage. La production locale de yaourts et de produits laitiers transformés sur place, permettrait de recréer une économie pastorale dans notre arrière-pays. Ce projet dépasse le cadre du simple jardinage municipal. Il structure une filière économique complète. Il crée des emplois non délocalisables. Il rétablit une boucle vertueuse entre le producteur local et l'assiette de l'écolier. Et cette boucle est disponible pour se développer au-delà : pour répondre à la demande de ceux qui veulent utiliser leurs Cers pour s’alimenter localement. Au-delà de cet exemple alimentaire, la collectivité peut bâtir des filières dans tous les domaines techniques en utilisant ses leviers de commande et de foncier. La position de carrefour de Narbonne est pour cela un atout aujourd’hui sous-exploité qui doit devenir le moteur de notre réindustrialisation. Notre façade maritime et notre port en extension ne doivent plus être regardés comme des infrastructures étrangères ou de simples lieux de transit, mais comme le socle d'une nouvelle ambition productive. Nous pouvons transformer notre nœud logistique en un véritable atelier européen de maintenance et de transformation, pour enfin cesser de regarder passer les richesses sur nos autoroutes et nos rails sans jamais les capter. Laurent Fabas le 19/01/ 2026 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Jonquay 25 janv. Noté 5 étoiles sur 5. Merci pour cette analyse économique de Narbonne, hyper réaliste et bien articulée. Si bien que les outils à utiliser pour que la population défende sa dignité existent déjà et sont limpides. Il reste à s'en saisir. J'invite la gauche narbonnaise à sortir de ses poncifs, de ses oukases et de son ostracisme. Un vrai programme commun communal et dès le premier tour, les égos après. J'aime Répondre
- Corbières : Ne choisissons pas le désert | Le Clairon
Corbières : Ne choisissons pas le désert Le département de l’Aude vient de lancer un appel d’offres pour la maîtrise d’œuvre de l’immense chantier que constitue le traitement des zones brûlées l’incendie des Corbières en août 2025. Il s’agit de la collecte des bois brûles, de leur exploitation, du réaménagement et de la sécurisation des secteurs impactés. Cette opération a été cadrée par un arrêté préfectoral du 9 mars 2026 la déclarant « d’intérêt général et d’urgence » (DIGU). Mais est-ce la bonne méthode qui a été choisie ? Corbières calcinées (IPhoto LF) Huit mois après le brasier, l'odeur âcre de la sève brûlée a fini par quitter les vallées des Corbières. Le vent de Cers a balayé les cendres. Les pouvoirs publics ont spectaculairement accouru au chevet des vignerons sinistrés et ont arrosé les souches calcinées de chèques de secours pour maintenir l'économie locale sous perfusion. La crise structurelle est toujours là. La vigne recule. Les broussailles préparent déjà silencieusement le combustible des futurs enfers estivaux. Loin des grands domaines agricoles, notre massif se caractérise par ses petites unités foncières. Une multitude de parcelles minuscules témoignent du temps où nos ancêtres ont conquis les garrigues à la recherche de subsistance. Ils n’avaient alors que leur dos pour porter les pierres et dessiner notre paysage pour les siècles à venir. Ce foncier rocailleux et pentu ne présente aucune valeur marchande. Leurs héritiers ont souvent quitté les Corbières ou n’ont parfois jamais su où se trouve leur héritage. Pourtant ces lopins de terre incarnent pour beaucoup l'attachement aux racines familiales. Ces petits propriétaires contemplent leurs pins noircis avec angoisse. Ils ignorent totalement comment financer un nettoyage hors de prix. Une bataille feutrée se joue aujourd'hui autour de ces lopins de terre. Le Conseil Départemental a dégainé un outil d’exception, une ″Déclaration d'Intérêt Général d’Urgence″ . Cette procédure autorise l'administration à pénétrer sur une propriété privée sans aucun accord préalable pour y abattre les arbres morts et vendre la biomasse pour financer ses politiques publiques dans un contexte de budget exsangue. Pourtant, certains propriétaires forestiers avaient ébauché une autre option, une ″Association Syndicale Libre de gestion Forestière″. Cette structure vise à rassembler les détenteurs de ces confettis fonciers. Elle permettrait de mutualiser les chantiers forestiers et de conserver le contrôle des coupes et de leurs revenus. Les Corbières ressemblent désormais à un immense gâteau calciné prêt à la découpe. Après le festin, pendant un certain temps, le massif sera sécurisé car un désert ne brûle pas. Puis il sera recolonisé par les pins d’Alep et le cycle recommencera. La Confédération Paysanne plaide pour un autre avenir. Le syndicat agricole supplie les autorités de broyer le bois sur place pour nourrir des sols méditerranéens gravement menacés par l'érosion et dont l'épuisement rend illusoire toute valorisation agricole après la vigne. Car il existe une alternative au désert, la reconquête agricole. Celle-ci nécessite de briser le verrou du morcellement. La coopérative agricole d’intérêt collectif Graines Équitables propose une méthode en s’appuyant sur d’importantes subventions d'État. Cette structure ambitionne d'effacer les friches carbonisées ou carbonisables pour y semer des céréales en gérant collectivement la terre. Les fausses bonnes solutions : lorsque l’illusion comptable cache l’erreur économique et environnementale Le Conseil Départemental affronte une équation budgétaire redoutable. Sécuriser les immenses étendues carbonisées exige des millions introuvables. En réponse, l'administration a conçu une stratégie ingénieuse pour agir tout en allégeant la pression sur les finances publiques. La Déclaration d'Intérêt Général d’Urgence permet d'aller vite. Aucune enquête publique n’est requise, les propriétaires apprennent le projet quand la décision est déjà arrêtée par le préfet. La collectivité rase les versants pour vendre la biomasse et rembourser le coût des travaux. La filière du bois énergie récupère logiquement une matière première abondante et utile. La manœuvre allie une brillante efficacité comptable et une protection immédiate contre les futurs brasiers. Il convient néanmoins de questionner la pensée écologique, au sens scientifique du terme, qui sous-tend cette politique. Le sol dénudé sera la proie de l’érosion alors que la matière organique péniblement produite en quelques décennies sera exportée et ne contribuera donc pas à l’amélioration du potentiel agronomique des Corbières. Le Département choisit la désertification, il choisit d’accompagner le déclin et bientôt l’exode. Le montage en lui-même est juridiquement très fragile. Le Département s’est donc fendu d’une lettre invitant les propriétaires que ce nettoyage gratuit ne satisferaient pas, à prendre leurs dispositions. L'Association Syndicale Libre de Gestion Forestière des Corbières propose un autre modèle de répartition de la richesse. Certains propriétaires fonciers préfèrent encaisser le fruit de la coupe plutôt que de renflouer les caisses du Département. Tel est le cas de communes qui réalisent soudainement la valeur insoupçonnée de leurs propres parcelles ravagées. La loi impose des devoirs stricts d'entretien et de régénération aux détenteurs fonciers, le choc des incendies et parfois la lettre du département a fait prendre conscience à certains de leurs obligations. Ces milliers de citoyens sont incités à trouver des moyens financiers pour assumer une telle charge. Certains héritiers éloignés saisiront fatalement l'opportunité pour empocher un chèque rapide et continueront à se désintéresser de leurs collines. L'appât du gain immédiat déclenche néanmoins un mouvement de collectivisation inespéré et salvateur. Ce rassemblement foncier est de nature à sortir enfin ces minuscules lopins de leur abandon historique. L'outil de gestion collective pourrait ensuite dessiner un véritable avenir sylvicole pour les Corbières. Le projet peut être rejoint et quitté librement. Son horizon est le gain qui trouvent ses sociétaires. Une fois les coupes faites, ce gain s’évanouira pour quelques décennies jusqu’à ce que les forêts régénérées soient en âge d’être exploitées. Le préfet dispose d’un outil pour pérenniser le modèle de gestion collectif. Une Association Syndicale peut être Autorisée. Elle est alors un Établissement Public. Quitte à forcer la main des propriétaires récalcitrants, autant les fédérer obligatoirement pour bâtir une gestion forestière ambitieuse sur le temps long. La politique de gestion des forêts brûlées des Corbières semble ne pas, encore, être allée au bout de sa logique. Une alternative agricole émerge face au seul horizon forestier. La coopérative d'intérêt collectif Graines Équitables déploie un projet très ambitieux baptisé Fantas'Scic. Cette structure rassemble des agriculteurs désireux de reconquérir les espaces abandonnés. Le morcellement foncier constitue l'ennemi principal de toute remise en culture. Les porteurs de cette initiative bénéficient de confortables subventions étatiques issues du plan France 2030 pour structurer des filières locales. Ils ambitionnent d'effacer les buissons inflammables pour y semer du blé ou élever des brebis. La démarche séduit logiquement les petits propriétaires soucieux de redonner une vocation nourricière à leurs terres. Face à cette effervescence, la Confédération Paysanne alerte. Elle défend une idée simple. Les semences germent mal sur un rocher lessivé. La fertilité doit être restaurée et cela exige de conserver la biomasse au sol. Les militants paysans supplient les autorités de broyer les arbres calcinés sur place pour recréer une couche d'humus vitale. Le mur financier brise malheureusement ce noble élan écologique. Un chantier de broyage sans aucune exportation de matière coûte entre 1 500 et 3 000 euros par hectare. La Confédération Paysanne pose un diagnostic difficile à ignorer mais bute sur l’absence de volonté des décideurs publics d’y consacrer des budgets. Une donne climatique inattendue vient pourtant de bouleverser toutes les stratégies établies. Les violentes tempêtes de janvier 2026 ont couché des millions de troncs à travers le pays. Le marché national de la plaquette forestière subit actuellement un effondrement spectaculaire. Le cours du bois énergie s’effondre. Transporter les pins calcinés des Corbières vers de lointaines centrales industrielles a perdu en rentabilité. La conjoncture offre ainsi une opportunité de réconcilier la comptabilité départementale et l'agronomie paysanne. Les décideurs locaux doivent impérativement conserver ce bois dévalorisé sur notre territoire. L'enveloppe budgétaire dédiée à la transition agricole possède la capacité de racheter cette biomasse à très bas prix directement auprès des bûcherons. Cette manne végétale broyée descendra de quelques kilomètres pour amender les terres de la plaine ou les nouvelles parcelles de la coopérative. Une véritable boucle vertueuse s'offre aux élus audois. Les exploitants forestiers couvriront leurs frais de chantier grâce à un rachat garanti. Les agriculteurs en pleine reconversion trouveront un amendement naturel indispensable pour régénérer leurs terres épuisées. Le bois mort de la colline viendra simplement ressusciter la fertilité de nos Corbières. Les décideurs publics font désormais face à un choix crucial. La chute brutale des cours du bois n’est pas une simple péripétie économique, elle est un levier stratégique inattendu. Il est possible d’inventer un autre débouché local et vertueux qui renfloue les caisses du département en mobilisant les aides. La gestion purement extractive laquelle condamne les versants à l'épuisement. Les responsables politiques peuvent bâtir une réelle solidarité entre les hauteurs dévastées et les plaines agricoles. Ignorer la possibilité de réorienter les budgets de transition vers la préservation de la terre constituerait une erreur irrémédiable. La persévérance dans les habitudes administratives ou la rigueur comptable ne doit pas parachever l'œuvre du feu. L'avenir des Corbières repose sur la reconstruction de la fertilité de ses sols. Cette bataille n’est pas, encore, perdue. La survie du massif dépend désormais de la volonté des acteurs locaux à protéger l'épaisseur de cet humus vital. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 19/04/2026 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Burger 25 avr. Noté 5 étoiles sur 5. Excellente analyse prospective pour ce territoire dévasté il y a presque une année. Puissiez-vous vous être entendu par les politiques qui ne brillent guère d'inventivité et de sens du bien public J'aime Répondre
- De la légitimité de nos représentants. | Le Clairon
De la légitimité de nos représentants. Nous proposons à nos lecteurs ce texte du Narbonnais Joël Raimondi. Il s'interroge comme beaucoup de Française et de Français sur la question de la légitimité des élus censés nous représenter dans les différentes instituons politiques qui gouvernent notre pays. En cette période de grande confusion politique où les principes démocratiques dont nous nous réclamions sont mis à mal, quel rapport y a t'il entre les querelles qui agitent les états majors des partis et les préoccupations des citoyens ? N'est-il pas temps de s'interroger sur la légitimité de tous ceux qui se prévalent de nous représenter et de décider en notre lieu et place ? Politicien (Image by WALTER ANTONIO Boeger from Pixabay) Lire l'entièreté de l'article ICI . 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Municipales : lorsque le national étouffe le local | Le Clairon
Municipales : lorsque le national étouffe le local Nous sommes à une vingtaine de jours des élections municipales. On aurait pu imaginer qu’à une telle échéance les médias fourmillent d’informations et de débats sur les situations locales, comparent et commentent les propositions des uns et des autres, éclairent le public sur des enjeux qui le concernent directement, etc. La réalité est plutôt décevante : l’actualité nationale occupe quasiment tout le terrain de l’information. Emouvoir une opinion impatiente La mort d’un jeune néonazi des suites d’une bagarre, opposant le 12 février dernier un groupe de militants d’extrême droite à un groupe de militants d’extrême gauche, continue 10 jours plus tard, à faire les gros titres de l’actualité et à secouer le monde politique. On peut s’étonner de la persévérance par des médias habituellement plus labiles à épiloguer sur cet assassinat, alors que depuis 40 ans les violences mortelles à caractère politique (59 morts attribuées à l’extrême droite pour 6 à l’extrême gauche), n’ont jamais été exploitées avec autant d’insistance. Ce qui change cette fois-ci, c’est la mise en spectacle de cet crime à coup de vérités ″alternatives″ mais aussi le rôle joué par la classe politique dans l’exploitation de l’évènement. Dès le premier jour, on comprend que la mort scandaleuse de ce jeune homme n’est pas la question. Le lien présumé de ses assassins avec la France Insoumise est fait immédiatement par les milieux d’extrême droite, en l’absence de toute enquête policière et de toute information validée par les autorités compétentes. Mieux encore, la mise en accusation de LFI ne tarde pas à être reprise, avec plus ou moins de hargne, par la classe politique, puis de manière plus allusive par certaines personnalités du gouvernement et de la macronie. Celles-ci cautionnent ainsi, avec l’autorité que leur donne leur fonction, mais toujours sans la moindre preuve, la thèse de la responsabilité de LFI dans l’assassinat de Quentin Deranque. Mais la curée n’est pas finie : surfant sur les passions ainsi déchainées dans l’opinion, le député d’extrême droite Ciotti propose à l’Assemblée Nationale d’observer une minute de silence en hommage au jeune néonazi. Et ça marche ! Sa proposition est validée par l’ensemble des groupes parlementaires, gauche comprise à l’exception de LIOT. Avec toute l’autorité que lui confèrent ses fonctions de représentation de la Nation, l’Assemblée Nationale, vient par son hommage à un néofasciste, légitimer l’extrême droite et reléguer une partie de la gauche, désormais qualifiée d’extrême dans le quartier des pestiférés. Pourquoi tant d’acharnement et de haine contre LFI ? Il faut tout d’abord constater qu’il s’opère depuis plus d’un demi-siècle, une lente attrition d’un des piliers de la démocratie : l’Etat de droit . Schématiquement : la limitation de la disponibilité des ressources, associée à une démographie galopante, rendent l’accession à la richesse et la concentration du capital plus difficiles dans un cadre démocratique, fondé sur le respect de l’autre et la prise en compte des besoins élémentaires de l’être humain. En France, comme dans d’autres démocraties déjà anciennes aux traditions politiques bien établies, les partis de droite ou de gauche, orientés vers le service aux plus riches, éprouvent des difficultés croissantes à servir les exigences de leurs mandants, alors qu’en même temps ils tentent de maintenir juste ce qu’il faut d’équilibre social pour échapper à une crise majeure qui les mettrait définitivement hors-jeu. Mais désormais les gouvernements successifs, de droite libérale ou de gauche sociale-libérale, n’arrivent plus à satisfaire leurs mandants. L’économie continue à régresser, le pays s’endette et même le jeune gandin zélateur de la ″Start up nation″ n’a pas pu tenir ses promesses : la réindustrialisation du pays ne se fait pas, les grands projets marquent le pas et la dette s’alourdit encore dans un contexte défavorable de concurrence mondiale. Il est temps pour le grand capital de trouver d’autres opérateurs politiques plus habiles et plus performants. Le choix est vite fait : rien à espérer des partis de gouvernement de gauche ou de droite qui se fractionnent et se livrent à des guerres picrocholines d’appareils, tandis que l’instabilité de leurs lignes politiques renforce les désordres de l’économie. Il ne reste alors que le Rassemblement National dont les votes au Parlement sont plutôt favorables aux plus riches, tout en maintenant l’illusion, aux yeux d’une part croissante de l’opinion, qu’il défend farouchement les intérêts des classes populaires. Ce talent dans la duplicité ne peut que servir les intérêts du grand capital. Le RN, soutenu par les milliardaires et les médias qu’ils contrôlent, à réussi sa dédiabolisation, et passe désormais pour un parti politique ″normal″. De plus, ses succès électoraux et sondagiers le rendent attractif pour des partis de droite qui espèrent se refaire en s’alliant avec lui, tandis que d’autres formations politiques lui témoignent d’une indulgence complice. Dans un tel contexte, LFI constitue à présent le seul obstacle sérieux à l’arrivée au pouvoir du RN. LFI, se définit comme un mouvement politique, humaniste, révolutionnaire et anticapitaliste. Dans toutes ses prises de position LFI qui suit une ligne politique constante et ferme , s’oppose au libéralisme et dénonce l’oligarchie capitaliste qui règne en France. Son programme, intitulé « L’Avenir en commun », établi avec le soutien et la coopération d’une partie importante du monde scientifique, notamment en ce qui concerne l’économie et l’environnement, préconise un changement radical dans un nouveau cadre institutionnel : la VIèmeRépublique. Face à un tel adversaire, le RN qui peine à se doter d’un programme cohérent, ne fait pas le poids. Il s’agit donc pour les ultras riches de voler à son secours et d’abattre cet ennemi déclaré de l’oligarchie en place. Celle-ci s’y emploie depuis plusieurs années avec tous les moyens dont elle dispose et ne recule devant aucune manipulation de l’opinion. Malgré cela, LFI reste un concurrent dangereux dans les sondages sur les intentions de vote aux présidentielles de 2027, l’affaire Quentin Deranque constitue alors une aubaine pour tenter d’achever ce mouvement. Au plan local Cette évolution à ″front renversé″ n’est pas sans conséquences au niveau local. Elle remet parfois en question les alliances entre partis, compte tenu des repositionnements nationaux. Dans cette confusion crépusculaire qui a saisi le monde politique, l’évolution des lignes politiques des partis (*) au gré des alliances, rend difficile la construction de programmes d’action crédibles et opérationnels. Ce manque de consistance au niveau national se répercute au niveau local. Ici et là, les programmes annoncés par les candidats des partis se limitent à des promesses sans réalité opérationnelle, bricolées en réponses aux demandes d’une population repérée comme électoralement favorable. Parfois le jeu des alliances est considéré comme plus important que la qualité et la cohérence d’un programme en commun. Alors, il arrive qu’ en réaction à cette carence programmatique des partis politiques, le relais soit pris par des initiatives citoyennes. C’est le cas à Narbonne avec le mouvement citoyen « Nous Sommes Narbonne », qui présente un programme précis, solide et opérationnel, construit en commun et validé par les habitants au cours d’assemblées générales ouvertes. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 22/02/2026 (*) A l’exception d’LFI qui ne modifie pas son programme comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... 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- Fête paysanne de La Pasture à Durban-Corbières | Le Clairon
Fête paysanne de La Pasture à Durban-Corbières Un communiqué de presse de l'association La Pasture Affiche Fête Paysanne Communiqué de presse pour la fête paysanne L’association La Pasture organise sa fête paysanne annuelle le dimanche 17 mai à Durban-Corbières de 9 h à 19 h. Elle accueillera une quarantaine d’exposants de produits locaux et proposera plusieurs animations au cours de la journée (déambulations musicales, spectacle, jeux). Un service de restauration sera assuré. Elle proposera également, en collaboration avec le Tiers-Lieu Paysan de Beauregard, un forum inter-associatif comprenant, le matin, une présentation de la philosophie et des activités du Tiers-Lieu, et, L'après-midi, une rencontre d’association citoyennes environnementales, sociales ou culturelles dans les Corbières, invitées à s’interroger sur la façon de faire rhizome pour une meilleure efficacité de leurs actions sur le territoire. Présentation1 3 (1).jpg Présentation1 3 (1).jpg 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE ″NOUS SOMMES NARBONNE" | Le Clairon
UNE CONFÉRENCE DE PRESSE DE ″NOUS SOMMES NARBONNE" La liste "Nous Sommes Narbonne -Citoyenne et Populaire" a invité la presse locale ce samedi 28 février 2026, à la fois pour présenter ses membres et pour inaugurer sa permanence située au cœur de Narbonne au 25 de la rue Parerie. Laurent Fabas et son équipe devant le local de « Nous Sommes Narbonne » (Photo HR Un mode d’expression qui tranche avec les habitudes Habituellement dans ce genre d’exercice, le candidat tête de liste, éventuellement assisté d’un ou plusieurs ″porte-paroles″, explique aux journalistes le programme qu’il compte mettre en œuvre, ainsi que la ou les raisons de ses choix. Parfois il décentre son discours et tente de le légitimer par des formules du genre : « les Narbonnais ne veulent plus de ci ou de ça et veulent ceci et cela « Ici pas de discours amphigourique, valorisé par une scénographie adéquate : tout le monde est rassemblé sur le trottoir devant le local. La presse, mais aussi les passants, sont invités à discuter en petits groupes avec le chef de file de -Nous Sommes Narbonne- (NSN) ou avec ses colistiers. Au bout de quelques contacts, il se dégage l’impression que ce mode de fonctionnement, qui pourrait à priori sembler anarchique, révèle « in fine » une grande cohérence dans les idées comme dans les projets exposés. Les colistiers rencontrés sont autant motivés et porteurs du projet de NSN que son chef de file. La liste NSN est le lieu qu’ils ont choisi parce qu'ils le trouvent pertinent, capable de porter et faire aboutir leurs engagements et pas juste un pis-aller choisi par défaut. De ces rencontres successives avec les petits groupes rassemblés devant la permanence on retient une impression de sincérité et de détermination qui dépasse largement le seul contexte des municipales 2026. Vers une représentation démocratique des citoyens ? Laurent Fabes et ses colistiers se sont engagés dans une démarche dépassant la simple démocratie d’exercice qui consiste pour les électeurs à choisir leurs représentants et à les laisser ensuite éxercer leur mandat comme ils l'entendent. NSN propose d'aller plus loin et d’étendre le pouvoir des électeurs à la pratique d'une démocratie d’exercice, où les citoyens contrôlent en continu le bon usage par les élus de leur mandat de représentation. Cette démarche particulière à été mise en œuvre par NSN dès la construction de son programme au moyen d'une méthode originale. Schématiquement, l’équipe NSN recueille les remarques et propositions exprimés par les citoyens : celles-ci sont ensuite classées par thématiques (par ex : Logement ou emploi / économie, déplacements, etc.). Ces remarques et propositions sont ensuite travaillées en ateliers thématiques, ouverts à tous. Après analyse des propositions, de leur faisabilité technique, juridique et financière et de leur compatibilité avec les engagements démocratique de NSN, ils sont validés par un vote ouvert à tous les présents et intégrés en éléments du programme porté par NSN. De la même manière, après l’élection, diverses mesures comme : - la mise en œuvre de consultations des citoyens (cf. référendum local) sur les choix importants en matière d’action municipale - l’association de Conseils de quartiers, disposant de moyens propres, aux décisions relatives à la vie quotidienne - la cogestion sous forme de coopérative de certains équipements essentiels au bon fonctionnement de Narbonne (cf. santé, énergie). La sincérité de l’équipe rassemblée autour de Laurent Fabas semble indéniable, Ce qu’ils proposent aux électeurs narbonnais est ambitieux et va bien au-delà du chèque en blanc proposé habituellement par les politiciens : « Nous ne cherchons pas des électeurs pour leur demander un chèque en blanc, nous cherchons des citoyennes et des citoyens prêts à exercer le pouvoir ensemble ». Les électrices et les électeurs narbonnais arriveront-ils à surmonter leur torpeur mortifère ? Nous le saurons dans quinze jours au soir. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 28 février 2026 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : VIVALDI et MOI | Le Clairon
Au cinéma : VIVALDI et MOI Italie, France – 1h51 – 2025 – Film de clôture de la Quinzaine du Cinéma Italien 2025 Jeune violoniste (Image par Eddy Vercleven de Pixabay) Un film de Damiano Michieletto avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia, Sacchi. Au début du XVIIIe siècle, l'Ospedale della Pietà à Venise, recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Ces jeunes filles sont cachées du public, masquées, elles se produisent devant les mécènes de l'institution, qui "piochent" souvent dans ce "vivier" pour se marier. Cecilia, 20ans est une jeune talentueuse violoniste, passionnée de musique, elle y excellera à l'arrivée d'un nouveau maitre de musique, Antonio Vivaldi. Les siècles passent, mais les mœurs demeurent les mêmes, les hommes ont le pouvoir et les femmes se soumettent. C'est le cas de ces jeunes femmes enfermées qui ne peuvent que se réjouir d'être distinguées par un riche mécène qui l'épousera et lui octroiera une "vie de rêve ". C'est ce que pensent la plupart de ces jeunes femmes, mais pas Cecilia qui ne vit que pour la musique : car la médaille a un revers, c'est celui de renoncer à la musique pour toujours quand on est une femme mariée. Cecilia, propulsée au premier rang par Vivaldi, en tant que premier violon, ne veut en aucun cas se marier, pourtant elle est promise à un officier parti à la guerre, mais qui revient pour réclamer son du, en échange de la dot généreuse dont il a pourvu l'Ospedale. Cecilia fera office d'exception dans ce gynécée où les jeunes femmes se soumettent et acceptent leur sort sans se plaindre. Elle veut vivre libre et indépendante et faire de la musique et pour cela, elle est prête à tout, même à brader sa seule richesse. Michielletto s'est inspiré du roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa. Il présente une période de la vie de Vivaldi assez peu connue, il joue avec finesse des lumières, qui mettent en valeur les jeunes visages purs de ces jeunes filles. La musique omniprésente accompagne la volonté de Cecilia qui sera abandonnée à l'autel de la lâcheté de son "maitre" de musique. Dans ce film, Vivaldi passe à l'arrière-plan, de même que sa musique qui, en étant toutefois présente, sert de contrepoint et d'accompagnement à la lutte pour la liberté de Cecilia. Au-delà de la douleur, avec la complicité de la gouvernante, Cecilia conquiert sa liberté pour vivre et oublier toute soumission à quelque forme d'esclavage masculin. Un film esthétique, fort, avec des actrices authentiques et un personnage masculin, Vivaldi, fidèle aux stéréotypes de la gente masculine ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 18/05/2026 Vive Aldi ! bis.jpg Harem (Image par WikiImages de Pixabay).jpg Vive Aldi ! bis.jpg 1/2 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Cuisiner un : GÂTEAU AU FROMAGE BLANC D’ALSACE | Le Clairon
Cuisiner un : GÂTEAU AU FROMAGE BLANC D’ALSACE C'est facile à faire, c'est délicieux à goûter et c'est léger à digérer même accompagné d'un petit muscat... Bref une recette sympa proposée par Catherine. Il ne manque que l'alsacienne avec coiffe (photo CB) Temps de préparation : 15 mn + temps de cuisson : 50 mn = total : 1h05 mn Ingrédients : Pour la pâte brisée : 125gr beurre ; 250 gr farine ; 1 œuf ; 1 pincée de sel ; eau ou lait (25 cl) Pour l’appareil : 800 gr de fromage blanc entier et non battu (pas de fromage blanc allégé) 150 gr de sucre semoule ; 4 œufs ; 1 citron non traité ; 40 gr de fécule de maïs Préparation : Mélanger le sucre et le zeste du citron au moins 1 heure avant et préchauffer le four à 180° chaleur tournante Séparer es blancs des jaunes d’œufs et monter les blancs en neige ferme Mélanger e fromage blanc, avec les jaunes d’œufs, le sucre et le zeste de citron et la fécule Incorporer doucement les blancs d’œufs Garnir un moule à charnière de 26 cm déposer la pâte brisée. Piquer le fond de tarte et verser la garniture puis enfourner 50 mn (surveiller la cuisson). A la sortie du four, laisser refroidir complètement, Mettre au réfrigérateur avant dégustation On peut accompagner ce gâteau d’un coulis de fruits rouges Bon appétit ! 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Nucléaire : sommes-nous encore capables de réaliser de grands projets ? | Le Clairon
Nucléaire : sommes-nous encore capables de réaliser de grands projets ? Après les dérapages financiers et les retards dans la réalisation des EPR de Flamanville, d’Olkiluoto, et de Hinckley Point c’est un projet concernant une autre partie de la filière nucléaire française, qui est à son tour l’objet de dérapages. Il s’agit du projet CIGEO, le centre d’enfouissement des déchets les plus dangereux produits par l’industrie nucléaire française. Marianne rependant les billets (Image Iphigénie Arides) Le projet CIGEO (Centre Industriel de Stockage Géologique) Il vise à stocker sous terre les déchets radioactifs de haute activité moyenne activité à vie longue, dans des couches géologiques profondes et réputées stable. En 2016 EDF et AREVA, les principaux financeurs de ce projet, estimaient son coût à 20 milliards € , chiffre remis en question par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui prévoyait un coût pouvant atteindre 43,6 Mds €. Finalement Ségolène Royal, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie de l’époque, fixait par arrêté à 25 Mds € le coût total de l’opération, pour une période de 140 ans à partir de 2016. Désormais un autre arrêté, co-signé le 30 mars 2026 par Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique ainsi que Maud Brégeon, ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement, et auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'énergie, (ouf !) fixe à 37,02 Mds € le coût total de l’opération (conception, construction, exploitation de Cigéo, ainsi que les charges liées aux assurances, impôts et taxes ). Il s’agit du montant maximum prévu dans le nouveau chiffrage du projet, effectué par l’ANDRA et remis au gouvernement en mai 2025. Mais attention, l’ANDRA précisait que ce chiffrage « est exprimé aux conditions économiques de 2012, ce qui correspond aujourd'hui [...] à 46 Mds € exprimé en euros 2025. » CIGEO, un dérapage parmi d’autres exemples : Les projets ″achevés″ ou en cours de réalisation - EPR Flamanville : coût initial était estimé à 3,3 Mds €, coût actuel réévalué à 23,7 Mds € soit > 7 fois l‘estimation initiale. Actuellement en cours de mise en service avec 12 ans de retard. - EPR d’Olkiluoto en Finlande (Maitrise d’œuvre AREVA) : coût initial était estimé à 3,37 Mds €, coût final est d'environ 11 Mds €, soit > 3 fois estimation initiale. Mise en service commercial avec 13 ans de retard par rapport à la date initialement prévue. - Les 2 EPR d’Hinckley Point en Angleterre (Maitrise d’œuvre EDF) : coût initial était estimé à environ 20,5 Mds €, coût actuel estimé entre 40 et 55 Mds € selon les sources. Mise en service du premier réacteur initialement prévue pour 2025, est repoussée à 2030. Les projets en cours de définition du Plan de relance du nucléaire d’E. Macron (2022) - Coût des 6 premiers EPR 2 : estimé par EDF à 51,7 Mds € en 2022, réajusté à 67,4 Mds € fin 2023, rehaussé à 72,8 Mds en décembre 2025. - Pour la Cour des Comptes, le cout doit être rehaussé à 79,9 Mds € (en euros 2023), en incluant l’inflation et les risques identifiés… - Pour le Magazine « Alternatives Economiques » ce coût passerait à 85 Mds € (en euros 2025) Mais le même magazine, dans un articler de mars 2026 intitulé : « Nucléaire : Enquête sur le vrai coût des futurs EPR » estime qu’en tenant compte de l’évolution du prix du marché de l’électricité et en additionnant tous les coûts qui n’ont pas été pris actuellement en compte (notamment les taux d’intérêts des emprunts), la facture des 6 EPR2 pourrait passer des 72,8 milliards € annoncés par EDF, à près de 250 milliards €, ce qui rendrait invendable l’électricité produite. Une facture salée qui va payer ? Lorsque l’on additionne les 460 Mds € nécessaires, selon la Cour des comptes pour prolonger au-delà de 60 ans la durée de vie des 57 réacteurs nucléaires français, les 250 Mds € de la tranche des 6 EPR2, les 46 Mds € de CIGEO etles 1,25 Mds€ estimés pour le projet de construction d’une nouvelle piscine de stockage du combustible nucléaire usé à La Hague on se trouve devant un besoin de financement de près de 757 Mds € (soit à titre de comparaison environ 43,6 % de la dépense publique prévue pour 2026) . Qui va payer, sachant qu’EDF est endettée en février 2026 à hauteur de 51,5 Mds € et qu’elle est de détenue à 100% par l’Etat suite à sa renationalisation en 2023, lequel Etat est lui-même endetté à hauteur de 3500 Mds € ? Ne vaudrait-il pas mieux investir dans les énergies renouvelables qui mobilisent des financements plus souples et plus en rapport avec les capacités de la France, puissance économique moyenne ? Curly Mac Toole pour le Clairon de l’Atax le 21/04/2026 Clairon.jfif Clairon.jfif 1/1 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au ciné : Dossier 137 | Le Clairon
Au ciné : Dossier 137 France - 115 minutes- Un film de Dominique Moll, scénario Dominique Moll et Gilles Marchand avec Léa Drucker Policiers anti-émeute (Image par jacqueline macou de Pixabay) On est en 2018 c‘est le moment des gilets jaunes. D’un côté il y a ceux de Saint Dizier, une petite famille, les Girard : la mère la fille, le fils et le fiancé de la fille…Ils sont gais, ils chantent, eux les « sans dents » les « gens qui ne sont rien », ils montent à Paris, là où ça se décide et montrer qu’ils existent. Ils sont nombreux. D’autres comme eux montent aussi à Paris, l’ambiance est à la fête, ils sont si nombreux qu’ils ne craignent rien : il faudra bien qu’on les écoute…. De l’autre il y a les flics, les consignes sont claires : pas question de foutre le bordel dans la start-up nation en devenir. Pour les flics aux diverses appartenance la chose est claire ils doivent stopper des manifestants, pas des individus dans leur singularité. Juste une masse dont on peut tout attendre. Ce sont donc des manifestants qu’ils coincent dans une ruelle près des Champs Elysée où ça chauffe et pas le fils Girard et le fiancé de sa sœur qui essayent de fuir la manif qui a mal tourné. Ils pointent leurs 2 « Lance flash ball » sur les manifestants qui s’enfuient et tirent en même temps. L’un des « salopards » s’écroule la tête fracassée l’un des 2 tireurs donne un coup de pied au corps allongé, c’est toujours ça de pris et ça lui apprendra ! Le fils Girard est très gravement touché, il survivra par miracle avec d’importantes séquelles neurologiques… à vie… Sa mère porte plainte, l’IGPN, la police des polices est saisie, l’enquête est confiée à une inspectrice Stéphanie (Léa Drucker excellente), une ancienne des stups, divorcée d’un flic et mère d’un ado. Elle aussi est de Saint Dizier où ses parents vivent encore dans des conditions analogues aux Girard qu’ils connaissent… A mon sens c’est là que se situe le ressort du film. S’y confrontent des gens qui se ressemblent, mais qui vivent chacun une réalité différente du fait de la place que la société leur assigne. Stéphanie avec ses parents qui vivent à saint Dizier, avec son ex qui ne comprend ps son acharnement à démasquer des collègues, les policiers démasqués qui ne voient pas en quoi ils ont fauté puisqu’ls ont fait leur boulot…L’enquête se déroule dans un carrousel d’affects qui finalement se fracassent sur la raison d’Etat : il n’y a pas eu de bavure puisque des 2 tireurs de flash ball on ne sait pas lequel a atteint la victime ! Il n’y a pas eu de bavure : comment pourrait-il en être autrement alors que pour les ministres de l’intérieur, patrons de la police les bavures n’existent pas ! Le film de Dominique Moll, magnifiquement mis en scène et monté, à partir d’un scénario tout en nuances, n’est pas à charge, il montre juste des choses que chacun perçoit selon ses affects. Un film à voir absolument ! Anaximandre pour le Clairon de l’Atax le 19/11/2025 1/0 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture | Le Clairon
Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture Ce matin mardi 24 février 2026 Laurent Fabas, entouré de plusieurs membres de la liste « Nous Sommes Narbonne », est allé déposer la liste finalisée de candidature du mouvement aux municipales 2026 à Narbonne. Le dépôt a été accepté par les services de l’État Laurent Fabas, entouré de 2 coéquipiers, devant la sous-préfecture de Narbonne (photo NSN) A l’examen de la liste, il apparait qu’elle rassemble une grande diversité de professions : cadres, employés, artisans, entrepreneurs, fonctionnaires, retraités, ouvriers. Beaucoup de membres de la liste sont activement engagés dans la vie associative, dans des domaines très variés (social, environnement, santé, culture, sport, économie, éducation). Cet ancrage associatif constitue un atout, dans la mesure où il pourra favoriser les relations entre les futurs élus et le terrain. Rappelons que le mode de gouvernance délibérative et participative prévu par « Nous Sommes Narbonne », repose sur une association permanente des habitants. L’âge moyen se situe dans la petite quarantaine ; elle est composée de 23 femmes et 24 hommes. Ces diverses caractéristiques indiquent qu’il s’agit d’une équipe qui prend pleinement part à la vie de la cité. Gageons que leur expérience et leur expertise seront d’un apport enrichissant pour Narbonne, qui aura à faire face à de nombreux défis dans les toutes prochaines années. La Rédaction du Clairon 1/0 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent 24 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Bravo, une liste de citoyens actifs loin des clivages politiques, une chance pour Narbonne J'aime Répondre












