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- Vers un recul de la règlementation protégeant la santé humaine et animale | Le Clairon
Vers un recul de la règlementation protégeant la santé humaine et animale Après la France qui a réduit les capacités d’action de l’ANSES, autorité initialement indépendante chargée de contrôler la toxicité des produits et d’autoriser leur mise en vente c’est au tour de l’union Européenne de revenir sur des règlementations de protection de la santé humaine et animale pourtant âprement acquises. Photo CQDE.org C’est dans une grande discrétion que la Commission européenne s’apprête à faire voter une loi dénommée « Omnibus » (sic,) qui consacre un retour en arrière de la règlementation et qui détricote certaines dispositions du Pacte Vert européen. Le Pacte Vert européen Le Pacte Vert européen, aussi appelé European Green Deal, est un plan d'action de l'Union européenne lancé en 2019. Son objectif est de faire de l'Europe le premier continent climatiquement neutre d'ici 2050. Il s’agit de mettre en œuvre un programme multisectoriel de transformation écologique et économique à l’échelle de l’Europe, pour limiter les effets du changement climatique tout en améliorant la qualité de vie dans le cadre d’un développement durable. Il vise à articuler la préservation des ressources naturelles avec la croissance économique dans le respect de la justice sociale. De nombreux domaines sont concernés par le Pacte Vert : l'énergie, les transports, l'agriculture, les bâtiments, l'industrie, la protection de la diversité…Il implique notamment l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, la réduction de l’emploi des pesticides, la promotion de l’agriculture Bio et la transition vers une économie circulaire. Les mesures règlementaires en application du pacte vert ont rencontré une forte opposition de la part de divers groupes d’intérêts qui rassemblent des grandes entreprises, des lobbys industriels, des fédérations professionnelles (Ainsi, notamment, les industries pétrolières et gazières, qui s’opposent à l’objectif de réduction de 55% des émissions de GES d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990). Ces groupes d’intérêt ont fait pression sur la Commission européenne afin de limiter les effets du Pacte sur le fonctionnement de leurs entreprises et c’est dans ce contexte que la Commission a préparé le projet de loi intitulé « Omnibus » qu’elle a présenté officiellement le 25 février 2025. Le projet de loi Omnibus : ses effets La proposition de loi « Omnibus », après avoir été examinée par la commission des affaires juridiques du Parlement européen, a été votée le 13 novembre 2025 après un premier rejet par une majorité comprenant notamment la droite et l’extrême droite... Au prétexte de simplification de procédure portant atteinte au fonctionnement et à la compétitivité des entreprises, les mesures de la directive « Omnibus » constituent une régression grave portant atteinte à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de l’environnement. Leurs principaux effets : Les obligations des entreprises en matière de devoir de vigilance et de transparence environnementale sont assouplies et ne sont plus applicable qu’aux très grandes entreprises de plus de 5000 salariés et 1,5 Mds € de chiffre d’affaire L’obligation pour les entreprise d’établir des plans de transition climatique contraignants d’ici 2050 est supprimée, affaiblissant ainsi les effets du Pacte Vert européen Le régime de responsabilité civile européen est supprimé ce qui limite les recours des victimes d’atteintes aux droits humains et environnementaux et les renvoient aux seuls cadres nationaux. La limitation de l’obligation de reporting de durabilité défini par la directive européenne CSRD pour les entreprises moyennes. Il s(agit pour les entreprisesde publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (1) La limitation des demandes d’information des entreprises à leurs partenaires commerciaux à des cas ″strictement nécessaires et raisonnables″ ! L’interdiction aux Etats membres d’avoir des exigences plus strictes (2) que celles de la directive Omnibus. Cette directive a suscité beaucoup de critiques émanant d’ONG et d’associations écologistes ainsi que de parlementaires européens écolos ou ″de gauche″ tandis que les lobbys, la droite et l’extrême droite y voient surtout un assouplissement des charges qui pèsent sur les entreprises. La France avait déjà préalablement intégré les mesures du projet de loi Omnibus via la loi DDADUE d’avril 2025… Louise B. Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 19 novembre 2025 (1)Le reporting de durabilité des entreprises, encadré par la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), est une obligation pour les entreprises de publier des informations détaillées sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce reporting vise à améliorer la transparence sur la performance globale des entreprises en matière de durabilité. (2) C’est-à-dire des exigences qui se rapprocheraient des mesures initiales qui accompagnaient le Plan Vert comments debug Commentaires (4) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents hubert reys Admin 30 nov. 2025 Moi y en a content beaucoup appris de boula matari, la magie de l'homme blanc est plus forte que sa moutarde J'aime Répondre Vincent Witz 28 nov. 2025 Noté 5 étoiles sur 5. oh oui trop top J'aime Répondre Vincent Witz 28 nov. 2025 Noté 5 étoiles sur 5. Superbe de clareté et factuel! Merci de nous ouvrir les yeux😍 J'aime Répondre Vincent Witz 28 nov. 2025 En réponse à Vincent Witz c'est bien aimable 😘 J'aime Répondre
- La question française de la complémentarité entre énergies renouvelables et nucléaire : quel équilibre ? | Le Clairon
La question française de la complémentarité entre énergies renouvelables et nucléaire : quel équilibre ? La décision prise par E. Macron de relancer le nucléaire a entrainé un bouleversement radical de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). Réseau électrique classique (image par Monika de Pixabay) Le cours sinueux de la politique française en matière d’énergie est difficile à comprendre. Vue à l’échelle du moyen terme, on passe d’une politique de rétraction du nucléaire à sa relance, ce qui ne manque pas de déséquilibrer le développement du mix énergétique, ne serait-ce que pour des raisons budgétaires Une révision des objectifs et des priorités La politique énergétique de la France est encadrée par une feuille de route : la PPE (ou Programmation Pluriannuelle de l’Energie). Celle-ci est étable en principe pour une période de 10 ans. Ainsi la PPE initiale, arrêtée pour une période de 10 ans (2019/2028), qui avait pour objectif un mix énergétique de 50% de renouvelable à l’horizon 2035, est devenue caduque, suite à la décision d’ E. Macron de relance du nucléaire, prise lors de la campagne des présidentielles de 2022. Une nouvelle PPE (PPE N°3) portant sur la période 2025 / 2035 devrait être publiée en 2026, après concertation entre les parties et suite aux ajustements législatifs idoines. Elle a dû prendre en compte : -La construction de nouveaux réacteurs EPR2 (6 d’ici 2035, puis 8 à l’horizon 2050) Le "Grand carénage" (prolongation de vie) des réacteurs existants et l’amélioration de leur production vers un objectif de 400 TWh /an en 2030 Dans cette nouvelle PPE, le nucléaire reprend une place prépondérante dans la stratégie énergétique française, mais ″en même temps″ les objectifs d’un développement massif des ENR sont revus à la hausse afin d‘atteindre la neutralité carbone en 2020. Cette révolution de la politique énergétique française n’est pas sans conséquences, elle implique : De prévoir les investissements nécessaires à la relance du nucléaire qui mobilisera des capitaux importants : pour financer les nouveaux EPR2, mettre à niveau les anciens, redresser la situation financière d’EDF (le maître d’ouvrage fortement endetté), renforcer les capacités industrielles de la filière nucléaire, etc. De modifier les procédures administratives en les simplifiant pour tenter d’accélérer la mise en œuvre du plan de relance. La décision prise par E. Macron de relancer le nucléaire a entrainé un bouleversement radical de la PPE. Les conséquences de la relance du nucléaire sur le développement des ENR Officiellement, le développement des ENR n’est pas freiné par la relance du nucléaire, mais concrètement on constate que l’importances des investissements nécessaires pour mener de front une politique ambitieuse sur les deux volets du mix énergétique, se heurte à des limites financières. Les investissements sont prioritairement flèches vers le nucléaire (Ndlr. : secteur dont on connait la propension à faire déraper les coûts), ce qui a pour effet de ralentir, voire complexifier le développement des ENR. A la question des ressources financières s’ajoute celle des ressources industrielles : la France, pays relativement désindustrialisé, ne possède pas de suffisamment d’opérateurs industriels pour satisfaire à la fois les besoins des 2 secteurs énergétiques. De plus, le développement des ENR implique une production plus dispersée qui entraine une adaptation préalable des réseaux de transport aux besoins liés à ce mode de production d’énergie intermittente. Côté politique, le remaniement de la PPE par la relance du nucléaire, ne fait pas l’unanimité. Les débats autour de la loi Gremillet qui fixe la relance du nucléaire et les échanges parlementaires mettent en évidence une opposition entre deux camps : celui des "pro-renouvelables prioritaires" et celui d’un "nucléaire fort" dont les partisans sont allés jusqu’à proposer un moratoire sur les ENR (cf. : le RN sur les éoliennes). Cette proposition de moratoire a finalement été repoussée et la PPR 3 poura continuer à prescrire un équilibre entre nucléaire et ENR. Du côté des ONG et des associations environnementales, la cause est entendue : les dispositions de la loi Gremillet instituent « de facto » un déséquilibre en faveur du nucléaire, néfaste à la transition écologique. Au niveau local, la préférence semble globalement accordée au renouvelable, vécu comme un facteur de développement local, mobilisant des investissement accessibles et générateur de ressources budgétaires locales… Si les objectifs affirmés d’équilibre entre une croissance simultanée et équilibrée du nucléaire et des RNR pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 20250 sont maintenus, ce sont en définitive les arbitrages financiers, techniques, procéduraux qui pèseront et pèsent déjà sur la réalisation de cet équilibre. Les conséquences sur les ENR des arbitrages provoqués par la relance du nucléaire Exemples de projets renouvelables impactés : Eolien en mer : la construction des parcs éoliens de Saint-Brieuc, Fécamp, Courseulles-sur-Mer est retardée suite à la complexité administrative du montage et du traitement des dossiers, ce qui entraine des surcouts, alors que la priorité donnée aux projets nucléaires a généré des procédures simplifiées. Ainsi le Parc de Saint-Brieuc prévu pour une mise en service en 2023 a été complétement raccordé au réseau en mai 2024, après 3 ans de travaux et douze ans de ″préparation″. Solaire : Des projets de grande taille situés dans des territoires propices au photovoltaïque comme l’Occitanie ou la Nouvelle-Aquitaine sont retardés dans leur réalisation par des difficultés à obtenir des créneaux de raccordement au réseau RTE. Ceci en raison du manque de capacités de ce réseau, déjà saturé par le nucléaire, à absorber cette nouvelle production. Si la relance du nucléaire coûte cher et probablement plus que prévu, il en est de même pour la filière du renouvelable, particulièrement en raison du besoin d’adaptation des réseaux de transport d’énergie à ces modes de production intermittente qui, de plus, sont territorialement dispêrsés. Le réseau RTE, encore centré sur des sources « historiques » de production d’électricité, doit s’adapter aux besoins du « smart grid » (Ndlr ; : réseau électrique déconcentré multidirectionnel et intelligent ) et cela a un coût en argent et en temps de procédures… Malgré la volonté affichée d’équilibre dans un développement conjoint des filières nucléaires et ENR, c’est le nucléaire qui capte actuellement le plus de ressources financières, techniques, administratives et industrielles, ce qui tend à freiner le déploiement des renouvelables. Cette réalité est d’autant plus paradoxale que le coût de l’électricité produite par le renouvelable est désormais concurrentiel avec celui du nucléaire. De plus, en développant le renouvelable on fait du neuf, alors qu’en relançant le nucléaire on est astreint à remettre à niveau un important parc ancien ce qui est moins rentable … Près de 3 ans se sont écoulés depuis la décision d’E. Macron de relancer la filière nucléaire ; on peut se demander aujourd’hui sur quels arguments politiques, techniques et financiers s’est fondée cette décision. Curly Maxx Toole pour le Clairon de l’Atax, le 23/01/2025 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- "Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour | Le Clairon
"Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour C’est dans le quartier des Arènes que la liste « Nous Sommes Narbonne » a tenu sa dernière conférence de presse, le 12 mars 2026 précédant le 1er tour des municipales 2026 à Narbonne. Avant la distribution de tracts Lors de la dernière conférence de presse Laurent Fabas nous avait remis un document de 250 pages qui était l’aboutissement d’un travail en commun entre son équipe et les habitants de Narbonne. Ce mode inhabituel de construction de programme, effectué généralement en comité restreint, a abouti à un document structuré et détaillé qui pouvait valoir contrat en cas de succès aux municipales. Ce programme est le seul parmi tous ses concurrents a présenter les 3 volets qui devraient figurer dans tout projet municipal : la philosophie générale, c’est à dire le sens et les objectifs qui le sous-tendent, la ou les méthodes qui seront employées pour sa réalisation et les moyens qui seront mobilisés. Il semble que les autres se soient limités à des déclarations générales, où à l’exposé de projets et/ ou de promesses. Lien avec le programme de « Nous Sommes Narbonne » : https://www.noussommesnarbonne.fr/ressources/PROJET%20MUNICIPAL%20-%20NOUS%20SOMMES%20NARBONNE.pdf La conférence de Presse : Laurent Fabas était accompagné d’une équipe de « Nous Sommes Narbonne » qui s’apprêtait à distribuer des tracts dans le quartier HLM des ARENES. Lors de cette rencontre, Fabas et ses coéquipières et coéquipiers ont insisté sur le caractère particulier de leur démarche qui, non seulement donne la parole aux habitants mais qui les associe aussi aux décisions prises. Pour Fabas il s’agit « d’interagir avec les populations », pour que les projets soient efficaces dans leur réaaisation, : en l’occurrence avec les habitantes et habitants ce la cité HLM des Arènes qu’ils allaient visiter. Pour Laurenbt Fabas les solutions au problème du logement, particulièrement aigu sur la ville de Narbonne, passe à la fois par les refonte des outils de production et de gestion des logements. (il envisage la création de coopératives associant les locataires, mais aussi par des solutions innovantes comme la création de boucles locales d’auto production et d’autoconsommation d’énergie solaire. Ce dispositif vertueux produisant une énergie moins chère….) A l’issue de notre rencontre l Laurent Fabs nous à remis un dernier communiqué de presse que nous publions in-extenso. ___________________________________________________________________________________________________________ COMMUNIQUÉ DE PRESSE NOUS SOMMES NARBONNE Date : Jeudi 12 mars 2026 Donner la parole à ceux qu’on n’entend pas. Nous Sommes Narbonne est un objet politique inattendu, nous sommes ce qui émerge lorsque ceux qui font la ville choisissent de s’émanciper ensemble. Notre liste est la combinaison inédite d'un regard féministe, de l'expertise d'usage des quartiers, de l'urgence écologique et de la rigueur technique. Liste la plus jeune et la plus diverse de cette élection, elle porte dans son vécu quotidien les solutions concrètes pour réparer la ville. 1. Logement : Un "choc de l'offre" contre la spéculation Face à la crise immobilière, nous opposons des actes à l'économie de la rente : · Éradiquer l'habitat indigne grâce au Bail Réel Solidaire (BRS ) : Face aux arrêtés de péril, les Narbonnais attendent des rénovations, pas des façades murées. L'Office Foncier Solidaire rachètera et réhabilitera les immeubles dégradés pour les louer aux jeunes et étudiants à des tarifs 40 % inférieurs au marché. En parallèle, nos élus utiliseront leurs prérogatives d'OPJ pour contraindre les marchands de sommeil à des travaux d'office. · Le pouvoir aux locataires : Nous transformerons les bailleurs sociaux (OPH) en coopératives (SCIC). Ce sont les locataires eux-mêmes, premiers experts de leur lieu de vie, qui décideront des budgets et des priorités d'entretien. · La mixité invisible : Instauration de la règle des "34 % d'habitat abordable" dès le 3èmelogement construit, avec une qualité architecturale identique pour tous (mêmes façades, mêmes entrées). Fini la ségrégation géographique. 2. Cadre de vie : Un urbanisme inclusif, propre et durable Le respect de l'espace public est la première condition de la tranquillité sociale : · La sécurité par le regard féministe : L'urbanisme doit garantir la liberté de mouvement de toutes et tous : suppression des zones d'ombre, éclairage intelligent, et cheminements construits avec les habitants. · Pacte de Propreté : Fin des trottoirs balafrés et des rues en lambeaux. Toute intervention sur la chaussée sera coordonnée et la ville exigera une réfection à l'identique. La propreté des rues est la base de la lutte contre les incivilités. · Autoconsommation collective : Déploiement de boucles locales d'énergie solaire sur les toits de la ville. L'objectif : produire notre propre électricité pour faire baisser directement la facture des habitantes et des habitants. Le système sortant a des réseaux, nous sommes une émanation de la sociologie de Narbonne. Notre liste réunit celles et ceux qui subissent les dysfonctionnements de la ville et celles et ceux qui ont les idées et l'ingénierie pour les réparer. Dimanche, le vote utile, c'est le vote qui nous permet de reprendre la ville ! comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture | Le Clairon
Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture Ce matin mardi 24 février 2026 Laurent Fabas, entouré de plusieurs membres de la liste « Nous Sommes Narbonne », est allé déposer la liste finalisée de candidature du mouvement aux municipales 2026 à Narbonne. Le dépôt a été accepté par les services de l’État Laurent Fabas, entouré de 2 coéquipiers, devant la sous-préfecture de Narbonne (photo NSN) A l’examen de la liste, il apparait qu’elle rassemble une grande diversité de professions : cadres, employés, artisans, entrepreneurs, fonctionnaires, retraités, ouvriers. Beaucoup de membres de la liste sont activement engagés dans la vie associative, dans des domaines très variés (social, environnement, santé, culture, sport, économie, éducation). Cet ancrage associatif constitue un atout, dans la mesure où il pourra favoriser les relations entre les futurs élus et le terrain. Rappelons que le mode de gouvernance délibérative et participative prévu par « Nous Sommes Narbonne », repose sur une association permanente des habitants. L’âge moyen se situe dans la petite quarantaine ; elle est composée de 23 femmes et 24 hommes. Ces diverses caractéristiques indiquent qu’il s’agit d’une équipe qui prend pleinement part à la vie de la cité. Gageons que leur expérience et leur expertise seront d’un apport enrichissant pour Narbonne, qui aura à faire face à de nombreux défis dans les toutes prochaines années. La Rédaction du Clairon comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent 24 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Bravo, une liste de citoyens actifs loin des clivages politiques, une chance pour Narbonne J'aime Répondre
- Santé publique : est-elle en régression ? | Le Clairon
Santé publique : est-elle en régression ? Tout le monde n'est pas égal en matière d'espérance de vie Amorcée au milieu du 18ème siècle, la santé publique, la santé publique s’améliore de façon continue au cours du 19ème siècle avec l‘apparition des premières institutions d’ « hygiène publique » qui datent de la Révolution et se développent tout au long du siècle. Portées par un puissant mouvement hygiéniste ces institutions ne sont pas sans arrière-pensées : l’accès à l’eau potable, la création d’égouts, la lutte contre l’habitat insalubre (cf. Rapport Villermé 1840), mélangent attentions philanthropiques et souci de disposer d’une main d’œuvre efficace et rentable dans une France en plein essor industriel. Des statistiques sur la mortalité accompagnent le développement, dès 1850 d’une législation centrée sur l’habitat insalubre. Entre 1810 et 1900 l’espérance de vie, marqueur de l’amélioration de la santé publique, passe de 37 à 45 ans, malgré les guerres et les bouleversements sociaux, notamment en raison de la baisse de la mortalité infantile et juvénile. Depuis lors, l’espérance de vie ne cesse de progresser et on a l’habitude d’associer cette amélioration au développement de la société industrielle, puis post industrielle, liées au développement des connaissances scientifiques dont la médecine… Cette représentation d’un progrès de l’espérance de vie, corollaire du progrès économique et social, semble actuellement nuancée par une étude de l’INSEE publiée le 15 décembre dernier. Tout le monde n’est pas égal en matière d’espérance de vie L’étude de l’Insee montre que l’espérance de vie varie selon les catégories sociales et le sexe et que l’écart se creuse entre les 5% ayant le niveau de vie le plus élevé, soit > à 6 247 / mois et les 5% ayant le niveau de vie le plus faible soit < 497 / mois. En huit ans, l’écart a augmenté de 8,3 ans à 8,7 ans pour les femmes et de 12,7 à 13 ans pour les hommes. Traduits en espérance de vie, ces chiffres indiquent qu’en moyenne les femmes qui naissent en 2025 ont statistiquement une espérance de vie de 80,1 ans pour les plus pauvres et de 88,7 ans pour les plus riches, tandis que pour les hommes elle est de 85 ans pour les plus riches et de 72 ans pour les plus pauvres… A titre de comparaison aux Etats Unis, considérés comme un pays avancé et souvent cité en exemple en matière de développement, l’espérance de vie moyenne est en 2025 de 80,9 ans pour les femmes et de 75,9 ans pour les hommes. Les statistiques établies reposent sur un autre découpage de la population. Elles sont réalisées sur la base de quintiles qui représentent 20% de la population. Ce classement de la population par niveaux sociaux économiques, fait ressortir des écarts pouvant aller jusqu’à 15 ans entre les 20 % les plus défavorisés et les 20 % les plus aisés. Ainsi l’espérance de vie US est inférieure à celle de beaucoup de pays européens, dont la France. Cet écart s’explique par : - La différence entre les systèmes de santé français et US. Le système français est universel et couvre 100% de la population, il est financé par des cotisations sociales obligatoires et des impôts. Il est censé garantir un accès égal aux soins pour tous. Le système US repose essentiellement sur des assurances privées, complétées par des programmes publics comme Medicare et Medicaid qui ciblent une part limitée de la population. Mais l’accès aux soins reste inégal : 8 à 10 % de la population n’est pas assuré. - Des modes de vie sensiblement différents entre la France et les Etats-Unis, mais qui tendent à se rapprocher. Les Françaises et les Français consomment moins de « Junk food » (appelée « malbouffe » en Français ). Il s’agit d’aliments industriels et ultra transformés, riches en sucre et en graisse saturée. Ces pratiques alimentaires qui touchent particulièrement aux Etats-Unis les classent moyennes et pauvres, impacte leur espérance de vie. A cela s’ajoute la consommation des opioïdes stimulée par des conditions de vie plus frénétiques. Mais en France l’écart se creuse aussi en intégrant aux 5 % les plus pauvres la partie la moins aisée des couches moyennes, en cours de déclassement économique et social. Ainsi pour les 25% de la population dont le niveau de vie se situe entre les 497 € / mois mais qui reste inférieur à 1350 € par mois [[chiffre qui se situe légèrement au-dessus du seuil actuel de pauvreté et qui définit la catégorie des 30% des français les plus modestes ]], l’espérance de vie baisse aussi de 0,51 année pour les femmes et de 0,53 année chez les hommes pour la période considérée, soit une espérance de vie diminuée d’un peu plus de 6 mois… Ces résultats battent en brèche un certain nombre d’idées reçues : théoriquement l’espérance de vie est censée augmenter moins vite à mesure que le niveau de vie augmente ; or ce qui est mesuré c’est qu’au contraire l’écart se creuse en faveur des plus riches. D’autre part les Français ont été bercés depuis plus de 3/4 de siècle par la croyance en un progrès continu de l’espérance de vie : la tendance semble s’inverser actuellement. Où trouver les causes de la dégradation de l’espérance de vie On a voulu tout d’abord attribuer l’augmentation des écarts entre espérance de vie des plus riches et des plus pauvres à un « effet Covid ». Les catégories sociales les plus pauvres n’auraient pas eu les mêmes possibilités de se confiner que les plus riches et de plus ces catégories « pauvres » auraient du fait de leur travail fait partie des « personnes en première ligne », donc plus exposées à la contagion… Mais l’explication ne tient pas puisque les inégalités d’espérance de vie ne cessent de croitre après la pandémie. Par ailleurs, il est scientifiquement prouvé que le niveau de vie a une incidence directe sur l’espérance de vie. Lorsque le niveau de vie se dégrade, l’espérance de vie suit, ce qui a pour corollaire qu’à l’augmentation des inégalités financières correspond celle de l’augmentation des inégalités d’espérance de vie. Ce constat renvoie aux choix politiques effectués depuis plus d’une vingtaine d’années. Ils se traduisent par un démontage continu de l’Etat providence, au nom d’un ″réalisme″ justifiant des choix politiques néolibéraux. Ces choix, qui tendent à se délester d’un social trop couteux, en réduisant les charges contributives des entreprises, au prétexte qu’elles pèseraient excessivement sur leur compétitivité, ont rendu notre système de santé moins efficace et contribué ainsi à l’augmentation de la morbidité de la population française. Alors que l’accès aux soins devenait de plus en plus difficile, du fait de l’attrition continue du système de santé qui se conjuguait avec une baisse des -salaires réels- des catégories sociales les moins favorisés, une partie significative de la population s’est trouvée en situation de renoncer ou d’être privée de son droit à la santé, donc à la vie. La bataille est rude, les gouvernements de droite qui se succèdent tentent de maintenir leur projet néolibéral. Pourtant le démontage de l’Etat providence, n’a pas eu jusqu’à présent d’effet positif sur le redémarrage de l’économie française. Selon nos gouvernants, ce démontage ne serait pas allé assez loin…Faut-il le poursuivre au prix d’une augmentation de la morbidité, voire de la mortalité, chez tous ces « gens qui ne sont rien » ? Le modèle américain qui fascine tant nos gouvernants ″macronoïdes″ devrait nous en dissuader. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 20/11/2025 comments debug Commentaires (1) Noté 3 étoiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent Witz 30 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. Superbe J'aime Répondre
- Littérature : TERRE SOMNAMBULE | Le Clairon
Littérature : TERRE SOMNAMBULE Un vieil homme et un enfant marchent sur une route déserte du Mozambique Editions Métaillié, parution 10/01/2025 : 256 pages Un livre prodigieux ! Gilles Deleuze, à qui on demandait d ‘expliquer la notion de « concept « répondait « quelque chose de neuf ». Eh bien voilà ! « Terre somnambule « instaure une nouvelle façon d’écrire ! Mia Couto invente une langue ; et c ‘est prodigieux. Dès lors, peu m’importe les confusions du récit, en lisant, je deviens « terre somnambule ». Langue hybride, pollinisée par les parlers mozambicains, qui s’épanouit en un français « désidiomisé ». La langue de Mia Couto peut être ainsi considérée comme un véritable hapax. Les ressorts de cette distorsion langagière sont multiples : Jeux sur la polysémie : « Dans ce pays, la guerre avait mort la route » ; jeux avec les préfixes ; ‘ je déréussis à comprendre ». Substantivisation des verbes ou morphologisation des substantifs : « Murdingo s’était enfantiné »… Mia Couto nous replonge dans une langue originelle, langue - d’avant la langue, pré-langage fondateur. Bien sûr, cette langue est aussi celle de l’Afrique. Elle en évoque les sortilèges, les devins, le panthéisme et cette porosité entre la vie et la mort. On songe à Mabankou ; avec une dimension peut être plus épique. Le roman, se faisant, déroule un récit enchâssé. L’histoire du petit Muidingo et du vieil homme Tuahir encadre celle de Kindsu , révélé par ses cahiers, avec un jeu d’échos entre les deux. Certes, le récit est foisonnant, parfois brouillon, mais le livre reste ; à mes yeux, une mirifique découverte. Magali Dellaporta pour le Clairon de l’Atax le 31/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Inondations à Narbonne : un communiqué de RUBRESUS | Le Clairon
Inondations à Narbonne : un communiqué de RUBRESUS L'épisode de pluie bienfaitrice 17-19 janvier nous a littéralement submergés au vu des articles de presse rapportant les versions officielles des autorités et responsables sans aller plus loin sur des dysfonctionnements observés. logo Rubresus L'association RUBRESUS exerce une vigilance toute particulère aux questions environnementales qui concernent la Narbonnaise. Nous publions ici son communiqué diffusé suite à l'épisode pluvieux du 18 au 20 janvier dernier. La rédaction Communiqué de l’association RUBRESUS Orano Malvési, Bioterra : débordements de toutes parts ... Lors de l’épisode pluvieux qui a bienheureusement arrosé la basse vallée de l’Aude entre le 17 et 20 janvier 2026 des bassins d’eaux d’installations industrielles classées pour la protection del’environnement (ICPE) trop remplis ont provoqué de rejets intempestifs d’eaux non traitées dans le milieu naturel. Or, l’intensité du phénomène n’avait rien d’exceptionnel (200 mm en 3 jours) au regard d’évènements passés et s’inscrivait dans les mesures qui encadrent les activités de ces sites ainsi que dans les dispositions générales des plans de prévention (PPRI, 300 mm/24h). Les versions officielles des rejets et débordements des bassins présentées dans la presse ou dans les dispositions prises par les autorités n’expliquent pas les causes des dysfonctionnements et soulèvent beaucoup d’interrogations quant à la maîtrise des eaux tant par les autorités que par les industriels. Devant la haute sensibilité de ces rejets industriels vis à vis de l’environnement mais aussi du silence assourdissant de personnalités écologistes du coin et des élus locaux dans le giron de Malvési, l’association RUBRESUS toujours vigilante sur les atteintes à l’environnement dans la basse vallée de l’Aude et toujours soucieuse de transparence et de vérité revient ici sur ces surprenants couacs environnementaux et réglementaires qui se sont produits et peuvent se répéter. On remarquera tout d’abord que des week-ends, périodes de moindres disponibilités et vigilance, ont souvent été fatidiques : catastrophes 11-13 novembre 1999, 15-16 octobre 2018, intempéries 17-19 janvier 2026, ... Que s’est-il passé à Orano Malvési ? Dès le dimanche 18 janvier, soit au début de l’épisode, des bassins de traitement des eaux pluviales du site Orano Malévsi étaient déjà pleins ce qui a amené Orano avec l’accord des autorités à des rejets improvisés d’eaux non traitées vers le milieu naturel récepteur (L’indépendant du 24 janvier). "Les prélèvements ont démontré que les rejets d’eaux pluviales restent dans les limites de concentration" : la préfecture de l’Aude demande à Orano une "surveillance renforcée" après l’épisode méditerranéen - lindependant.fr Le Plan d’Opération Interne (POI) a été déclenché le lundi 19 janvier au matin en concertation avec DREAL et SDIS et un arrêté préfectoral d’autorisation des rejets d’eaux pluviales non traitées a été publié le mardi 21 janvier. Il est intéressant de souligner que cet évènement météorologique n’a pas été d’une grande intensité comme L. Triadou, directeur du Syndicat Mixte du Delta de l’Aude, l’a déclaré (L’Indépendant, 20 janvier) en le qualifiant de l’un des plus banaux qui soient (1 chance sur 2 dans l’année). Les eaux de ruissellement des installations Orano Malvési ne sont pas si anodines qu’on ne le pense. Elles proviennent notamment de la couverture de quelques dizaines de milliers m2 de l’Installation Nucléaire de Base (INB) ECRIN où sont stockés des déchets radioactifs en grande quantité et à même des sols. Les eaux pluviales du site comprennent également celles collectées au niveau de la ceinture souterraine de protection de l’INB. Les toitures des installations du site qui rejette fumées, polluants atmosphériques et poussières d’uranium et dérivés ainsi que les sols extérieurs contribuent aussi au flux global des eaux pluviales. Après collecte et analyses elles sont rejetées en milieu naturel (canal de la Robine via le canal de Tauran) si compatibles avec les prescriptions de rejet ou traitées si dépassements. Selon les déclarations d’autosatisfaction, les concentrations en polluants des rejets d’eaux non traitées seraient en dessous de valeurs limites. Nous émettons de fortes réserves à ce propos car face à des volumes importants d’eau il serait plus pertinent de considérer les flux (quantités) des polluants rejetés notamment des substances récalcitrantes et susceptibles de s’accumuler dans les milieux récepteurs (uranium, sels métalliques, ...). Pourquoi en est-on arrivé à ces rejets intempestifs d’eaux non traitées ? Lors de la Commission de Suivi du Site (CSS), 13 janvier 2026 à la Sous-Préfecture de Narbonne, Orano et la DREAL ont présenté et validé la stratégie de gestion des eaux du site appliquée en 2025 qui s’oriente vers une réduction des prélèvements d’eau industrielle (forage, captage source Oeillal) avec recyclage interne d’une partie des eaux pluviales. La mise en œuvre de ces nouvelles pratiques de gestion/réutilisation de l’eau, si louables soient-elles, nécessitent cependant de disposer d’une réserve tampon d’eau suffisante afin de satisfaire aux besoins des procédés de fabrication. La saturation des bassins dès le début de l’épisode tend à montrer que leur capacité disponible n’étaient peut être pas suffisante ou qu’ils étaient déjà pleins ou presque avant. Or des bassins pleins ne servent plus à rien pour stocker des afflux d’eaux ni empêcher alors des rejets d’eaux non traitées. Il aurait été judicieux d’anticiper ces risques en réajustant au préalable la capacité réelle nécessaire de stockage des eaux pluviales et les installations adéquates. Le déclenchement d’un POI ou la publication d’un arrêté préfectoral après coup (*) paraissent trop décalés en regard des enjeux et de la nécessité d’anticipation et de prévention. Le 18 janvier il était déjà trop tard pour empêcher les problèmes éminemment prévisibles et attendus. L’épisode était parfaitement annoncé en particulier auprès des responsables, autorités et les dispositions adéquates de prévention des risques de débordement auraient dû être anticipées, préparées et mises en œuvre pour y pallier. Subir un évènement modéré attendu n’est pas acceptable et l’anticiper devrait être un impératif surtout en site SEVESO 2 seuil haut. « Bioterra sur Veyret » Site industriel relevant de la classification ICPE, le centre de traitement des boues d’épuration par compostage Bioterra Narbonne, filiale de Veolia Eau, autorisé à traiter 40 000 t de boues de stations d’épuration et à produire 25 000 t de composts est implanté aux abords immédiats du barrage de Cap de Pla Narbonne et du rec de Veyret. Les installations comprennent un bâtiment de 10 000 m2, une aire extérieure de 10 000 m2 et voirie. Un bassin de 1000 m3 collecte des eaux de ruissellement du site. La haute sensibilité de cette installation industrielle est qu’elle est implantée sur le site du forage d’eau potable Le Ratier (F2) qui alimente des quartiers de Narbonne, en plein périmètre de protection rapproché du forage qui interdit tout rejet polluant. Le 18 janvier à 00h30, soit quelques heures à peine depuis le début de l’épisode pluvieux annoncé, le débordement du bassin s’est produit et a été signalé lundi 19 aux autorités qui ont été amenées à prendre un arrêté préfectoral mercredi 21 janvier. La principale prescription est de porter la capacité de 1000 à 1680 m3 dans les 3 mois, ce qui peut paraître comme une mesurette, accompagnée de mesures sur les contrôles analytiques des eaux et la gestion du bassin (vidange, curage). Compte tenu des compétence de la société en matière de traitement d’eaux et de la sensibilité du site, des mesures de traitement des eaux pluviales auraient été judicieuses. La lecture édifiante de l’arrêté préfectoral (**) pourrait se résumer en un malheureux constat que tout le monde avait faux dans cette affaire et que ce dysfonctionnement est révélateur de tergiversations et négligences. En effet, après un arrêté préfectoral du 3 août 2023, la DREAL a fait plusieurs demandes : justification de la capacité du bassin, mise en œuvre de travaux d’extension du bassin qui pour diverses raisons n’ont pas été suivies. Et tout cela sur un site manipulant des quantités considérables de boues de station d’épuration, matières à fort potentiel de pollution organique et microbiologique, au cœur du périmètre de protection rapproché d’un forage d’eau potable. Compte tenu du caractère polluant de l’activité et son implantation, il est affligeant voire désespérant de voir que des mesures évidentes et impératives de protection aient autant tardé et pas encore réalisées. Ces exemples de risques de deux sites industriels sensibles dont un site nucléaire majeur de la filière montrent que ce n’est ni la faute à pas de chance ni au changement climatique mais plutôt que ce serait, aux plus hauts niveaux, des négligences, tolérances, manque d’anticipation, de transparence et d’écoute, qui ont pu contribuer à ces dysfonctionnements. Nos craintes s’étendent à d’autres sites industriels de traitement de déchets du Narbonnais (décharge contrôlée d’ordures ménagères), de stations d’épuration qui subissent des afflux d’eaux qui « lessivent » les bassins de décantation et d’aération et entraînent massivement des polluants organiques, minéraux et microbiens dans les milieux naturels. Les épisodes pluvieux qui vont suivre sont à très hauts risques vu la précarité des installations actuelles. (*) Arreté préfectoral Orano : https://www.aude.gouv.fr/contenu/telechargement/36477/249865/file/APMU-ORANO_signe_SG_2001.pdf (**) Arreté préfectoral Bioterra : https://www.aud https://www.aude.gouv.fr/contenu/telechargement/36519/250206/file/2026-APMU-bioterra-bassinv2_sign%C3%A9_2101.pdf e.gouv.fr/contenu/telechargement/36519/250206/file/2026-APMU-bioterra-bassinv2_sign%C3%A9_2101.pdf ( comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Nucléaire : la France casse sa tirelire ? | Le Clairon
Nucléaire : la France casse sa tirelire ? Où trouver l'argent pour financer les coûts pharamineux de la relance du nucléaire français ? Image réalisée par Iphigénie Atrides (avec le concours de raphael.app) Le 12 mars dernier, pour la première fois depuis son élection en 2017, le président de la République E. Macron, est allé visiter une centrale nucléaire. Il s’agissait du site EDF de Penly en Seine Maritime, où il est projeté de construire 2 des 6 nouveaux EPR2, prévus dans le cadre du plan de relance du nucléaire qu’il avait annoncé en février 2022. A cette occasion, le président avait convoqué sur place le cinquième conseil de politique nucléaire : à la fois pour célébrer la relance de l’atome, mais aussi pour préciser les modalités de financement des 6 futurs EPR2. Des effets d’annonce à la réalité Le plan de relance du nucléaire annoncé dans l’effervescence de la campagne des présidentielles 2022, devait être selon E. Macron le ″chantier du siècle″ et renforcer la place de l’atome, déjà première source d’électricité en France. Mais le passage du discours aux actes a fait surgir de nombreux problèmes concrets, à commencer par la question du financement de ce plan. Nous avons montré dans notre article du mois de février dernier, intitulé « La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? » (*) que le coût de construction des 6 premiers EPR2, annoncé à 72,8 milliards €, semblait déjà largement sous-évalué, alors que certains experts estimaient un coût final avoisinant les 250 milliards €… Ce gap phénoménal s’expliquerait à la fois par une sous-évaluation du coût des travaux, par la non prise en compte de certaines procédures et surtout par la difficulté à trouver sur les marchés financiers des conditions de prêts compatibles avec la rentabilité de ces nouveaux équipements. Selon de nombreux experts, les taux d’intérêts demandés, compte tenu des incertitudes liées à ce type de chantier, seraient trop élevés et donc le montant des remboursements trop important, pour parvenir à un prix de vente de l’électricité produite compatible avec les prix du marché. Dans une telle situation, il ne resterait alors que 2 solutions : renoncer au plan de relance, ce qui est ″macroniquement impossible″ ou apporter un soutien financier de l’Etat, (par ailleurs réputé fortement endetté), au maître d’ouvrage EDF, lui-même endetté à hauteur de 51,5 milliards € fin 2025 (**). Mais un tel soutien, risquerait de contrevenir aux règles de libéralisation du marché de l’énergie, édictées par l’Union Européenne. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) tire-lire des citoyens et vache à lait de l’Etat ? Cela faisait un an que le président Macron évoquait la possibilité de recourir, pour financer les 6 futurs EPR2, au Fonds d’Epargne de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui est un établissement public, . Le 10 mars dernier, lors de son discours d’ouverture du Sommet mondial sur le nucléaire civil qui réunissait à Billancourt une quarantaine de dirigeants mondiaux, politiques et financiers, il s’est adressé au public sur le mode « comediante ! tragediante ! » qu’il semble affectionner : « J’appelle chaque acteur public et privé à prendre sa part » (ndlr : dans le financement des nouveaux projets du plan de relance) « Nous devrions nous réveiller pour que les banques et les assurances aillent plus vers le nucléaire ». Encore faut-il que les projets soient crédibles ! Il est vrai que le contexte mondial actuel, notamment la situation de guerre au Moyen-Orient, met en lumière la fragilité des approvisionnements en pétrole et en gaz et joue en faveur du nucléaire. Déjà des institutions financières comme la Banque Mondiale avaient établi en juin 2025 un partenariat avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) pour soutenir l’utilisation responsable d‘une énergie sûre et sécurisée dans les pays en développement. De son côté la BEI (Banque Européenne d’Investissement) a accordé en mars 2025 un prêt de 400 millions € sur 25 ans au groupe français ORANO, dans le cadre de ses activités d’enrichissement d’uranium. De son côté l’Union Européenne a toujours financé le nucléaire dans le cadre du traité Euratom signé en 1957. Pour l’avenir, la Commission européenne estime le besoin de financement du nucléaire à 241 milliards € : quelle serait la part du gâteau pour la France et pour financer quoi ? Malgré ce climat qui semble favorable au foncement d’un « nouveau nucléaire », le plan de relance français a besoin de certitudes, quant à la capacité des projets d’EDF à le réaliser dans les délais annoncés et dans des conditions techniquement satisfaisantes et financièrement équilibrées, ce qui n'est actuellement pas le cas. Alors pourquoi ne pas mobiliser les fonds d’épargne de la CDC ? Compte tenu de son statut d’établissement public, c’est une source de financement qui ne pourra rien refuser au gouvernement, même lorsque les investisseurs traditionnels font la fine bouche. La CDC gère une partie de l’épargne règlementée des Françaises et des Français. Celle-ci est centralisée dans un Fonds d’Epargne qui gère 59,5% des dépôts sur les livrets A, LEP (Livret d’Épargne Populaire) et LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire). L’encours s’élève en mars 2026 entre 400 et 415 milliards €. Cette épargne est transformée en prêts à long terme, actuellement destinés pour la plus grande partie d’entre eux : - Environ 75 % au logement social et à la politique de la ville - Environ 25 % à des projets d’intérêt général ou à la transition écologique et énergétique Les conditions d’emploi du Fonds d’Epargne de la CDC pour le financement du nucléaire restent floues C’est par un communiqué de l’Elysée, concomitant au Vème conseil de politique nucléaire tenu à Penly le 13 mars dernier, que l’annonce de l’emploi du Fonds d’Epargne de la CDC a été faite. Il s’agirait d’utiliser cette ressource pour octroyer des prêts bonifiés de longue durée afin d'atténuer le coût du financement des 6 EPR2 et de ramener ainsi le prix de vente de l’électricité produite à un niveau compatible à celui du marché. Le communiqué indique que ces prêts bonifiés pourraient financer jusqu’à 60% du montant total de l’opération, mais rien n’est dit sur le taux d’intérêt qui leur serait appliqué. Selon diverses estimations, à prendre avec prudence, cette mesure impliquerait un prélèvement sur le Fonds d’Epargne de 3 à 4 milliards € /an pendant une quinzaine d’années. L’épargne règlementée : une source de financement du nucléaire soumise à diverses contraintes Il faut tout d’abord que la Commission européenne autorise cette aide qui tend à contrevenir au principe de la libéralisation du marché de l’énergie. Il faut ensuite disposer de garanties plus sérieuses quant à la bonne fin du plan de relance, que le flou sur les coûts de ce plan (non arrêtés), sur les délais de réalisation des EPR2 (Cf : le précédent des retards des EPR Flamanville, Hinckley Point, Olkiluoto), sur les arbitrages politiques incertains (prolongation du parc existant, réacteurs de 4ème génération, etc.), pour engager des financements garantis par l’Etat. La politique française en matière d’énergie nucléaire nécessite de la stabilité, de la continuité et de la détermination dans les choix engagés. Dans la confusion politique qui règne actuellement, ces conditions ne sont pas réunies. La relance du nucléaire en février 2022 apparait de plus en plus comme un effet d’annonce, sans préparation sérieuse, que la gouvernance actuelle essaye de faire coller à la réalité par toutes sortes d’expédients, dont le recours au Fond d’Epargne de la CDC. Pourtant d’autres emplois de cette ressource semblent plus urgents et indispensables, particulièrement dans le secteur du logement actuellement en crise grave, conformément aux missions traditionnelles du Fonds d’Epargne de la CDC. Curly Mac Toole et Hubert Reys pour le Clairon de l’atx le 18/03/2026 (*) https://4246442.wixsite.com/le-clairon/a-la-une/la-d%C3%A9cision-de-relance-du-nucl%C3%A9aire-a-t-elle-%C3%A9t%C3%A9-suffisamment-r%C3%A9fl%C3%A9chie-%3F (**) À la fin 2025, la dette financière nette d’EDF s’élève à environ 50,5 milliards d’euros, selon les rapports les plus récents de la Cour des comptes . Mais le besoin d’investissement est estimé pour la période 2025 à 2040 à environ 460 milliards € à la fois pour les travaux de prolongation du parc nucléaire existant et pour le plan de relance d’E. Macron. comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : LES RAYON ET LES OMBRES (*) | Le Clairon
Au cinéma : LES RAYON ET LES OMBRES (*) France – 3h15 – 2026 Un film de Xavier Gianoli avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl. Gestapiste-allons nous revoir leurs successeurs suite aux présidentielles 2027 (image Iphigénie Atridès) "Il a osé " Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Jean et Corinne Luchaire, sa fille vont évoluer du pacifisme convaincu à la collaboration la plus sordide. Il faut avoir du courage pour se coltiner à l'écran le thème de la collaboration pendant la guerre. C'est tellement plus facile de citer des actes héroïques, des actions d'éclat, mais creuser dans les bas-fonds de l'âme humaine et mettre à jour ce que l'individu a de plus immonde, il faut oser. C'est pourtant ce que fait Gianoli avec audace, témérité et justesse, mais il fallait bien 3h15 pour comprendre comment doucement le trio infernal, Luchaire, père et fille avec Otto Abetz, leur ami va se tourner vers la collaboration avec l'ennemi. Comment finalement, un journaliste passionné qui veut faire vivre son journal, va consciemment relayer les idées nazies de son ami allemand. Car Jean Luchaire et Otto Abetz ont des arguments pour étayer leur collaboration "il vaut mieux une vache à traire qu'une vache à tuer ". Pendant que la France est exsangue sous le joug allemand, les Français arrêtés et torturés par les Allemands, Luchaire et sa fille font la fête, boivent du champagne et mangent du caviar. Vu de son fauteuil de cinéma, ces images semblent incongrues, mais insidieusement, le développement de cette pensée nauséabonde s'insinue dans l'esprit de ces hommes que le pacifisme a aveuglés. Luchaire n'est pas seulement un "collabo", il est aussi un escroc mu par sa soif inextinguible d'argent. Il aime le luxe, il aime l'argent et le pouvoir que celui-ci lui procure. Il tient à faire vivre son journal et pour cela, il lui faut une trésorerie, mais il n'hésitera pas à puiser dans celle-ci pour ses besoins personnels et ceux de sa fille. Ce film, tellement d'actualité résonne fortement par les temps qui courent et nous savons malheureusement que "le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde." (Bertolt Brecht). Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 20/03/2026 (*) titre tiré du recueil de poèmes de Victor Hugo dans lequel il explique qu'il faut chercher au-delà du manichéisme pour expliquer le comportement humain : « Tout homme sur la terre a deux faces, le bien et le mal. Blâmer tout, c'est ne comprendre rien. Le même être est victime et bourreau tour à tour. » comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés | Le Clairon
Orano-Malvési jette l’éponge et abandonne le projet TDN d’incinérateur de déchets radioactifs nitratés Un communiqué des associations RUBRESUS et COL.E.R.E qui raconte l'histoire d'une lutte contre un projet menaçant la santé d'une population Logo Rubresus Les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont l’immense satisfaction de révéler la plus surprenante des informations : Orano Malvési abandonne le traitement du stock de déchets radioactifs nitratés TDN après une décennie d’instruction chaotique du projet TDN THOR. Cela a été annoncé le 13 janvier 2026 devant la Commission de Suivi du Site en sous-préfecture en réponse à une question de A. Bories, représentant des associations COLERE- RUBRESUS. Nous partageons le formidable succès patiemment et laborieusement construit dans la lutte menée avec la population et les acteurs du territoire qui nous ont portés tout au long de cette dernière décennie. Afin de savourer pleinement la retentissante victoire de tous ceux qui y ont contribué, nous retraçons ci-après quelques grands moments et hauts faits, bien qu’il soit difficile de résumer 10 années d’une épique lutte multiforme. TDN : c’était quoi et pourquoi Le site nucléaire narbonnais Malvési crée en 1959 a purifié et transformé plus de 500 000 tonnes d’uranium et a stocké depuis des déchets liquides nitratés et contaminés en bassins à ciel ouvert qui s’étendent aujourd’hui sur environ 200 000 m2 (20 ha) et contiennent 400 000 m3 de déchets concentrés à haut potentiel polluant. Dans le cadre du plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) l’ASN avait demandé à Orano (ex AREVA) Malvési de traiter les déchets stockés en vue de supprimer les bassins. Fin 2015, une demande d’autorisation d’exploitation du traitement des déchets radioactifs nitratés TDN était déposée. Les risques environnementaux de ce gigantesque stock de déchets en bassins perchés dans les vestiges d’une ancienne mine étaient avancés comme justification du projet TDN. Le projet TDN faisait appel à un procédé thermochimique complexe (licence THOR) qui détruisait, « brûlait », les nitrates par combustion de charbon bitumineux dans un four à 800°C sous oxygène et hydrogène. Parallèlement, une forte quantité de poudre d’argile était incorporée dans le four (lit fluidisé gazeux) en vue de retenir les substances radioactives des déchets ainsi que ses autres constituants (éléments métalliques et minéraux). Après filtration du flux argilo-gazeux et traitement catalytique des oxydes d’azote NOx et d’oxydation thermique, les produits résiduels de combustion du charbon et des nitrates ainsi que des poussières étaient rejetés via une cheminée de 32 m dans l’air narbonnais. Bien que la communication AREVA- Orano ait largement annoncé que les rejets étaient de la vapeur d’eau, le profil chimique et les flux des substances rejetées à l’atmosphère mentionnés dans la demande d’autorisation s’apparentaient à ceux d’un gros incinérateur d’ordure ménagères d’une agglomération de 200. 000 habitants, doublés de rejets de composés spécifiques aux déchets traités (éléments radioactifs) et au procédé TDN THOR (composés organiques volatils). Un rejet populaire et solidaire par le territoire narbonnais L’enquête publique effectuée à la fin de l’été 2016, en pleine rentrée et vendanges, se serait déroulée dans une quasi indifférence et méconnaissance des réels enjeux environnementaux du projet si l’association RUBRESUS toujours vigilante et perspicace n’avait émis le seul avis défavorable à TDN et argumenté. S’en est immédiatement suivi un relai via des acteurs associatifs et une mobilisation populaire sans précédent dès 2017 qui de réunions publiques en rassemblements place de la mairie et défilés sans fin sur les boulevards de Narbonne sous l’ardeur du Collectif Familles Papillons allaient réunir de milliers de personnes opposées au TDN THOR. Narbonne n’a jamais connu d’événements d’une telle ampleur sur des problématiques environnementales. La mobilisation a bien évidemment fait appel à des pétitions parcourant les communes du Narbonnais, accompagnées de pétitions en ligne, signées par des milliers de citoyens et prolongées par une pétition auprès du parlement européen portée par les citoyens européens soucieux d’un cadre de vie sain en Narbonnaise. Des personnalités de premier plan : Pierre Richard, Gérard Bertrand et bien d’autres nous ont apportés leur précieux soutien et permis une audience élargie du mouvement. La filière vinicole (Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc) a mandaté des contre-expertises sur les impacts du projet TDN menées avec des sommités scientifiques reconnues dans les domaines de la technologie du procédé, des impacts environnementaux, sanitaires, économiques. La filière tourisme est également intervenue activement dès le début. La solidarité du territoire narbonnais s’est aussi exprimée par l’organisation d’évènements caritatifs associant des spectacles avec le chœur des Fernande, Coursan, et la participation très appréciée et unanime des vignerons de Clape et du Narbonnais. Toutes ces belles initiatives ont construit un ciment territorial résistant aux épreuves et au temps. Des armes scientifiques et juridiques en opposition à TDN Détonateur de l’opposition au four TDN dès l’enquête publique, RUBRESUS n’a cessé d’animer scientifiquement les débats en explorant les nombreux dossiers du projet, en élaborant des rapports scientifiques et techniques et en participant à des conférences (préfecture/CoDERST, Mairie Narbonne, Commission Nationale du Débat Public,). Les incertitudes et fragilité technologiques du procédé TDN THOR, la nature de polluants variés susceptibles d’être rejetés (produits de combustion, substances radioactives), leurs impacts environnementaux et sanitaires ont été clairement expliqués. Ces solides bases ont permis de contester point par point les éléments de l’active communication d’Orano virant à une propagande massive étalée par pages dans la presse quotidienne locale. Grâce au formidable accueil reçu lors des campagnes de collecte de fonds (cagnottes en ligne, dons, mécénat) les associations RUBRESUS et COL.E.R.E ont pu engager dès 2018 des recours juridiques envers l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation avec le concours d’un des plus grands cabinets d’avocats en droit de l’environnement, ainsi qu’envers le permis de construire. Ces démarches ont abouti en 2022 à la suspension de l’arrêté préfectoral pour cause d’irrégularités constatées par la Cour Administrative d’Appel de Marseille et à une seconde enquête publique. L’instance juridique a ensuite estimé que les modifications et compléments apportés lui permettait de valider le nouvel arrêté préfectoral d’autorisation en 2023. La procédure juridique a été poursuivie par les deux associations par pourvois devant le Conseil d’Etat. Son jugement en faveur de l’autorisation d’exploitation TDN a été prononcé en octobre 2025. Une instruction chaotique La demande d’autorisation présentée fin 2015 a suivi un parcours chaotique pour se solder par l’abandon du projet en 2026 : 2 procédures d’enquête publique, deux arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploitation et recours juridiques jusqu’au plus haut niveau. Il convient de rappeler que la seconde enquête publique a recueilli près de 500 avis défavorables, ce que le commissaire enquêteur n’avait jamais vu. Les oppositions au projet ont su mettre en évidence les points faibles et impacts néfastes du traitement TDN. Nos solides recours juridiques ont longtemps repoussé la prise de décision de réalisation de l’installation. Au bout des procédures juridiques, Orano s’est enfin aperçu du profond décalage entre son projet TDN d’un autre temps et les enjeux environnementaux et sociétaux actuels et à venir pour finalement abdiquer à réaliser son coûteux projet TDN (environ 100 millions €). Les dindons de ... TDN L’obtention de l’autorisation du projet TDN auprès des autorités (préfet, DREAL) s’est forgée à partir d’avis favorables d’experts, de personnalités locales et d’élus. La justification du projet TDN a été axée sur la nécessité d’éliminer le gigantesque stock de déchets liquides à haut potentiel polluant présents dans des bassins exposés à des risques climatiques et environnementaux. L’avis favorable émis par une personnalité écologiste locale à propos du traitement thermochimique TDN, avis qui a d’ailleurs surpris le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique en 2016, réitéré en commission CoDERSTa fait pencher la balance. De même, les avis du président de la communauté d’agglomération narbonnais et d’autres élus de communes riveraines et de la communauté d’agglomération se sont alignés sur la thèse de l’urgence à éliminer les déchets en bassins par le traitement TDN. On comprend l’embarras et la position délicate de ceux qui ont pointé du doigt les risques des bassins pour justifier TDN et qui aujourd’hui sont abandonnés et miss devant le fait accompli de l’extension substantielle des bassins sans aucune solution de traitement à la clé. En effet, la volte-face d’Orano par l’annonce de l’abandon du projet TDN a été discrètement précédée d’une nouvelle autorisation préfectorale 25 juillet 2025 de rehausse des digues de bassins existants augmentant significativement la capacité de stockage de produits liquides de 32% en la portant de 451 000 à 596 000 m3. Cela, sans enquête publique ni publicité. L’autorisation du traitement TDN THOR a été octroyée notamment sur la foi d’un expert, professeur Université Strasbourg/CNRS, choisi par le préfet, qui a affirmé la faisabilité et la fiabilité du procédé TDN THOR. Une autre expertise sur les impacts sanitaires du traitement a été confiée à l’IRSN et semblait plus réservée quant à l’innocuité de rejet de certains polluants. L’abandon du projet TDN semble aujourd’hui motivée par la prise en compte tardive de l’opposition de la population face aux impacts environnementaux et sanitaires, des consommations massives de ressources (eau, énergie carbonée, réactifs chimiques) et peut-être d’incertitudes de la fiabilité du procédé voire des coûts très élevés d’investissement et d’exploitation du traitement TDN. Tous ces points ont déjà été développés par RUBRESUS. Le renoncement au projet TDN pourrait être perçu comme un désaveu voire une éventuelle décrédibilisation des experts, autorités et instances qui se sont engagé en faveur de TDN.. En prolongement des interrogations sur l’indépendance d’experts ou personnes qualifiées, la parfaite harmonie qui règne au sein de l’observatoire des rejets entre représentant écologiste nommé, Orano, préfecture n’a pas levé nos doutes, notamment après l’absence de réaction à l’abandon de TDN dont ces responsables étaient favorables à sa réalisation ni quant à l’extension significative de la quantité de déchets liquides accumulés dans les bassins dont ils dénonçaient les risques. Les magistrats à tous les niveaux des juridictions qui ont dû recourir à des analyses particulièrement approfondies des requêtes des associations RUBRESUS et COL.E.R.E et des mémoires d’Orano et du préfet n’ont pas été finalement récompensés de leur ardeur à attester la légalité de l’autorisation définitive du projet TDN sitôt mis au placard. Rendre à César ... les honneurs d’avoir dit NON à TDN D’autres élus et représentants ont su se lever pour dire NON à TDN. Les élus du Conseil Départemental ont émis un avis défavorable tout comme la Chambre d’Agriculture de l’Aude devant de CoDERST en 2018 où il n’a manqué qu’une voix contre TDN ... Après avoir invité RUBRESUS à exposer ses arguments devant le Conseil Municipal, le maire de Narbonne s’est prononcé en défaveur du projet TDN (avis consultatif) lors du second CoDERST en 2022. Rappelons les contre-expertises présentées par d’éminents scientifiques ainsi que l’opposition des instances professionnelles de la filière vinicole. Le renoncement d’Orano au projet TDN est à mettre au crédit des résistants à TDN. Et maintenant ... Après l’abandon de TDN et sans autre solution de traitement applicable, Orano va continuer le remplissage des bassins de stockage durant des années encore, peut-être plus, le temps de nouvelles études et de validation d’un hypothétique nouveau procédé. Les recommandations émises dans le cadre du PNGMDR n’ont pas été respectées à ce jour. Que vont faire les autorités et tous les fervents supporter de TDN face au sur-remplissage inexorable des bassins dont ils redoutaient tant les risques ?a légalité de l’autorisation définitive du projet TDN sitôt mis au placard. Pour les 2 associations Joelle Blanc & André Bories le 1er février 2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Au cinéma : LE GÂTEAU du PRÉSIDENT | Le Clairon
Au cinéma : LE GÂTEAU du PRÉSIDENT Le poids d'un dictateur Sadam Hussein sur la vie quotidienne d'une petite fille Irak marais de Mésopotamie (Image par florencedidiot de Pixabay) Irak, Qatar,U.S.A – 1h42 – 2025 Un film de Hasan Hadi avec Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat. Nous sommes en 1990, Sadam Hussein est au pouvoir en Irak et pour son 50ème anniversaire, dans chaque école, un enfant est tiré au sort pour confectionner un gâteau d'anniversaire. Ce qui pourrait être un honneur dans un monde "normal" devient "une sacrée galère " dans le monde absurde de Hussein. Lamia, petite écolière de 9ans va en faire la douloureuse expérience. Elle va donc partir à la ville avec sa grand-mère pour chercher ces ingrédients rares que sont œufs, sucre, farine et levure. Elle emmène avec elle, son coq Hindi et son ami Sayeed qui doit apporter des fruits. Lamia va devoir pour remplir son contrat faire preuve de débrouillarde et de ruse. On est confondu de voir ces enfants confrontés à des problématiques d'adultes, il ne s'agit pas simplement d'acheter ces produits, mais de les négocier, de les marchander, de les échanger contre des services et de risquer sa vie et même plus à tout moment. C'est un premier film de Hasan Hadi et c'est une réussite saluée par la Caméra d'Or au festival de Cannes. Hadi a voulu camper une histoire particulière réelle dans l'Irak sous la domination d'un dictateur, le pays est sous le coup de sanctions internationales qui le font basculer dans la misère et la pauvreté aggravées par la corruption. Hadi raconte une partie de sa jeunesse et son pays à cette époque difficile, sous le joug d'un dictateur et soumis à une propagande effrénée. Il tourne avec des acteurs et actrices non-professionnels –elles dont la prestation nous étonne. C'est extrêmement joyeux et en même temps terrifiant, le combat de ces deux enfants qui restent jeunes et joueurs et qui devant l'adversité font face avec courage, nous émeut. Cet Irak, dont on ne connait que peu de choses si ce ne sont les articles dans les journaux , est une découverte. Pour un premier film, c'est un coup de maitre ! Patricia Renaud pour le Clairon de l'Atax le 06/02/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Municipales 2026 : une conférence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" | Le Clairon
Municipales 2026 : une conférence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" A côté des listes constituées par les partis politiques, une liste citoyenne issue du collectif "Une gauche pour Narbonne" vient d'être crée. Laurent Fabas entouré de membres de son équipe (photo D.B.) Depuis plusieurs semaines, un collectif citoyen animé par Laurent Fabas, travaille à la constitution d’un programme, en vue de présenter une liste aux municipales de mars 2026. Le moment était venu d’annoncer officiellement l’entrée en campagne de cette liste qui dénommée : « Nous sommes Narbonne – citoyenne et populaire ». Le lieu choisi pour cette première conférence de presse était symbolique : il s’agissait de la passerelle franchissant le Rec de Veyret, à hauteur de l’Espace Liberté, car « Nous sommes Narbonne » à beaucoup à dire sur le projet d’aménagement censé protéger des inondations les quartiers riverains de Narbonne. Pour construire son programme « Nous sommes Narbonne » (NsN) s’est fixé comme méthode de multiplier les rencontres de terrain, puis de travailler les informations recueillies dans des ateliers thématiques ouverts à tous et de les transformer en éléments de programme soumis au vote des participants. Cette méthode de travail repose sur l'idée que les divers acteurs engagés à titre individuel ou collectif dans la vie locale, témoignent de leur expérience, voire de leur expertise sur différents sujets et deviennent acteurs des propositions faites par la liste. Il s’agit d’une démarche de co-construction d’un programme, qui rompt avec les habituelles fabrications en ″petit comité″ de tel parti ou mouvement… Les travaux de ces ateliers ouverts à tous et l’ensemble des documents relatifs à la campagne de « Nous sommes Narbonne » peuvent se retrouver sur le site : https://www.noussommesnarbonne.fr . 3 ateliers ont déjà eu lieu : ils étaient consacrés au logement, à la démocratie et à l’économie et l’emploi. Six autres ateliers sont encore prévus jusqu’au 9 mars. Ils porteront sur : L’agriculture, l’alimentation et la santé, le 3 février, Sur la tranquillité et le vivre ensemble, le 9 février, Sur les transports le 20 février, Sur l'enfance, le 27 février, Sur la culture, le sport et la vie associative, le 03 mars, En raison de l’importance du sujet, une nouvelle réunion publique sera consacrée au logement le 09 mars. Le lieu de ces réunions sera, dans la mesure du possible différent à chaque fois, l’idée étant d’irriguer les différents quartiers de Narbonne. Il sera communiqué sur le site de « Nous sommes Narbonne ». Mais cette première conférence de presse de la liste a aussi été l’occasion pour NsN de préciser son analyse et ses positions, quant au traitement es risques d’inondation de certains quartiers ouest de Narbonne. Risques d’actualité, puisque la crue du Rec de Veyret des 18 et 19 janvier derniers avaient entraîné la mise à l’abri, suite à un arrêté préfectoral, d’une partie de la population de ces quartiers riverains. Le projet de barrage, porté par la municipalité actuelle sur proposition du Syndicat mixte du delta de l’Aude (SMDA), ne peut selon elle constituer une solution au problème des inondations. NsN précise qu’il ne s’agit pas d’exprimer un désaccord politique, mais : « d’un désaccord à la fois technique et de prospective », compte tenu des évènements extrêmes susceptibles de se produire compte tenu du changement climatique. Il faut changer de logiciel et, au lieu de construire un barrage plus ou moins efficace, « tenir compte des besoins du ruisseau en cas de crue » et favoriser l’écoulement des eaux en élargissant le cours du Rec de Veyret, notamment sur son passage à proximité des quartiers de Maraussan et de la Mayolle. Cet élargissement serait accompagné de la création d'une coulée verte et d'un aménagement des berges, sachant que le coût de ces travaux (ndlr : 26,4 millions €) est déjà budgété, puisqu’il correspondrait au montant des travaux estimés pour la construction du barrage prévu sur la commune de Montredon… NSN a accompagné ses propositions d’une carte situant le réaménagement du Rec de Veyret à hauteur de quartiers ouest de Narbonne accompagnée d’une image esquissant le projet de coulée verte. La rédaction du Clairon le 01/02/2026 Lien vers carte ; https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=9d375c8342&attid=0.1&permmsgid=msg-f:1855943054064832083&th=19c1a25fdce34e53&view=att&zw&disp=safe Len vers esquisse Esquisse : https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=9d375c8342&attid=0.2&permmsgid=msg-f:1855943054064832083&th=19c1a25fdce34e53&view=att&zw&disp=safe comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Pat 02 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Bonne chance! J'aime Répondre












