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  • Les tribulations d’un Mercosur pas si sĂ»r | Le Clairon

    Les tribulations d’un Mercosur pas si sĂ»r Tout comme le marchĂ© commun de l’union EuropĂ©enne, il existe depuis 1991 un marchĂ© commun sud-amĂ©ricain. L’idĂ©e de base est que le Mercosur peut prĂ©senter un dĂ©bouchĂ© commercial intĂ©ressant pour l’Union EuropĂ©enne Drapeau de l'accord Mercosur Tout comme le marchĂ© commun de l’union EuropĂ©enne, il existe depuis 1991un marchĂ© commun sud-amĂ©ricain, formĂ© actuellement entre Le BrĂ©sil, L’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay, la Bolivie. A cotĂ© de ce bloc, Ă  l’intĂ©rieur duquel fonctionne le libre-Ă©change, d’autres Ă©tats sud-amĂ©ricains participent partiellement Ă  ce marchĂ©. L’idĂ©e de base est que le Mercosur peut prĂ©senter un dĂ©bouchĂ© commercial intĂ©ressant pour l’Union EuropĂ©enne d’oĂč l’accord entre ces 2 organismes qui vient d’ĂȘtre signĂ© le 17 janvier au Paraguay. De l’origine du systĂšme de libre Ă©change Ce systĂšme se fonde sur la thĂ©orie des « avantages comparatifs », formulĂ©e en 1817 par l’économiste et philosophe britannique David Ricardo . L’idĂ©e de dĂ©part est que 2 pays qui commercent ensemble, gagnent toujours en se spĂ©cialisant selon leurs avantages comparatifs. (Avantage Ă  celui qui arrive Ă  proposer un bien ou un service avec le coĂ»t relatif le plus bas). Mais la complexitĂ© des accords commerciaux modernes met Ă  mal une partie du mĂ©canisme dĂ©crit par Ricardo. Pour Ricardo, il n’y avait que des frontiĂšres douaniĂšres qui rĂ©gulaient le libre-Ă©change, alors que dans des accords comme ceux du Mercosur, de nombreuses rĂšgles sur l’origine des produits Ă©changĂ©s, leurs caractĂ©ristiques phytosanitaires et techniques dĂ©finies par des normes, des clauses juridiques, etc., impactent la spĂ©cialisation qui n’est plus seulement basĂ©e comme chez Ricardo sur la valeur travail. Contrairement Ă  sa dĂ©nomination, le libre-Ă©change ″moderne″ ne constitue pas une relation d’échange simple, mais un rapport complexe qui ne repose pas sur le seul coĂ»t de production. La nĂ©gociation de l’accord Mercosur : une usine Ă  gaz ! A peine le Mercosur fondĂ© en 1991, qu’un an aprĂšs la Commission europĂ©enne est mandatĂ©e par les États membres pour structurer un partenariat interrĂ©gional avec lui. Il a donc fallu 15 ans de nĂ©gociations pour aboutir le 9 janvier 2026, malgrĂ© l’opposition française, Ă  l’approbation de l’accord d’association Union EuropĂ©enne-Mercosur. Cette approbation a Ă©tĂ© votĂ©e, Ă  la majoritĂ© qualifiĂ©e, lors d’une rĂ©union du Coreper II (ComitĂ© des reprĂ©sentants permanents). Le 17 janvier 2026, la signature officielle de l’accord a eu lieu Ă  AsunciĂłn au Paraguay. Cette signature engage les parties sur le contenu du traitĂ©, permettent son application provisoire et la mise en Ɠuvre de sa ratification dĂ©finitive par le parlement europĂ©en. Mais le 21 janvier 2026 les parlementaires europĂ©ens ont votĂ©, de justesse Ă  10 voix prĂšs, la saisine de la Cour de Justice EuropĂ©enne, ce qui a pour consĂ©quence de retarder de 12 Ă  18 mois une Ă©ventuelle ratification du traitĂ©. Par ce vote, les parlementaires europĂ©ens demandent Ă  la Cour de se prononcer principalement sur 2 points : La Commission europĂ©enne avait elle mandat pour sĂ©parer lors des procĂ©dures d’accord la partie commerciale de la partie politique de l’accord, ce qui avait comme intĂ©rĂȘt d’éviter le vote incertain des parlements nationaux
 Une partie de l’accord vise Ă  la crĂ©ation d’un « mĂ©canisme de rééquilibrage ». Celui-ci permettrait Ă  un Etat d’exiger une compensation d’un Etat partenaire dont la rĂšglementation aurait rĂ©duit ou stoppĂ© ses exportations. Cette disposition, imaginĂ©e pour apaiser l'opposition française Ă  la signature de l'accord Ă©tant prteuses de risques de dĂ©rapages... La pression des agriculteurs en colĂšre, massĂ©s devant le Parlement europĂ©en Ă  Strasbourg lors du vote, Ă  probablement contribuĂ© Ă  ce vote d’ajournement. Pas si simple au XXIĂšme siĂšcle la mise en Ɠuvre du libre-Ă©change selon la thĂ©orie des avantages comparatifs de Ricardo ! Mais que reproche-t ’on Ă  l’accord du Mercosur ? Tout d’abord la dissociation par la Commission europĂ©enne, dans les conditions prĂ©cĂ©demment Ă©voquĂ©es, des accords commerciaux dans le cadre d’un « traitĂ© intĂ©rimaire » et des accords politiques inscrits dans un traitĂ© dĂ©finitif aprĂšs ratification par le Parlement. EuropĂ©en. Ces accords aboutissent Ă  la suppression quasi intĂ©grale des droits de douane appliquĂ©s aux Ă©changes entre l'UE et Mercosur. Mais ce libre Ă©change ainsi constituĂ© pĂȘche dans la dĂ©finition des avantages comparatifs qui varie selon les parties. Si les avantages de certains produits agricoles sud-amĂ©ricains rĂ©sident dans leur tarif, sans prise en compte de leur coĂ»t Ă©cologique, par contre ce coĂ»t Ă©cologique est pris en compte dans les produits de l’Union europĂ©enne qui se trouvent alors dĂ©favorisĂ©e dans l’équilibre des Ă©changes. Pour compenser ce dĂ©sĂ©quilibre, une clause de sauvegarde, en cours de nĂ©gociation, devrait permettre de suspendre les avantages douaniers en cas de perturbation trop importante du marchĂ© communautaire : par exemple si les volumes de produits exportĂ©s vers l’Union EuropĂ©enne dĂ©passaient un seuil de 8% /an . Une telle mesure arrangerait bien la France dont la production agricole est la plus exposĂ©e Ă  la concurrence, du Mercosur. Mais il n’en est pas de mĂȘme pour d’autres pays de l’UE qui exportent surtout leur production industrielle et leurs services (jusqu’alors taxĂ©s de 15 Ă  20% par l’AmĂ©rique du sud) et qui ont moins Ă  craindre la concurrence du Mercosur. La question de l’équilibre des Ă©changes en matiĂšre agroalimentaire est particuliĂšrement sensible dans le cas de la France. Par exemple : Un quota d’exportations sans droits de ddouane de 45 000 tonnes de produits laitiers europĂ©ens / an a Ă©tĂ© concĂ©dĂ© par le Mercosur, en plus de la suppression totale des droits sur le vin, le malt, et l’huile d’olive De leur cĂŽtĂ© les pays du Mercosur pourront exporter chaque annĂ©e un contingent de 99 .000 tonnes de bƓuf, pour lesquels les droits de douane seront portĂ©s Ă  7,5 %. Des quotas, sans droits de douane cette fois, sont Ă©galement prĂ©vus pour la volaille (180.000 tonnes), le sucre (180.000 tonnes), ou encore l’éthanol (450.000 tonnes), alors que les conditions de production des pays du Mercosur impliquent des prix concurrentiels. Aux entrĂ©es de produits agroalimentaires consĂ©cutives Ă  l'ouverture du marchĂ© de l'UE au Mercosur, s’ajoutent es quantitĂ©s provenant d’accords dĂ©jĂ  signĂ©s par la Commission EuropĂ©enne, avec prĂšs de 80 pays du Monde qui injectent dĂ©jĂ , sans droit de douane, prĂšs de 300 000 tonnes de bƓuf, 300 000 tonnes de poulet, ou encore 4 millions de tonnes de sucre. Tout n’arrive pas en France mais cela peut quand mĂȘme perturber les marchĂ©s
 De plus, le dĂ©sĂ©quilibre des coĂ»ts de production est renforcĂ© par le dĂ©sĂ©quilibre des mesures environnementales entre les parties de l’accord. C’zst l’un des principaux motifs de colĂšre des agriculteurs : les rĂ©glementations europĂ©ennes en matiĂšre de protection de l’environnement n’ont pas leur Ă©quivalent dans les pays du Mercosur. Rien ne contraint vraiment les producteurs sud-amĂ©ricains, qu’il s’agisse de dĂ©forestation ou de principe de prĂ©caution. Des pesticides interdits dans l’UE continuent Ă  ĂȘtre utilisĂ©s dans certains pays du Mercosur. Le contrĂŽle des produits importĂ©s par l’UE se faisant sur la qualitĂ© des produits finis, certains producteurs sud-amĂ©ricains qui emploient des pesticides interdits dissimulent les traces dĂ©tectables selon diffĂ©rentes mĂ©thodes. Par exemple en jouant sur les dĂ©lais entre la derniĂšre application de pesticides et la rĂ©colte : ce qui permet une dĂ©gradation naturelle des rĂ©sidus (par ex : de 21-45 jours pour le glyphosate sur soja), ou en utilisant des molĂ©cules Ă  faible persistance, etc. Dans leur Ă©tat actuel les accords du Mercosur sont trĂšs peu contraignants en matiĂšre d’environnement et se limitent souvent Ă  des dĂ©clarations d’intention plus ou moins vertueuses. Sommes-nous en France dans un rapport gagnant / gagnant avec les pays du Mercosur ? Rien n’est moins sĂ»r actuellement. Certains pays europĂ©ens sont en situation plus favorable et l’Union EuropĂ©enne est loin d’une cohĂ©rence Ă©conomique qui aurait amoindri, voire aboli, la concurrence entre ses membres, Dans de telles conditions, les pĂ©ripĂ©ties du processus d’accord avec le Mercosur sont loin d’ĂȘtre finies. Louise B. Velpeau pour le Clairon de l’Atax le 21/01/2025 comments debug Commentaires (1) NotĂ© 1 Ă©toile sur 5. 1.0 | 1 note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Trier par : Les plus rĂ©cents Jonquay 25 janv. NotĂ© 1 Ă©toile sur 5. La conclusion m'interroge.🙃 Personnellement je pars du principe que mis Ă  part le commerce solidaire, le commerce partout dans le monde c'est du vol (exploitation d'humains jusqu’à l’esclavagisme, appropriation de terres jusqu'Ă  l'assassinat, accaparation de moyens de production, de dĂ©forestation, de sols et de nappes phrĂ©atiques polluĂ©s etc). Conclure qu'avec l'Accord Mercosur des pays europĂ©ens s'en sortent mieux que d'autres ou n'amĂšnent pas Ă  moins de concurrence entre eux me semble autocentrĂ©. Quid des peuples sud amĂ©ricains et de leur environnement sacrifiĂ©s pour notre "confort" et l'enrichissement de leurs oligarques ? đŸ€‘ J'aime RĂ©pondre

  • Narbonne : Ă  propos des inondations du 19 janvier 2026 | Le Clairon

    Narbonne : Ă  propos des inondations du 19 janvier 2026 Le programme de protection portĂ© par le Syndicat Mixte du Delta de l'Aude, ainsi que par le cabinet "BRL IngĂ©nierie", repose sur une vision du risque dĂ©sormais dĂ©passĂ©e par l'accĂ©lĂ©ration du changement climatique Le Rec de Veyret au barrage du Cap de Pla (photo LF) La nuit du 19 janvier 2026 restera gravĂ©e dans la mĂ©moire des Narbonnais. Les tĂ©lĂ©phones hurlent brusquement sous l'effet du systĂšme d'alerte numĂ©rique FR-Alert. Les forces de l'ordre parcourent les rues de Maraussan et de la Mayolle pour exiger le dĂ©part immĂ©diat de centaines de familles. Cette Ă©vacuation forcĂ©e vers le Parc des Expositions, chez des amis ou de la famille ne traduit pas une folie administrative. Elle illustre la vulnĂ©rabilitĂ© d'une ville face Ă  un ruisseau nommĂ© « Rec de Veyret » dont la capacitĂ© de transport s'avĂšre dĂ©risoire. La catastrophe n’a pas eu lieu. L'Ă©vĂ©nement se termine par une simple montĂ©e des eaux, qualifiĂ©e de biennale. Ce terme technique dĂ©signe un dĂ©bit trĂšs courant qui possĂšde 1 chance sur 2 de se produire chaque annĂ©e. Le fossĂ© coule avec force, mais reste dans son lit sans jamais inonder les maisons. Pourtant, le dĂ©ploiement de la force publique constituait la seule rĂ©ponse possible. Le systĂšme de protection actuel place les autoritĂ©s dans une impasse technique, oĂč la mise Ă  l'abri prĂ©ventive devient l'unique bouclier face Ă  l'inconnu. Une dĂ©cision prĂ©fectorale qui s’imposait La rĂ©action du prĂ©fet de l'Aude suit une logique de sĂ©curitĂ© civile, forgĂ©e par les catastrophes de 1999 et 2018. Ces drames historiques interdisent dĂ©sormais la moindre hĂ©sitation aux dĂ©cideurs publics. Le 18 janvier 2026, les prĂ©visions de MĂ©tĂ©o France annoncent un scĂ©nario terrifiant. Le modĂšle numĂ©rique AROME projette un dĂ©luge de 80 mm de pluie en seulement 1 heure. Pour un bassin versant aussi rĂ©actif que celui du Rec de Veyret, une telle intensitĂ© transforme le ruisseau en un torrent furieux en moins de 45 minutes. Ce dĂ©lai ne permet aucune intervention si l'orage dĂ©bute avant le dĂ©part des populations. Lorsque l’information tombe, le risque de voir cette cellule orageuse frapper le bassin versant du Rec de Veyret se situe entre 3 % et 5 %. Les services de l'État se retrouvent alors face Ă  un dilemme technique quasi insoluble. La capacitĂ© de transit du ruisseau plafonne Ă  50 m3 par seconde alors qu'un tel orage gĂ©nĂ©rerait un flux 6 fois plus important. Le prĂ©fet ne choisit pas l'Ă©vacuation par excĂšs de prudence juridique. Il agit par nĂ©cessitĂ© technique, car les infrastructures existantes ne lui offrent aucune marge de manƓuvre. L'absence de transparence hydraulique l'oblige Ă  traiter un risque de 5 % comme une certitude de catastrophe. Le barrage de Cap de Pla est dĂ©sespĂ©rĂ©ment vide au moment de l'alerte. Cette observation rassurante ne pĂšse rien face Ă  la menace d'une pluie Ă©clair, capable de saturer le systĂšme en quelques instants. Cette prise en compte est nouvelle. Les progrĂšs des modĂšles de calcul et le souvenir trĂšs frais des inondations de Valence en Espagne dictent des Ă©vacuations qui n’auraient pas Ă©tĂ© ordonnĂ©es, il y a quelques annĂ©es Ă  peine. Cette doctrine Ă©tant Ă©tablie, Maraussan et la Mayolle seront Ă©vacuĂ©s Ă  nouveau pour les mĂȘmes raisons, peut-ĂȘtre tous les 5 ans. Toute la stratĂ©gie de gestion des eaux et de prĂ©vention des risques d’inondation sur le Rec de Veyret doit ĂȘtre repensĂ©e Ă  la lumiĂšre de ce risque jusque lĂ  surestimĂ©. Une stratĂ©gie de rĂ©tention fondĂ©e sur une doctrine obsolĂšte Le programme de protection portĂ© par le Syndicat Mixte du Delta de l'Aude, ainsi que par le cabinet "BRL IngĂ©nierie", repose sur une vision du risque dĂ©sormais dĂ©passĂ©e par l'accĂ©lĂ©ration du changement climatique. Cette doctrine privilĂ©giait la construction de barrages en amont pour stocker les volumes d'eau. Le plan d’amĂ©nagement actuellement proposĂ© prĂ©voit des ouvrages massifs sur les sites de la Plaine et de Bagatelle. Cette approche technique nĂ©glige une rĂ©alitĂ© gĂ©ographique majeure. Le bassin versant total couvre 40 km2 mais les futurs barrages n'en contrĂŽlent que 14 km2. Plus de 60 % de la zone de ruissellement Ă©chappe ainsi Ă  tout freinage des eaux. Une pluie intense tombĂ©e sur les secteurs non gĂ©rĂ©s, suffit Ă  provoquer une inondation brutale des quartiers bas sans rencontrer le moindre obstacle. Les ouvrages Ă©crĂȘteurs de crue ont une fenĂȘtre d’efficacitĂ© trĂšs prĂ©cise. Ils stockent un surplus temporaire alors que l’essentiel du dĂ©bit les traverse. Ils sont donc efficaces pour le profil de pluie pour lequel ils ont Ă©tĂ© conçus, et parfois complĂštement inutiles lorsque les prĂ©cipitations suivent un schĂ©ma diffĂ©rent. Le dimensionnement des retenues prĂ©vues pour le projet Rec de Veyret rĂ©pond Ă  une pluie Ă©talĂ©e sur 24 heures qui ne correspond pas Ă  la violence d'une cellule convective. Ces structures garantissent une protection thĂ©orique pour des Ă©vĂ©nements lents, mais elles capitulent devant l'intensitĂ© d'un orage stationnaire. Un apport de 3,2 millions de m3 d'eau sature les rĂ©servoirs en moins de 45 minutes. Le dispositif rejette alors la totalitĂ© du flux vers Narbonne par ses Ă©vacuateurs de sĂ©curitĂ©. L'investissement de millions d'euros dans ces retenues crĂ©e une illusion de sĂ©curitĂ© qui ne rĂ©siste pas Ă  l'analyse des dĂ©bits. Les barrages en terre imposent des contraintes de surveillance et de maintenance extrĂȘmement lourdes pour les finances publiques sous peine d’une catastrophe comme Ă  Derna en Lybie en 2023. La dĂ©viation coĂ»teuse de la route dĂ©partementale 613, prĂ©vue dans le projet actuel, illustre l'ampleur des travaux pour un gain hydraulique marginal lors des crises rĂ©elles . Le projet de BRL IngĂ©nierie n’extraira pas les autoritĂ©s d’une peur lĂ©gitime qui condamne les habitants Ă  des Ă©vacuations rĂ©pĂ©titives. Vouloir freiner l'eau dans des bassins n’a de sens que s’il est impossible de donner au cours d’eau l’espace dont il a besoin. Cette mĂ©thode Ă©choue Ă  libĂ©rer les quartiers de la Mayolle et Maraussan de leur vulnĂ©rabilitĂ© structurelle. Elle n’empĂȘchera pas de nouvelles Ă©vacuations. Ceci devrait suffire Ă  la disqualifier dĂ©finitivement. La transparence hydraulique comme plan de bataille durable Le retour de la sĂ©rĂ©nitĂ© pour les Narbonnais nĂ©cessite un basculement complet des solutions potentielles vers la transparence hydraulique. Le Rec de Veyret Ă  Narbonne peut ĂȘtre schĂ©matisĂ© en 4 sections. La premiĂšre Ă  l’amont est l’emprise de la retenue de Cap de Pla : elle s’étend de la future gare TGV, au barrage de Cap de Pla. La seconde section, du barrage Ă  l’Espace LibertĂ©, traverse une zone d’habitations Ă©parses en dĂ©prise agricole avec une pente de 0,5 %. Puis le cours d’eau arrive dans la plaine oĂč sa pente est de l’ordre de 0,1 % et oĂč se concentrent les ponts. Le Rev de Veyret a besoin, prĂ©cisĂ©ment Ă  cet endroit, d’un espace de libertĂ© capable d'absorber les flux les plus extrĂȘmes pour ne pas inonder les quartiers de Maraussan et la Mayolle qui le bordent sur sa rive gauche, jusqu’à sa confluence avec la Robine. Il se dĂ©verse en chemin dans sa quatriĂšme section qui rejoint l’étang de Bages Ă  travers des zones inondĂ©es par l’Aude. La troisiĂšme section est le plus critique. ProtĂ©ger les zones Ă  l’amont des ponts prĂšs de l’Espace LibertĂ© est une opĂ©ration relativement lĂ©gĂšre. Entre l’Espace libertĂ© et le canal de la Robine, en revanche, le territoire doit ĂȘtre complĂštement reconfigurĂ© . Il ne s’agit plus seulement d’un projet hydraulique mais d’un vĂ©ritable projet urbain et touristique. Il ne faut en effet pas nĂ©gliger l’impact qu’aurait un rec iconisĂ© Ă  cĂŽtĂ© des Grands Buffets. Une solution consiste Ă  transformer le lit du ruisseau en un grand canal inspirĂ© par les dimensions de la Robine. Un ouvrage de 30 mĂštres de large avec une profondeur de 3,5 mĂštres, assure largement le transit de 210 m3 par seconde. Cette capacitĂ© Ă©vacue la crue centennale sans avoir recours Ă  aucun barrage en amont. Le redimensionnement massif s'avĂšre gĂ©ographiquement rĂ©alisable grĂące Ă  la prĂ©sence d'espaces non bĂątis, en rive droite Ă  l'aval de l'Espace LibertĂ©. La topographie locale permet cet Ă©largissement sans engager d'expropriations complexes. La rĂ©fection de la plupart des ponts est dĂ©jĂ  incluse dans le projet du syndicat mixte. Le nouveau profil du ruisseau est dimensionnĂ© pour transiter et non plus pour stocker, garantissant l'Ă©vacuation d'un dĂ©bit de 210 mÂł/s. Ce flux est ensuite acheminĂ© vers l'aval avec une vitesse suffisante pour ĂȘtre rejetĂ© dans la zone de l'Étang du Cercle. Cette zone, souvent dĂ©jĂ  en charge lors des Ă©pisodes de crue de l'Aude, nĂ©cessite un rejet maĂźtrisĂ©. Le Grand Canal offre l'avantage de fournir la vitesse et la puissance hydraulique suffisantes pour s'affranchir de la contre-pente momentanĂ©e de l'Ă©tang et de garantir l'Ă©coulement sans risque de refoulement vers la ville. Contrairement aux barrages en amont, qui ne font que retarder le problĂšme, le Grand Canal rĂ©sout l'enjeu du dĂ©bit et celui de l'Ă©vacuation terminale vers un exutoire dont la complexitĂ© est connue. Le montage financier de ce chantier repose sur une rĂ©allocation intĂ©grale des fonds. Le budget de prĂšs de 30 millions d'euros, prĂ©vu pour les barrages inefficaces de Montredon et Bagatelle, doit ĂȘtre transfĂ©rĂ© vers ce grand canal urbain. Cette rĂ©affectation transforme une dĂ©pense de protection partielle en un investissement d'amĂ©nagement durable pour la ville. Le projet permet de crĂ©er une coulĂ©e verte paysagĂšre qui valorise les quartiers de Maraussan et de la Mayolle. La transparence hydraulique supprime l'incertitude qui force le prĂ©fet Ă  ordonner des Ă©vacuations pour des crues banales de 22 m3 par seconde. Le canal accepterait 10 fois ce volume, sans que le niveau de l'eau ne devienne inquiĂ©tant. Cette stratĂ©gie libĂšre dĂ©finitivement l'administration et les citoyens de l'angoisse des modĂšles mĂ©tĂ©o. Le dĂ©calage observĂ© le 19 janvier 2026 entre la menace virtuelle et la rĂ©alitĂ© du ruisseau impose une remise en question totale. La dĂ©cision du prĂ©fet est logique, car elle pallie l'impuissance des infrastructures actuelles. Le projet de stockage amont, dĂ©fendu par le syndicat mixte, reprĂ©sente le produit d'une doctrine dĂ©passĂ©e. Les barrages ne peuvent plus garantir la sĂ©curitĂ© de Narbonne face Ă  l'accĂ©lĂ©ration des orages stationnaires. Le salut des quartiers bas rĂ©side dans l'Ă©largissement massif du lit aval pour redonner au Rec de Veyret sa fonction d'exutoire naturel. Le passage d'une dĂ©fense basĂ©e sur la rĂ©tention, Ă  une dĂ©fense fondĂ©e sur la fluiditĂ©, constitue la seule rĂ©ponse honnĂȘte au dĂ©fi climatique. La crĂ©ation d'un grand canal de 30 mĂštres de large offre enfin une protection irrĂ©futable et pĂ©renne pour les Narbonnais. Laurent Fabas pour le Clairon de l’Atax le 22/01/2026 comments debug Commentaires NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Partagez vos idĂ©es Soyez le premier Ă  rĂ©diger un commentaire.

  • Narbonne, municipales 2026 : la question du logement | Le Clairon

    Narbonne, municipales 2026 : la question du logement Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignitĂ© humaine et le moteur d'un dynamisme Ă©conomique partagĂ© par tous Narbonne (image Pixabay) Tandis que les lampions des fĂȘtes de fin d’annĂ©e illuminent les Barques, une rĂ©alitĂ© glaciale se cache derriĂšre les volets clos des quartiers populaires de notre citĂ©. De nombreuses familles narbonnaises vivent dans des appartements humides ou totalement dĂ©pourvus de chauffage. Un marchand de sommeil qui ne loue pas moins de 60 logements vient d’ĂȘtre condamnĂ© une semaine avant NoĂ«l Ă  18 mois de prison. Cette dĂ©tresse humaine rappelle cruellement que le droit au logement demeure une promesse non tenue pour une part croissante de la population locale. Le contraste entre la chaleur des marchĂ©s de NoĂ«l et la froideur des murs insalubres du centre historique impose une remise en question profonde de nos prioritĂ©s municipales. Il convient dĂ©sormais d’agir avec une dĂ©termination qui a fait dĂ©faut jusqu’ici pour que chaque Narbonnais dispose d’un foyer digne et protecteur. L’impact systĂ©mique du logement social Narbonne compte environ 40 000 logements, dont seulement 30 000 sont des rĂ©sidences principales. La progression du nombre de rĂ©sidences secondaires a Ă©tĂ© sur la pĂ©riode 2014-2020 prĂšs de trois fois plus rapide que celle des rĂ©sidences principales. Ce chiffre reflĂšte la prolifĂ©ration incontrĂŽlĂ©e des locations saisonniĂšres de type « AirbnB » qui peut ĂȘtre visualisĂ©e par le biais de la multiplication de boĂźtes Ă  code en centre-ville. L’augmentation constante du nombre de rĂ©sidences secondaires fausse totalement les indicateurs de tension immobiliĂšre. Une part considĂ©rable du parc immobilier Ă©chappe aux rĂ©sidents permanents et provoque une inflation artificielle des loyers. Il ne s’agit pas d’un accident de marchĂ©. Le renoncement est dĂ©libĂ©rĂ©. Alors que d'autres villes limitent les changements d'usage ou imposent des quotas stricts, la municipalitĂ© narbonnaise laisse faire. Ce laisser-aller s'explique par la nature mĂȘme de nos dĂ©cideurs. Par leur mĂ©tier ou leur patrimoine, ils tirent profit de la tension locative. Cette crise n'est pas une fatalitĂ© technique, elle est le fruit d'une endogamie politique qui paralyse toute vellĂ©itĂ© de rĂ©forme. Comment s’étonner de l’inertie municipale quand les instances de dĂ©cision sont verrouillĂ©es par des Ă©lus dont le patrimoine ou la profession sont les premiers bĂ©nĂ©ficiaires de la tension immobiliĂšre ? Entre un maire agent immobilier et un dĂ©putĂ© multipropriĂ©taire, le conflit d’intĂ©rĂȘts n’est plus une ombre, il est une barriĂšre. La rĂ©gulation du marchĂ© ne pourra jamais ĂȘtre menĂ©e par ceux qui profitent de sa surchauffe. La direction de la citĂ© doit ĂȘtre arrachĂ©e des mains de ceux qui vivent de la rente pour ĂȘtre rendue aux usagers de la ville. Pour contrebalancer cette pression Ă  la hausse, la loi SolidaritĂ© et Renouvellement Urbain (SRU) impose que 25 % des rĂ©sidences principales soient des logements sociaux. L’idĂ©e sous-jacente est de crĂ©er une offre suffisamment abondante Ă  prix rĂ©gulĂ© pour avoir un effet systĂ©mique sur l’ensemble du marchĂ© immobilier. Le seuil est un compromis sans base scientifique. Certains rechignent Ă  dĂ©velopper ce genre d’offre en raison de la mauvaise presse de l’habitat social et voulaient un seuil plus bas. D’autres veulent s’inspirer d’expĂ©riences oĂč le taux de logements sociaux et quasi-sociaux permet une rĂ©gulation systĂ©mique observable des loyers comme la ville de Vienne en Autriche dont le taux est de 43 %. Les 7500 logements sociaux narbonnais sont insuffisants pour atteindre cet effet systĂ©mique qui influence l’ensemble des prix du secteur privĂ©. Ils sont mĂȘme insuffisants pour dĂ©bloquer les parcours rĂ©sidentiels dans le parc social. Dans l’agglomĂ©ration 5600 dossiers de demande d’attribution sont actifs. L’offre annuelle plafonne pĂ©niblement Ă  850 attributions effectives. Un dossier sur sept seulement trouve une issue favorable chaque annĂ©e. Cette situation de pĂ©nurie favorise les abus. Sans un changement radical de braquet budgĂ©taire et foncier pour saturer l’offre publique, les familles narbonnaises resteront captives d’un systĂšme de pĂ©nurie qui alimente la spĂ©culation et l’insalubritĂ©. La puissance publique doit impĂ©rativement intervenir pour rĂ©tablir une fluiditĂ© minimale car le maintien de tels dĂ©lais d’attente constitue une rupture d’égalitĂ© manifeste devant le droit fondamental au logement. Pour un choc de l’offre non spĂ©culative La gestion actuelle des offices de l’habitat est une insulte quotidienne aux locataires. Le naufrage des bailleurs sociaux n’est pas qu’une affaire de chiffres, il est le produit d’une dĂ©connexion totale. Les dĂ©cideurs, calfeutrĂ©s dans leurs rĂ©sidences privilĂ©giĂ©es, ne subissent jamais l’humiditĂ© des murs ni les pannes de chauffage qu’ils imposent aux autres par leur inertie. La transparence retrouvĂ©e doit engager une rĂ©volution dĂ©mocratique. Les locataires doivent devenir les gestionnaires directs de leur cadre de vie par le biais de budgets participatifs dĂ©diĂ©s Ă  l'entretien. Le contrĂŽle citoyen direct n'est pas un gadget, il est l'unique rempart contre la dĂ©chĂ©ance du bĂąti et le clientĂ©lisme des attributions. Seuls ceux qui vivent dans les immeubles sont aptes Ă  prioriser l’urgence de la maintenance. La souverainetĂ© des locataires ne peut exister sans briser l'entre-soi des conseils d'administration. La rĂ©forme doit ĂȘtre institutionnelle. Il faut rĂ©duire la part des Ă©lus au sein des instances de dĂ©cision des offices de l’habitat au profit d'un collĂšge d'experts indĂ©pendants et de reprĂ©sentants de locataires tirĂ©s au sort. C'est Ă  ce prix, en changeant ceux qui dĂ©cident avant de changer ceux qui dĂ©pensent, que nous mettrons fin au clientĂ©lisme des attributions. Viser le simple respect de la loi est une ambition de comptable, pas un projet de ville. Pour briser la spĂ©culation, la municipalitĂ© doit viser un volume de logements hors-marchĂ© tel que les bailleurs privĂ©s indĂ©licats n'auront plus d'autre choix que d'aligner leurs prestations sur la qualitĂ© du public ou de disparaĂźtre. Ce choc d'offre doit aussi bĂ©nĂ©ficier Ă  la classe moyenne, dont le pouvoir d'achat est siphonnĂ© par des loyers privĂ©s excessifs. Pour limiter l'impact sur l'endettement de la ville, le rĂŽle de l'investisseur traditionnel doit ĂȘtre repensĂ©. Le modĂšle de la dĂ©fiscalisation spĂ©culative a montrĂ© ses limites. Il convient de favoriser l'Ă©mergence d'un secteur locatif quasi social. Des capitaux privĂ©s s'investiront dans des structures d'utilitĂ© publique sorties du champ de la spĂ©culation. Ces investissements sans conventionnement classique mais avec un plafonnement contractuel permettent de mobiliser l'Ă©pargne sans alourdir le bilan comptable de la collectivitĂ©. Pour les populations les plus fragiles que le parcours rĂ©sidentiel classique exclut systĂ©matiquement et qui sont les cibles des marchands de sommeil, la puissance publique doit agir comme un garant universel. La sortie de la prĂ©caritĂ© est un parcours qui en plus des structures d'urgence, doit passer par une insertion discrĂšte dans le tissu urbain ordinaire. La mixitĂ© sociale est trop souvent un simple slogan ou un artifice statistique. Elle se heurte Ă  une rĂ©alitĂ© vĂ©cue trĂšs diffĂ©rente. À Narbonne, lorsqu’un passant est interrogĂ© pour savoir si un bĂątiment contient des logement sociaux, il se trompe rarement. Rien n’impose pourtant de construire diffĂ©remment. La distinction est un choix qui stigmatise. La mixitĂ© doit s'opĂ©rer au sein mĂȘme des immeubles et des lotissements oĂč des logements privĂ©s cĂŽtoient des logements locatifs sociaux derriĂšre des façades identiques. La diversitĂ© architecturale ne doit pas traduire une hiĂ©rarchisation visible des revenus. La ville gagne alors en harmonie ce qu'elle perd en barriĂšres sociales. La servitude de mixitĂ© sociale est un outil juridique simple, prĂ©cisĂ©ment conçu dans cet objectif. La mettre en Ɠuvre ne nĂ©cessite rien d’autre qu’une Ă©volution du document d’urbanisme. Lorsqu’un logement social devient indistinguable d’un logement privĂ© et que leur nombre tempĂšre les prix du marchĂ© entier, les parcours rĂ©sidentiels deviennent fluides. La reconquĂȘte du centre historique par le foncier solidaire La rĂ©habilitation du cƓur de Narbonne nĂ©cessite un outil juridique puissant comme l'Office Foncier Solidaire (OFS). Sa mise en Ɠuvre doit suivre un plan de montĂ©e en puissance raisonnĂ© en dĂ©butant par des opĂ©rations simples sur des fonciers dĂ©jĂ  maĂźtrisĂ©s par la ville. Ce dispositif sĂ©pare la propriĂ©tĂ© du terrain qui reste publique de celle des murs qui devient privĂ©e ce qui permet de proposer des logements Ă  des prix trĂšs infĂ©rieurs au marchĂ© tout en bloquant toute vellĂ©itĂ© spĂ©culative lors des reventes futures. Cette politique de l'habitat doit s'accompagner d'une vision claire. Le cƓur historique doit cesser de vouloir s'adapter au mode de vie pĂ©riphĂ©rique centrĂ© sur l'automobile. Les rues Ă©troites et le bĂąti dense possĂšdent des qualitĂ©s intrinsĂšques qui conviennent parfaitement Ă  certains segments de la population comme les Ă©tudiants ou les jeunes actifs sans voiture. Il ne s'agit pas de ghettoĂŻser le centre mais de reconnaĂźtre qu'un appartement mĂ©diĂ©val sans garage constitue un habitat idĂ©al pour qui privilĂ©gie la proximitĂ© des services et de l'animation urbaine. Adapter ces structures anciennes aux exigences de l’automobile coĂ»te une fortune Ă  la collectivitĂ© et dĂ©truit l'Ăąme de notre patrimoine. Nous devons inviter ceux qui aiment la ville pour ce qu'elle est plutĂŽt que de la dĂ©figurer pour satisfaire des exigences de confort standardisĂ©. Le centre-ville doit redevenir un lieu de vie dĂ©sirable pour toutes les gĂ©nĂ©rations prĂȘtes Ă  embrasser une urbanitĂ© apaisĂ©e et libĂ©rĂ©e de la domination mĂ©canique. La mutation nĂ©cessaire des professions de l'immobilier Une telle rĂ©orientation n'est pas une dĂ©claration de guerre aux professionnels du secteur, mais la proposition d'un nouveau contrat social. Le modĂšle fondĂ© sur la multiplication des transactions spĂ©culatives s'essouffle. La mutation des mĂ©tiers de l'immobilier n'est pas une invitation au dialogue, mais une nĂ©cessitĂ© de survie Ă©thique. Les agents immobiliers et les avocats doivent passer d'une Ă©conomie du flux spĂ©culatif Ă  une Ă©conomie de la valeur d'usage et de la gestion durable. Les agents immobiliers et les avocats doivent retrouver leur juste place, celle d'exĂ©cutants techniques sous la direction d'une volontĂ© politique forte, et non de pilotes de l'urbanisme. Leur expertise doit ĂȘtre mobilisĂ©e pour la gestion de la complexitĂ© comme la rĂ©novation thermique et les baux solidaires. Elle est inadaptĂ©e pour dicter la stratĂ©gie municipale. La puissance publique doit reprendre les commandes pour mettre fin Ă  l'Ăšre oĂč le profit privĂ© servait de plan local d'urbanisme. La puissance publique doit accompagner cette transition en ouvrant aux professionnels les marchĂ©s de la rĂ©novation urbaine et de la gestion dĂ©lĂ©guĂ©e pour le compte de l'OFS. L'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral exige que tous les talents se conjuguent pour offrir aux habitants des conditions de logement dignes. Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignitĂ© humaine et le moteur d'un dynamisme Ă©conomique partagĂ© par tous. Narbonne possĂšde les ressources et l'histoire nĂ©cessaires pour devenir ce laboratoire de l'habitat de demain oĂč la beautĂ© architecturale et la justice sociale ne forment plus qu'une seule et mĂȘme ambition. Laurent Faba pour le Clairon de l'atax le 21/12/2025 comments debug Commentaires (2) NotĂ© 3 Ă©toiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Trier par : Les plus rĂ©cents Vincent Witz 28 nov. 2025 NotĂ© 3 Ă©toiles sur 5. Y A BON BANANIA J'aime RĂ©pondre Vincent Witz 30 nov. 2025 En rĂ©ponse Ă  Vincent Witz 😀hgfhfhgfhgfhgf J'aime RĂ©pondre

  • La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ? | Le Clairon

    La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ? AprĂšs les 2 « grandes » guerres de 14/18, de 39/45 et la fin de l’Union SoviĂ©tique en 1991, nous avions amorcĂ© le rĂȘve irĂ©nique d’un monde dĂ©sormais sans guerre, du moins sur notre sol. A l’abri de la formidable machine militaire amĂ©ricaine et sous l’ombrelle de notre dissuasion nuclĂ©aire, que pouvait-il nous arriver Ă  nous Français ! D’ailleurs, suite aux « trente glorieuses » n’étions-nous pas redevenus une grande puissance, ce qui nous autorisait Ă  jouer les cadors en Afrique et ailleurs ? Et voici que la Russie a pris le relais de l’URSS en matiĂšre de menaces et que la Chine est devenue, conformĂ©ment aux prĂ©dictions d’Alain Peyrefitte, une puissance capable de contester la suprĂ©matie Ă©conomique et militaire des Etats Unis. Pire encore, nos ″amis amĂ©ricains″ se dĂ©tournent progressivement de notre Union EuropĂ©enne, que leurs leaders actuels trouvent encombrante et trop chipoteuse pour le bon business. La Russie s’est mise en marche sous l’aiguillon de l’autocrate Poutine, dĂ©terminĂ© Ă  rĂ©tablir l’aire d’influence de l’URSS en Europe. DĂ©sormais les conflits, qui n’ont jamais cessĂ© dans le monde, se dĂ©ploient Ă  nouveau, sous diverses formes, sur le sol europĂ©en : de la guerre hybride Ă  la guerre tout court. Alors, face aux rĂ©gimes autoritaires qui menacent notre pays encore dĂ©mocratique, la question des moyens de notre dĂ©fense nous est posĂ©e avec de plus en plus d’insistance. Somme nous prĂȘts Ă  la guerre ? Dans les mĂ©dias, particuliĂšrement Ă  la tĂ©lĂ©, les spĂ©culations vont bon train. Des experts de diverses nature, universitaires, chercheurs, anciens militaires gradĂ©s, dĂ©battent de notre capacitĂ© Ă  rĂ©sister aux ⁿRussesⁿ. Le rĂ©sultat n’est guĂšre brillant : il en ressort qu’actuellement nous ne sommes pas prĂȘts Ă  faire face aux agressions dont nous pourrions, sous peu, ĂȘtre l’objet. Alors que le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’OTAN parle d’une guerre de grande ampleur, dĂ©clenchĂ©e par Moscou, qui pourrait survenir en Europe dans les 5 prochaines annĂ©es, il semble que pour y faire face, nous n’ayons, ni les moyens, ni les mĂ©thodes adaptĂ©es aux formes modernes de conflit armĂ©. Pire encore, le recours ultime aux armes nuclĂ©aires de la France, seul pays de l’UE Ă  en disposer, aurait perdu de son efficacitĂ© dissuasive. Le rĂ©veil est difficile, aprĂšs des annĂ©es de sous-investissement, l’Europe, qui a perdu confiance dans le soutien militaire amĂ©ricain, a dĂ©crĂ©tĂ© un plan de rĂ©armement Ă  hauteur de 800 Milliards € sur 5 ans. Mais ce plan impacte diffĂ©remment les Ă©conomies des pays membres, d’autant plus que la question de la dĂ©fense n’a pas uniquement une dimension militaire, mais concerne l’ensemble de la sociĂ©tĂ©. La France est-elle prĂȘte ? Si certains pays comme l’Allemagne avaient sous-investi dans leur dĂ©fense, la France part de moins loin. HĂ©ritage de De Gaulle, le choix a Ă©tĂ© fait de conserver une indĂ©pendance stratĂ©gique en nous dotant de capacitĂ©s autonomes : nuclĂ©aire, sous-marins missiles, avions, porte-avions, systĂšme de renseignements, etc. Comme l’expliquait un haut gradĂ© Ă  la tĂ©lĂ©, nous avions tout ce qu’il faut comme les amĂ©ricains mais en ″mini″, compte tenu de notre poids Ă©conomique. Pour arriver Ă  une armĂ©e capable, avec les forces des autres pays de l’UE, « de soutenir un combat de haute intensitĂ© contre la Russie pendant plus de quatre-vingt-dix jours » [[selon l’avis de l’expert danois Olivier Schmitt]], il nous faudra plus de moyens, plus de soldats et plus de capacitĂ©s industrielles. Dans le droit fil de ce constat et en pleine campagne de coupes budgĂ©taires, le budget de la DĂ©fense a Ă©tĂ© augmentĂ© par le gouvernement Lecornu. Pour 2026 la dotation aux armĂ©es avait Ă©tĂ© accrue de 6,7 Mds € pour atteindre 57,1 Md € puis, sur dĂ©cision d’E. Macron, chef des armĂ©es, abondĂ©e par une rallonge supplĂ©mentaire de 3,5 Mds € en 2026 et 3 Mds € en 2027. Le souhait du chef de l’Etat est d’accentuer la progression des crĂ©dits accordĂ©s Ă  l’armĂ©e dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) qui couvre la pĂ©riode 2024-20230 et de cibler un budget militaire de 68 Mds € /an en 2030. A titre de comparaison le budget du dĂ©partement de la dĂ©fense US (DOB) est de 725,56 Mds € pour 2025. Le gonflement des crĂ©dits militaires suffira-t-il pour moderniser l’armĂ©e et lui donner la taille nĂ©cessaire ? L’adaptation de notre armĂ©e Ă  un conflit de haute intensitĂ© nĂ©cessite Ă  la fois des efforts qualitatifs et quantitatifs. - Qualitatifs parce qu’il faut innover pour s’adapter aux conditions des guerres modernes. Ainsi nous n’avions pas prĂ©vu l’emploi massif des drones (maintenant une enveloppe de 5 Mds € leur est attribuĂ©e dans la LPM. - Quantitatifs parce que si nous avons une industrie capable de dĂ©velopper l’essentiel des armements nĂ©cessaires, nous n’avons pas les rythmes de production nĂ©cessaires. Ainsi nous avons produit 60.000 obus en 2025, tandis que la Russie en produiait environ 4 millions
 Dans une telle situation la question des financements apparait cruciale, or les crĂ©dits de paiement nĂ©cessaires au rĂšglement des dĂ©penses des annĂ©es prĂ©cĂ©dents n’ont pas suivi : le reste Ă  payer est actuellement estimĂ© Ă  99 Mds € ! En consĂ©quence les commandes Ă  l’industrie de l’armement diminuent, voire sont gelĂ©es
le suivi des dĂ©penses de l’armĂ©e reste flou : aurons-nous les moyens de payer notre reconversion militaire ? En supposant que nous soyons capables d’opĂ©rer une sĂ©rieuse reconversion, nous ne pourrons faire face aux menaces des puissances de premier rang qu’en conjuguant nos efforts militaires de puissances moyennes et petites. Or l’anarchie qui rĂšgne au sein de l’UE, sans autoritĂ© politique centrale pleinement souveraine et placĂ©e au‑dessus des États, ne permet pas d’envisager une telle cohĂ©sion dans un avenir proche. A l’éparpillement politique des Etats de l’UE dont les positionnements varient quant Ă  une menace de guerre et Ă  son traitement, correspond l’éparpillement des armĂ©es. L’UE possĂšde 27 armĂ©es diffĂ©rentes, avec leurs industries et programmes particuliers, souvent concurrents. Cela se traduit notamment par des sĂ©ries rĂ©duites de matĂ©riels militaires dont les coĂ»ts ne sont pas compĂ©titifs. De plus les rĂšgles de financement de l’UE incitent chaque pays contributeur Ă  rĂ©cupĂ©rer sa contribution en subventions pour sa propre industrie. Enfin, la programmation militaire que l’on pourrait considĂ©rer comme d’intĂ©rĂȘt public, se trouve souvent confrontĂ©e aux intĂ©rĂȘts des actionnaires des industries d’armement, oĂč la concurrence prend le pas sur la coopĂ©ration. Dans de telles condition, il est difficile de croire que l’UE sera capable, dans les prochaines annĂ©es, de rĂ©sister seule Ă  une guerre de haute intensitĂ© menĂ©e par la Russie. Nous ne sommes pas prĂȘts : il ne nous reste plus qu’à espĂ©rer en les talents de notre diplomatie. Nous ne sommes pas prĂȘts comme en 1939. Les souvenirs de mon pĂšre me reviennent en mĂ©moire. StationnĂ© Ă  Bure (Aine) il commandait une escouade de 12 soldats dans un fortin inachevĂ© et disposait d’un revolver d’ordonnance, de 12 fusils Lebel modĂšle 1886, de 32 cartouches et d’un canon sans obus. Il fut fait prisonnier le 15 mai 1940, 5 jours aprĂšs l’invasion du territoire français par l’armĂ©e allemande. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 18/12/2025 comments debug Commentaires NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Partagez vos idĂ©es Soyez le premier Ă  rĂ©diger un commentaire.

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  • Municipales 2026 : une confĂ©rence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" | Le Clairon

    Municipales 2026 : une confĂ©rence de presse de la liste "Nous sommes Narbonne" A cĂŽtĂ© des listes constituĂ©es par les partis politiques, une liste citoyenne issue du collectif "Une gauche pour Narbonne" vient d'ĂȘtre crĂ©e. Laurent Fabas entourĂ© de membres de son Ă©quipe (photo D.B.) Depuis plusieurs semaines, un collectif citoyen animĂ© par Laurent Fabas, travaille Ă  la constitution d’un programme, en vue de prĂ©senter une liste aux municipales de mars 2026. Le moment Ă©tait venu d’annoncer officiellement l’entrĂ©e en campagne de cette liste qui dĂ©nommĂ©e : « Nous sommes Narbonne – citoyenne et populaire ». Le lieu choisi pour cette premiĂšre confĂ©rence de presse Ă©tait symbolique : il s’agissait de la passerelle franchissant le Rec de Veyret, Ă  hauteur de l’Espace LibertĂ©, car « Nous sommes Narbonne » Ă  beaucoup Ă  dire sur le projet d’amĂ©nagement censĂ© protĂ©ger des inondations les quartiers riverains de Narbonne. Pour construire son programme « Nous sommes Narbonne » (NsN) s’est fixĂ© comme mĂ©thode de multiplier les rencontres de terrain, puis de travailler les informations recueillies dans des ateliers thĂ©matiques ouverts Ă  tous et de les transformer en Ă©lĂ©ments de programme soumis au vote des participants. Cette mĂ©thode de travail repose sur l'idĂ©e que les divers acteurs engagĂ©s Ă  titre individuel ou collectif dans la vie locale, tĂ©moignent de leur expĂ©rience, voire de leur expertise sur diffĂ©rents sujets et deviennent acteurs des propositions faites par la liste. Il s’agit d’une dĂ©marche de co-construction d’un programme, qui rompt avec les habituelles fabrications en ″petit comité″ de tel parti ou mouvement
 Les travaux de ces ateliers ouverts Ă  tous et l’ensemble des documents relatifs Ă  la campagne de « Nous sommes Narbonne » peuvent se retrouver sur le site : https://www.noussommesnarbonne.fr . 3 ateliers ont dĂ©jĂ  eu lieu : ils Ă©taient consacrĂ©s au logement, Ă  la dĂ©mocratie et Ă  l’économie et l’emploi. Six autres ateliers sont encore prĂ©vus jusqu’au 9 mars. Ils porteront sur : L’agriculture, l’alimentation et la santĂ©, le 3 fĂ©vrier, Sur la tranquillitĂ© et le vivre ensemble, le 9 fĂ©vrier, Sur les transports le 20 fĂ©vrier, Sur l'enfance, le 27 fĂ©vrier, Sur la culture, le sport et la vie associative, le 03 mars, En raison de l’importance du sujet, une nouvelle rĂ©union publique sera consacrĂ©e au logement le 09 mars. Le lieu de ces rĂ©unions sera, dans la mesure du possible diffĂ©rent Ă  chaque fois, l’idĂ©e Ă©tant d’irriguer les diffĂ©rents quartiers de Narbonne. Il sera communiquĂ© sur le site de « Nous sommes Narbonne ». Mais cette premiĂšre confĂ©rence de presse de la liste a aussi Ă©tĂ© l’occasion pour NsN de prĂ©ciser son analyse et ses positions, quant au traitement es risques d’inondation de certains quartiers ouest de Narbonne. Risques d’actualitĂ©, puisque la crue du Rec de Veyret des 18 et 19 janvier derniers avaient entraĂźnĂ© la mise Ă  l’abri, suite Ă  un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral, d’une partie de la population de ces quartiers riverains. Le projet de barrage, portĂ© par la municipalitĂ© actuelle sur proposition du Syndicat mixte du delta de l’Aude (SMDA), ne peut selon elle constituer une solution au problĂšme des inondations. NsN prĂ©cise qu’il ne s’agit pas d’exprimer un dĂ©saccord politique, mais : « d’un dĂ©saccord Ă  la fois technique et de prospective », compte tenu des Ă©vĂšnements extrĂȘmes susceptibles de se produire compte tenu du changement climatique. Il faut changer de logiciel et, au lieu de construire un barrage plus ou moins efficace, « tenir compte des besoins du ruisseau en cas de crue » et favoriser l’écoulement des eaux en Ă©largissant le cours du Rec de Veyret, notamment sur son passage Ă  proximitĂ© des quartiers de Maraussan et de la Mayolle. Cet Ă©largissement serait accompagnĂ© de la crĂ©ation d'une coulĂ©e verte et d'un amĂ©nagement des berges, sachant que le coĂ»t de ces travaux (ndlr : 26,4 millions €) est dĂ©jĂ  budgĂ©tĂ©, puisqu’il correspondrait au montant des travaux estimĂ©s pour la construction du barrage prĂ©vu sur la commune de Montredon
 NSN a accompagnĂ© ses propositions d’une carte situant le rĂ©amĂ©nagement du Rec de Veyret Ă  hauteur de quartiers ouest de Narbonne accompagnĂ©e d’une image esquissant le projet de coulĂ©e verte. La rĂ©daction du Clairon le 01/02/2026 Lien vers carte ; https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=9d375c8342&attid=0.1&permmsgid=msg-f:1855943054064832083&th=19c1a25fdce34e53&view=att&zw&disp=safe Len vers esquisse Esquisse : https://mail.google.com/mail/u/0?ui=2&ik=9d375c8342&attid=0.2&permmsgid=msg-f:1855943054064832083&th=19c1a25fdce34e53&view=att&zw&disp=safe comments debug Commentaires (1) NotĂ© 5 Ă©toiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Trier par : Les plus rĂ©cents Pat 02 fĂ©vr. NotĂ© 5 Ă©toiles sur 5. Bonne chance! J'aime RĂ©pondre

  • Inondations Ă  Narbonne : un communiquĂ© de RUBRESUS | Le Clairon

    Inondations Ă  Narbonne : un communiquĂ© de RUBRESUS L'Ă©pisode de pluie bienfaitrice 17-19 janvier nous a littĂ©ralement submergĂ©s au vu des articles de presse rapportant les versions officielles des autoritĂ©s et responsables sans aller plus loin sur des dysfonctionnements observĂ©s. logo Rubresus L'association RUBRESUS exerce une vigilance toute particulĂšre aux questions environnementales qui concernent la Narbonnaise. Nous publions ici son communiquĂ© diffusĂ© suite Ă  l'Ă©pisode pluvieux du 18 au 20 janvier dernier. La rĂ©daction CommuniquĂ© de l’association RUBRESUS Orano MalvĂ©si, Bioterra : dĂ©bordements de toutes parts ... Lors de l’épisode pluvieux qui a bienheureusement arrosĂ© la basse vallĂ©e de l’Aude entre le 17 et 20 janvier 2026 des bassins d’eaux d’installations industrielles classĂ©es pour la protection del’environnement (ICPE) trop remplis ont provoquĂ© de rejets intempestifs d’eaux non traitĂ©es dans le milieu naturel. Or, l’intensitĂ© du phĂ©nomĂšne n’avait rien d’exceptionnel (200 mm en 3 jours) au regard d’évĂšnements passĂ©s et s’inscrivait dans les mesures qui encadrent les activitĂ©s de ces sites ainsi que dans les dispositions gĂ©nĂ©rales des plans de prĂ©vention (PPRI, 300 mm/24h). Les versions officielles des rejets et dĂ©bordements des bassins prĂ©sentĂ©es dans la presse ou dans les dispositions prises par les autoritĂ©s n’expliquent pas les causes des dysfonctionnements et soulĂšvent beaucoup d’interrogations quant Ă  la maĂźtrise des eaux tant par les autoritĂ©s que par les industriels. Devant la haute sensibilitĂ© de ces rejets industriels vis Ă  vis de l’environnement mais aussi du silence assourdissant de personnalitĂ©s Ă©cologistes du coin et des Ă©lus locaux dans le giron de MalvĂ©si, l’association RUBRESUS toujours vigilante sur les atteintes Ă  l’environnement dans la basse vallĂ©e de l’Aude et toujours soucieuse de transparence et de vĂ©ritĂ© revient ici sur ces surprenants couacs environnementaux et rĂ©glementaires qui se sont produits et peuvent se rĂ©pĂ©ter. On remarquera tout d’abord que des week-ends, pĂ©riodes de moindres disponibilitĂ©s et vigilance, ont souvent Ă©tĂ© fatidiques : catastrophes 11-13 novembre 1999, 15-16 octobre 2018, intempĂ©ries 17-19 janvier 2026, ... Que s’est-il passĂ© Ă  Orano MalvĂ©si ? DĂšs le dimanche 18 janvier, soit au dĂ©but de l’épisode, des bassins de traitement des eaux pluviales du site Orano MalĂ©vsi Ă©taient dĂ©jĂ  pleins ce qui a amenĂ© Orano avec l’accord des autoritĂ©s Ă  des rejets improvisĂ©s d’eaux non traitĂ©es vers le milieu naturel rĂ©cepteur (L’indĂ©pendant du 24 janvier). "Les prĂ©lĂšvements ont dĂ©montrĂ© que les rejets d’eaux pluviales restent dans les limites de concentration" : la prĂ©fecture de l’Aude demande Ă  Orano une "surveillance renforcĂ©e" aprĂšs l’épisode mĂ©diterranĂ©en - lindependant.fr Le Plan d’OpĂ©ration Interne (POI) a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© le lundi 19 janvier au matin en concertation avec DREAL et SDIS et un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral d’autorisation des rejets d’eaux pluviales non traitĂ©es a Ă©tĂ© publiĂ© le mardi 21 janvier. Il est intĂ©ressant de souligner que cet Ă©vĂšnement mĂ©tĂ©orologique n’a pas Ă©tĂ© d’une grande intensitĂ© comme L. Triadou, directeur du Syndicat Mixte du Delta de l’Aude, l’a dĂ©clarĂ© (L’IndĂ©pendant, 20 janvier) en le qualifiant de l’un des plus banaux qui soient (1 chance sur 2 dans l’annĂ©e). Les eaux de ruissellement des installations Orano MalvĂ©si ne sont pas si anodines qu’on ne le pense. Elles proviennent notamment de la couverture de quelques dizaines de milliers m2 de l’Installation NuclĂ©aire de Base (INB) ECRIN oĂč sont stockĂ©s des dĂ©chets radioactifs en grande quantitĂ© et Ă  mĂȘme des sols. Les eaux pluviales du site comprennent Ă©galement celles collectĂ©es au niveau de la ceinture souterraine de protection de l’INB. Les toitures des installations du site qui rejette fumĂ©es, polluants atmosphĂ©riques et poussiĂšres d’uranium et dĂ©rivĂ©s ainsi que les sols extĂ©rieurs contribuent aussi au flux global des eaux pluviales. AprĂšs collecte et analyses elles sont rejetĂ©es en milieu naturel (canal de la Robine via le canal de Tauran) si compatibles avec les prescriptions de rejet ou traitĂ©es si dĂ©passements. Selon les dĂ©clarations d’autosatisfaction, les concentrations en polluants des rejets d’eaux non traitĂ©es seraient en dessous de valeurs limites. Nous Ă©mettons de fortes rĂ©serves Ă  ce propos car face Ă  des volumes importants d’eau il serait plus pertinent de considĂ©rer les flux (quantitĂ©s) des polluants rejetĂ©s notamment des substances rĂ©calcitrantes et susceptibles de s’accumuler dans les milieux rĂ©cepteurs (uranium, sels mĂ©talliques, ...). Pourquoi en est-on arrivĂ© Ă  ces rejets intempestifs d’eaux non traitĂ©es ? Lors de la Commission de Suivi du Site (CSS), 13 janvier 2026 Ă  la Sous-PrĂ©fecture de Narbonne, Orano et la DREAL ont prĂ©sentĂ© et validĂ© la stratĂ©gie de gestion des eaux du site appliquĂ©e en 2025 qui s’oriente vers une rĂ©duction des prĂ©lĂšvements d’eau industrielle (forage, captage source Oeillal) avec recyclage interne d’une partie des eaux pluviales. La mise en Ɠuvre de ces nouvelles pratiques de gestion/rĂ©utilisation de l’eau, si louables soient-elles, nĂ©cessitent cependant de disposer d’une rĂ©serve tampon d’eau suffisante afin de satisfaire aux besoins des procĂ©dĂ©s de fabrication. La saturation des bassins dĂšs le dĂ©but de l’épisode tend Ă  montrer que leur capacitĂ© disponible n’étaient peut ĂȘtre pas suffisante ou qu’ils Ă©taient dĂ©jĂ  pleins ou presque avant. Or des bassins pleins ne servent plus Ă  rien pour stocker des afflux d’eaux ni empĂȘcher alors des rejets d’eaux non traitĂ©es. Il aurait Ă©tĂ© judicieux d’anticiper ces risques en rĂ©ajustant au prĂ©alable la capacitĂ© rĂ©elle nĂ©cessaire de stockage des eaux pluviales et les installations adĂ©quates. Le dĂ©clenchement d’un POI ou la publication d’un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral aprĂšs coup (*) paraissent trop dĂ©calĂ©s en regard des enjeux et de la nĂ©cessitĂ© d’anticipation et de prĂ©vention. Le 18 janvier il Ă©tait dĂ©jĂ  trop tard pour empĂȘcher les problĂšmes Ă©minemment prĂ©visibles et attendus. L’épisode Ă©tait parfaitement annoncĂ© en particulier auprĂšs des responsables, autoritĂ©s et les dispositions adĂ©quates de prĂ©vention des risques de dĂ©bordement auraient dĂ» ĂȘtre anticipĂ©es, prĂ©parĂ©es et mises en Ɠuvre pour y pallier. Subir un Ă©vĂšnement modĂ©rĂ© attendu n’est pas acceptable et l’anticiper devrait ĂȘtre un impĂ©ratif surtout en site SEVESO 2 seuil haut. « Bioterra sur Veyret » Site industriel relevant de la classification ICPE, le centre de traitement des boues d’épuration par compostage Bioterra Narbonne, filiale de Veolia Eau, autorisĂ© Ă  traiter 40 000 t de boues de stations d’épuration et Ă  produire 25 000 t de composts est implantĂ© aux abords immĂ©diats du barrage de Cap de Pla Narbonne et du rec de Veyret. Les installations comprennent un bĂątiment de 10 000 m2, une aire extĂ©rieure de 10 000 m2 et voirie. Un bassin de 1000 m3 collecte des eaux de ruissellement du site. La haute sensibilitĂ© de cette installation industrielle est qu’elle est implantĂ©e sur le site du forage d’eau potable Le Ratier (F2) qui alimente des quartiers de Narbonne, en plein pĂ©rimĂštre de protection rapprochĂ© du forage qui interdit tout rejet polluant. Le 18 janvier Ă  00h30, soit quelques heures Ă  peine depuis le dĂ©but de l’épisode pluvieux annoncĂ©, le dĂ©bordement du bassin s’est produit et a Ă©tĂ© signalĂ© lundi 19 aux autoritĂ©s qui ont Ă©tĂ© amenĂ©es Ă  prendre un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral mercredi 21 janvier. La principale prescription est de porter la capacitĂ© de 1000 Ă  1680 m3 dans les 3 mois, ce qui peut paraĂźtre comme une mesurette, accompagnĂ©e de mesures sur les contrĂŽles analytiques des eaux et la gestion du bassin (vidange, curage). Compte tenu des compĂ©tence de la sociĂ©tĂ© en matiĂšre de traitement d’eaux et de la sensibilitĂ© du site, des mesures de traitement des eaux pluviales auraient Ă©tĂ© judicieuses. La lecture Ă©difiante de l’arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral (**) pourrait se rĂ©sumer en un malheureux constat que tout le monde avait faux dans cette affaire et que ce dysfonctionnement est rĂ©vĂ©lateur de tergiversations et nĂ©gligences. En effet, aprĂšs un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral du 3 aoĂ»t 2023, la DREAL a fait plusieurs demandes : justification de la capacitĂ© du bassin, mise en Ɠuvre de travaux d’extension du bassin qui pour diverses raisons n’ont pas Ă©tĂ© suivies. Et tout cela sur un site manipulant des quantitĂ©s considĂ©rables de boues de station d’épuration, matiĂšres Ă  fort potentiel de pollution organique et microbiologique, au cƓur du pĂ©rimĂštre de protection rapprochĂ© d’un forage d’eau potable. Compte tenu du caractĂšre polluant de l’activitĂ© et son implantation, il est affligeant voire dĂ©sespĂ©rant de voir que des mesures Ă©videntes et impĂ©ratives de protection aient autant tardĂ© et pas encore rĂ©alisĂ©es. Ces exemples de risques de deux sites industriels sensibles dont un site nuclĂ©aire majeur de la filiĂšre montrent que ce n’est ni la faute Ă  pas de chance ni au changement climatique mais plutĂŽt que ce serait, aux plus hauts niveaux, des nĂ©gligences, tolĂ©rances, manque d’anticipation, de transparence et d’écoute, qui ont pu contribuer Ă  ces dysfonctionnements. Nos craintes s’étendent Ă  d’autres sites industriels de traitement de dĂ©chets du Narbonnais (dĂ©charge contrĂŽlĂ©e d’ordures mĂ©nagĂšres), de stations d’épuration qui subissent des afflux d’eaux qui « lessivent » les bassins de dĂ©cantation et d’aĂ©ration et entraĂźnent massivement des polluants organiques, minĂ©raux et microbiens dans les milieux naturels. Les Ă©pisodes pluvieux qui vont suivre sont Ă  trĂšs hauts risques vu la prĂ©caritĂ© des installations actuelles. (*) ArretĂ© prĂ©fectoral Orano : https://www.aude.gouv.fr/contenu/telechargement/36477/249865/file/APMU-ORANO_signe_SG_2001.pdf (**) ArretĂ© prĂ©fectoral Bioterra : https://www.aud https://www.aude.gouv.fr/contenu/telechargement/36519/250206/file/2026-APMU-bioterra-bassinv2_sign%C3%A9_2101.pdf e.gouv.fr/contenu/telechargement/36519/250206/file/2026-APMU-bioterra-bassinv2_sign%C3%A9_2101.pdf ( comments debug Commentaires NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Partagez vos idĂ©es Soyez le premier Ă  rĂ©diger un commentaire.

  • La question française de la complĂ©mentaritĂ© entre Ă©nergies renouvelables et nuclĂ©aire : quel Ă©quilibre ? | Le Clairon

    La question française de la complĂ©mentaritĂ© entre Ă©nergies renouvelables et nuclĂ©aire : quel Ă©quilibre ? La dĂ©cision prise par E. Macron de relancer le nuclĂ©aire a entrainĂ© un bouleversement radical de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). RĂ©seau Ă©lectrique classique (image par Monika de Pixabay) Le cours sinueux de la politique française en matiĂšre d’énergie est difficile Ă  comprendre. Vue Ă  l’échelle du moyen terme, on passe d’une politique de rĂ©traction du nuclĂ©aire Ă  sa relance, ce qui ne manque pas de dĂ©sĂ©quilibrer le dĂ©veloppement du mix Ă©nergĂ©tique, ne serait-ce que pour des raisons budgĂ©taires Une rĂ©vision des objectifs et des prioritĂ©s La politique Ă©nergĂ©tique de la France est encadrĂ©e par une feuille de route : la PPE (ou Programmation Pluriannuelle de l’Energie). Celle-ci est Ă©table en principe pour une pĂ©riode de 10 ans. Ainsi la PPE initiale, arrĂȘtĂ©e pour une pĂ©riode de 10 ans (2019/2028), qui avait pour objectif un mix Ă©nergĂ©tique de 50% de renouvelable Ă  l’horizon 2035, est devenue caduque, suite Ă  la dĂ©cision d’ E. Macron de relance du nuclĂ©aire, prise lors de la campagne des prĂ©sidentielles de 2022. Une nouvelle PPE (PPE N°3) portant sur la pĂ©riode 2025 / 2035 devrait ĂȘtre publiĂ©e en 2026, aprĂšs concertation entre les parties et suite aux ajustements lĂ©gislatifs idoines. Elle a dĂ» prendre en compte : -La construction de nouveaux rĂ©acteurs EPR2 (6 d’ici 2035, puis 8 Ă  l’horizon 2050) Le "Grand carĂ©nage" (prolongation de vie) des rĂ©acteurs existants et l’amĂ©lioration de leur production vers un objectif de 400 TWh /an en 2030 Dans cette nouvelle PPE, le nuclĂ©aire reprend une place prĂ©pondĂ©rante dans la stratĂ©gie Ă©nergĂ©tique française, mais ″en mĂȘme temps″ les objectifs d’un dĂ©veloppement massif des ENR sont revus Ă  la hausse afin d‘atteindre la neutralitĂ© carbone en 2020. Cette rĂ©volution de la politique Ă©nergĂ©tique française n’est pas sans consĂ©quences, elle implique : De prĂ©voir les investissements nĂ©cessaires Ă  la relance du nuclĂ©aire qui mobilisera des capitaux importants : pour financer les nouveaux EPR2, mettre Ă  niveau les anciens, redresser la situation financiĂšre d’EDF (le maĂźtre d’ouvrage fortement endettĂ©), renforcer les capacitĂ©s industrielles de la filiĂšre nuclĂ©aire, etc. De modifier les procĂ©dures administratives en les simplifiant pour tenter d’accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre du plan de relance. La dĂ©cision prise par E. Macron de relancer le nuclĂ©aire a entrainĂ© un bouleversement radical de la PPE. Les consĂ©quences de la relance du nuclĂ©aire sur le dĂ©veloppement des ENR Officiellement, le dĂ©veloppement des ENR n’est pas freinĂ© par la relance du nuclĂ©aire, mais concrĂštement on constate que l’importances des investissements nĂ©cessaires pour mener de front une politique ambitieuse sur les deux volets du mix Ă©nergĂ©tique, se heurte Ă  des limites financiĂšres. Les investissements sont prioritairement flĂšches vers le nuclĂ©aire (Ndlr. : secteur dont on connait la propension Ă  faire dĂ©raper les coĂ»ts), ce qui a pour effet de ralentir, voire complexifier le dĂ©veloppement des ENR. A la question des ressources financiĂšres s’ajoute celle des ressources industrielles : la France, pays relativement dĂ©sindustrialisĂ©, ne possĂšde pas de suffisamment d’opĂ©rateurs industriels pour satisfaire Ă  la fois les besoins des 2 secteurs Ă©nergĂ©tiques. De plus, le dĂ©veloppement des ENR implique une production plus dispersĂ©e qui entraine une adaptation prĂ©alable des rĂ©seaux de transport aux besoins liĂ©s Ă  ce mode de production d’énergie intermittente. CĂŽtĂ© politique, le remaniement de la PPE par la relance du nuclĂ©aire, ne fait pas l’unanimitĂ©. Les dĂ©bats autour de la loi Gremillet qui fixe la relance du nuclĂ©aire et les Ă©changes parlementaires mettent en Ă©vidence une opposition entre deux camps : celui des "pro-renouvelables prioritaires" et celui d’un "nuclĂ©aire fort" dont les partisans sont allĂ©s jusqu’à proposer un moratoire sur les ENR (cf. : le RN sur les Ă©oliennes). Cette proposition de moratoire a finalement Ă©tĂ© repoussĂ©e et la PPR 3 poura continuer Ă  prescrire un Ă©quilibre entre nuclĂ©aire et ENR. Du cĂŽtĂ© des ONG et des associations environnementales, la cause est entendue : les dispositions de la loi Gremillet instituent « de facto » un dĂ©sĂ©quilibre en faveur du nuclĂ©aire, nĂ©faste Ă  la transition Ă©cologique. Au niveau local, la prĂ©fĂ©rence semble globalement accordĂ©e au renouvelable, vĂ©cu comme un facteur de dĂ©veloppement local, mobilisant des investissement accessibles et gĂ©nĂ©rateur de ressources budgĂ©taires locales
 Si les objectifs affirmĂ©s d’équilibre entre une croissance simultanĂ©e et Ă©quilibrĂ©e du nuclĂ©aire et des RNR pour atteindre la neutralitĂ© carbone Ă  l’horizon 20250 sont maintenus, ce sont en dĂ©finitive les arbitrages financiers, techniques, procĂ©duraux qui pĂšseront et pĂšsent dĂ©jĂ  sur la rĂ©alisation de cet Ă©quilibre. Les consĂ©quences sur les ENR des arbitrages provoquĂ©s par la relance du nuclĂ©aire Exemples de projets renouvelables impactĂ©s : Eolien en mer : la construction des parcs Ă©oliens de Saint-Brieuc, FĂ©camp, Courseulles-sur-Mer est retardĂ©e suite Ă  la complexitĂ© administrative du montage et du traitement des dossiers, ce qui entraine des surcouts, alors que la prioritĂ© donnĂ©e aux projets nuclĂ©aires a gĂ©nĂ©rĂ© des procĂ©dures simplifiĂ©es. Ainsi le Parc de Saint-Brieuc prĂ©vu pour une mise en service en 2023 a Ă©tĂ© complĂ©tement raccordĂ© au rĂ©seau en mai 2024, aprĂšs 3 ans de travaux et douze ans de ″prĂ©paration″. Solaire : Des projets de grande taille situĂ©s dans des territoires propices au photovoltaĂŻque comme l’Occitanie ou la Nouvelle-Aquitaine sont retardĂ©s dans leur rĂ©alisation par des difficultĂ©s Ă  obtenir des crĂ©neaux de raccordement au rĂ©seau RTE. Ceci en raison du manque de capacitĂ©s de ce rĂ©seau, dĂ©jĂ  saturĂ© par le nuclĂ©aire, Ă  absorber cette nouvelle production. Si la relance du nuclĂ©aire coĂ»te cher et probablement plus que prĂ©vu, il en est de mĂȘme pour la filiĂšre du renouvelable, particuliĂšrement en raison du besoin d’adaptation des rĂ©seaux de transport d’énergie Ă  ces modes de production intermittente qui, de plus, sont territorialement dispĂȘrsĂ©s. Le rĂ©seau RTE, encore centrĂ© sur des sources « historiques » de production d’électricitĂ©, doit s’adapter aux besoins du « smart grid » (Ndlr ; : rĂ©seau Ă©lectrique dĂ©concentrĂ© multidirectionnel et intelligent ) et cela a un coĂ»t en argent et en temps de procĂ©dures
 MalgrĂ© la volontĂ© affichĂ©e d’équilibre dans un dĂ©veloppement conjoint des filiĂšres nuclĂ©aires et ENR, c’est le nuclĂ©aire qui capte actuellement le plus de ressources financiĂšres, techniques, administratives et industrielles, ce qui tend Ă  freiner le dĂ©ploiement des renouvelables. Cette rĂ©alitĂ© est d’autant plus paradoxale que le coĂ»t de l’électricitĂ© produite par le renouvelable est dĂ©sormais concurrentiel avec celui du nuclĂ©aire. De plus, en dĂ©veloppant le renouvelable on fait du neuf, alors qu’en relançant le nuclĂ©aire on est astreint Ă  remettre Ă  niveau un important parc ancien ce qui est moins rentable 
 PrĂšs de 3 ans se sont Ă©coulĂ©s depuis la dĂ©cision d’E. Macron de relancer la filiĂšre nuclĂ©aire ; on peut se demander aujourd’hui sur quels arguments politiques, techniques et financiers s’est fondĂ©e cette dĂ©cision. Curly Maxx Toole pour le Clairon de l’Atax, le 23/01/2025 comments debug Commentaires NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Partagez vos idĂ©es Soyez le premier Ă  rĂ©diger un commentaire.

  • Une mise au point de RUBRESUS | Le Clairon

    Une mise au point de RUBRESUS CitĂ© indument par un article de l'IndĂ©pendant paru le 19 janvier dernier, l'association Rubresus remet les choses en place dans un communiquĂ©. RUBRESUS AB, dimanche 18/01/2026 19h20 Rec du Veyret, Pont avenue Leclerc, Narbonne Au moment de l’annonce de risque de dĂ©bordement et d’évacuation quartiers La Mayolle Maraussan L’article paru le 20 janvier 2026 dans L’IndĂ©pendant intitulĂ© : « Cette crue permet de rappeler que le Rec de Veyret est bien lĂ  » appelle de la part de l’association RUBRESUS les rĂ©actions et mises au point suivantes. Nous dĂ©plorons que cet article implique l’association RUBRESUS en nous prĂȘtant des prises de position alors que nous n’avons pas Ă©tĂ© sollicitĂ©s ni contactĂ©s par l’auteur. L’article s’appuie exclusivement sur les propos recueillis auprĂšs de responsables des Ă©tablissements publics doublĂ©s de commentaires personnels. Cet article est plus rĂ©vĂ©lateur d’une mise en scĂšne du rare Ă©pisode pluvieux intense au bĂ©nĂ©fice d’une promotion partiale du projet SMDA-SMMAR-Grand Narbonne-BRL d’amĂ©nagement du rec de Veyret fort controversĂ© par la population et les associations environnementales du territoire que d’une analyse indĂ©pendante et bien documentĂ©e. Afin de rĂ©tablir l’impartialitĂ©, l’objectivitĂ©, la rigueur de l’information, nous prĂ©sentons ci-aprĂšs nos Ă©lĂ©ments rĂ©ctifiant l’analyse du phĂ©nomĂšne et le contexte plus large du projet controversĂ© d’amĂ©nagement du Rec de Veyret qui mĂ©riteraient d’ĂȘtre portĂ©s Ă  la connaissance des lecteurs. En premier lieu, nous souhaitons corriger deux erreurs : L’erreur la plus grossiĂšre de l’article est d’inclure la zone d’activitĂ© La Coupe Ă  Narbonne dans l’évaluation des dĂ©gĂąts d’une crue centennale du Rec de Veyret. Le secteur de La Coupe ne fait pas partie du bassin versant de Rec de Veyret mais de celui du ruisseau cĂŽtier Saint-Hippolyte qui se jette directement dans l’étang de Bages Ă  proximitĂ© de La Nautique dans l’anse de GalĂšre, sans relation donc avec le rec de Veyret. Cette erreur manifeste est d’autant plus regrettable car rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  l’envi par le SMMAR-SMDA alors que RUBRESUS l’a signalĂ©e depuis longtemps, et que la zone La Coupe avec le nombre important d’activitĂ©s qu’elle accueille reprĂ©sente un secteur majeur d’activitĂ©s ce qui participerait Ă  sur-gonfler le montant des dĂ©gĂąts Ă©vitĂ©s et pourrait permettre de justifier un montant et une nature des travaux d’amĂ©nagements surestimĂ©s du projet SMMAR-SMDA-BRL. Le Rec de Veyret ne prend pas sa source Ă  Montredon des CorbiĂšres mais se forme en amont dans la plaine d’AussiĂšres, Narbonne, oĂč il est rejoint par les ruisseaux de la Combe d’Enfer et de Fonlaurier. En deuxiĂšme lieu, il nous paraĂźt important de complĂ©ter l’information des lecteurs, notamment Ă  propos du barrage Ă©crĂȘteur du barrage de Cap de Pla lors de cet Ă©pisode pluvieux de prĂšs de 200 mm. Le niveau NGF du sol du barrage Ă©crĂȘteur Ă©tant de 16 m environ, la cote NGF du niveau d’eau atteint au plus fort de l’épisode le 19 janvier en fin de matinĂ©e Ă  17,5 m NGF indique une hauteur d’eau effective d’à peine 1,50 m dans le barrage. L’indication dans l’article d’une hauteur d’eau de 17,5 m sans autre prĂ©cision, est susceptible de prĂȘter Ă  confusion et inquiĂ©ter ou troubler indĂ»ment les lecteurs. D’autre part, d’aprĂšs la cote maximale de rĂ©tention d’eau du barrage de 20,65 m NGF, la marge de remplissage du barrage Ă©tait encore de 3,15 m. Le barrage n’a Ă©tĂ© en fait rempli qu’à 25-30% de sa capacitĂ© maximale de rĂ©tention, ce qui laissait une grande marge de sĂ©curitĂ© avant surverse. Pour le niveau de remplissage constatĂ©,le dĂ©bit du Veyret via le pertuis de vidange du barrage Ă©tait d’environ 10-12 m3/s alors que le dĂ©bit admissible au pont de l’avenue Leclerc (Espace de LibertĂ©) est Ă©tabli par les autoritĂ©s (DDTM) Ă  40 m3/s, d’oĂč l’absence constatĂ©e de dĂ©bordement du Rec de Veyret dans sa partie narbonnaise ni de menace avec une bonne marge de sĂ©curitĂ© durant l’épisode, contrairement aux annonces et mesures des autoritĂ©s et Ă©lus qui ont instrumentalisĂ© le phĂ©nomĂšne. L’article tend Ă  minimiser la crue notamment d’aprĂšs les propos du directeur du SMDA qui la qualifie d’un niveau ridiculement bas (Q2,1 probabilitĂ© sur 2 par an). Or, il apparaĂźt que le phĂ©nomĂšne a dĂ©passĂ© cette apprĂ©ciation notamment au vu de l’analyse des donnĂ©es hydrauliques et des informations relatĂ©es dans la presse nationale sur l’ampleur du phĂ©nomĂšne qui a affectĂ© plus de la moitiĂ© du dĂ©partement de l’Aude ainsi que les dĂ©partements voisins. Avec prĂšs de 200 mm de prĂ©cipitations durant l’épisode du 17 au 19 janvier 2026, la crue du Rec de Veyret a revĂȘtu un caractĂšre beaucoup plus important que l’article le laisser penser et cela mĂ©rite d’ĂȘtre explicitĂ©. Si les 100 mm durant les premiĂšres 24 h peuvent reprĂ©senter un phĂ©nomĂšne habituel, les autres prĂ©cipitations de 100 mm durant les 24 h suivantes sur les sols du bassin versant dĂ©jĂ  gorgĂ©s d’eau accroissent nettement l’intensitĂ© du phĂ©nomĂšne qui s’approcherait en rĂ©alitĂ© d’une occurrence au moins trentennale. Il serait Ă©galement judicieux d’observer que ce phĂ©nomĂšne pluvieux d’ampleur a Ă©tĂ© parfaitement maĂźtrisĂ© sans aucun amĂ©nagement nouveau du projet SMMAR-SMDA-Grand Narbonne-BRL. L’importante capacitĂ© naturelle de rĂ©tention de l’étang de Montredon/MaĂŻre (« champ d’expansion » rive gauche du Veyret, et non rive droite comme mentionnĂ©) Ă©valuĂ©e par la DDTM Ă  prĂšs de 3 millions de m3 a jouĂ© son rĂŽle ainsi que le barrage de Cap de Pla. Les nouveaux amĂ©nagements prĂ©vus dans le premier projet SMMAR-SMDA-BG Ă©tudiĂ© depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000 et inscrit au PAPI 2 en 2016 : barrage Ă©crĂȘteur Ă  Bagatelle sur le ruisseau de Las Tinos, barrage Ă©crĂȘteur Ă  AussiĂšres/Les Gourgues, augmentation de la capacitĂ© du pont de l’avenue Leclerc par un ponceau latĂ©ral supplĂ©mentaire, Ă©largissement du chenal canalisĂ© associĂ©s au barrage Cap de Pla existant, apportaient une protection centennale comme validĂ© par les autoritĂ©s (DDTM, prĂ©fecture), SMMAR, SMDA et Conseil DĂ©partemental. Ce projet « intelligent » associe une rĂ©tention des flux des sous-bassins versants en amont de Narbonne Ă  une augmentation de la capacitĂ© d’évacuation des crues en aval. Le projet SMMAR-SMDA-Grand Narbonne – BRL prĂ©sentĂ© au PAPI 3 (2021) mise tout sur la stratĂ©gie de rĂ©tention maximale des flux en amont avec le super barrage Ă  Montredon La Plaine qui fait exploser le budget de 10 Ă  plus de 30 millions €, sans augmenter la capacitĂ© d’évacuation du pont de l’avenue Leclerc, vĂ©ritable goulot d’étranglement. Sa validitĂ© Ă©conomique est basĂ©e sur le critĂšre coĂ»t des travaux / estimation des dĂ©gĂąts Ă©vitĂ©s faussĂ© par les dĂ©gĂąts indĂ»ment calculĂ©s pour le secteur La Coupe, Ă©tranger au bassin versant du Rec de Veyret. Par ailleurs, les audits de la Chambre RĂ©gionale des Comptes du SMMAR et de BRL ont rĂ©vĂ©lĂ© divers potentiels conflits d’intĂ©rĂȘts concernant les prĂ©sidents respectifs dont les relations familiales proches ont Ă©tĂ© mises au jour. RUBRESUS a dĂ©cortiquĂ© les deux projets d’amĂ©nagement du Rec de Veyret du SMMAR- SMDA-BG versus BRL Ă  partir des dossiers complets : le projet BRL est 3 Ă  4 fois plus coĂ»teux (32 millions €) Ă  cause du pharaonique barrage Ă  Montredon La Plaine et apporte une protection centennale comme le projet BG. D’oĂč la revendication pleinement justifiĂ©e de RUBRESUS d’une expertise indĂ©pendante des projets. L’intervention impartiale et neutre de la Commission Nationale du DĂ©bat Public devrait permettre enfin Ă  la population, aux associations et aux reprĂ©sentants du territoire montredonnais d’ĂȘtre enfin entendus et de trancher sur un projet Ă©quitable, protecteur des populations et des biens, respectueux de l’environnement et du patrimoine ainsi que des finances publiques c’est Ă  dire de l’argent des contribuables comments debug Commentaires NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... 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  • Plan de relance du nuclĂ©aire : le devis des futurs 6 nouveaux EPR 2 a de nouveau augmentĂ© | Le Clairon

    Plan de relance du nuclĂ©aire : le devis des futurs 6 nouveaux EPR 2 a de nouveau augmentĂ© Tandis que l’EPR de Flamanville qui n’est toujours pas en service a enfin atteint sa pleine puissance de 1689 MW au cours d’essais le 14 dĂ©cembre dernier, on apprend que le coĂ»t des 6 nouveaux EPR2 a Ă©tĂ© réévaluĂ©. EDF estime dĂ©sormais le coĂ»t du chantier Ă  72,8 milliards € soit environ 40% plus cher qu’initialement prĂ©vu. L’estimation initiale Ă©tait de 51,7 Mds € en 2022, mais dĂ©jĂ  fin 2023 le cout avait Ă©tĂ© rĂ©ajustĂ© Ă  67,4 Mds. Par rapport Ă  fin 2023 le dĂ©rapage n’est ″que″ de prĂšs de 8 %. Il s’agit d’un chiffrage consolidĂ©, hors coĂ»t de financement qui a Ă©tĂ© estimĂ© aux conditions Ă©conomiques de 2020. Selon EDF ce nouveau chiffrage, qui est le fruit d’un an de travaux, "avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©fini comme Ă©tant le plafond" lors de discussions avec l'Etat. L’estimation des coĂ»ts serait notamment basĂ©e sur l’expĂ©rience acquise sur les chantiers des EPR prĂ©cĂ©dents ou en cours (Flamanville, Hinkley Point) EDF annonce que ce nouveau devis fera l’objet, dĂ©but 2026, d’un audit de l’Etat qui est son unique actionnaire. En ce qui concerne le calendrier du chantier EDF annonce une fin des travaux prĂ©vus pour le premier des 6 EPR2 qui sera rĂ©alisĂ© sur le site de Penly (Seine Maritime) en 2038, alors que la date initialement prĂ©vue Ă©tait situĂ©e entre 2035 et 2037. Selon Xavier Cruz, directeur exĂ©cutif chargĂ© du nouveau nuclĂ©aire Ă  EDF, une dĂ©cision finale d’investissement devrait ĂȘtre prise fin 2026 aprĂšs accord de la Commission europĂ©enne. Curly Mc Toole pour le Clairon de l’Atax le 20/12/2025 comments debug Commentaires (1) NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Trier par : Les plus rĂ©cents Vincent Witz 30 nov. 2025 😍JADORE J'aime RĂ©pondre

  • Municipales Narbonne : l’atelier logement de la liste « Nous sommes Narbonne » | Le Clairon

    Municipales Narbonne : l’atelier logement de la liste « Nous sommes Narbonne » Dans cet atelier thĂ©matique comme pour ceux qui suivront, la dĂ©marche de "Nous Sommes Narbonne" vise Ă  associer les Narbonnaises et les Narbonnais Ă  toutes les Ă©tapes de la construction de son programme municipal. La liste « Nous sommes Narbonne » a tenu ce 15 janvier un premier atelier de rĂ©flexion consacrĂ© au logement. La dĂ©marche entreprise par cette liste, dans cet atelier thĂ©matique comme pour ceux qui suivront, vise Ă  associer les Narbonnaises et les Narbonnais Ă  toutes les Ă©tapes de la construction de son programme municipal. C’est dans une salle tapissĂ©e de cartes, plans et rubriques chiffrĂ©es que Laurent Fabas, candidat dĂ©signĂ© de la liste « Nous sommes Narbonne
 » Ă  ouvert la sĂ©ance devant un public constituĂ© de membres du Collectif « Une gauche pour Narbonne », du NPA, du groupe d’action LFI « Pour et avec Narbonne », mais aussi de citoyens sans Ă©tiquette politique. AprĂšs un examen de diffĂ©rents documents relatifs au logement et Ă  l’urbanisme Ă  Narbonne, et aprĂšs avoir pris connaissance des donnĂ©es nationales relatives Ă  la politique du logement, les participants se sont accordĂ©s sur un Ă©tat des lieux et une mĂ©thode d’action. L’état des lieux a d’abord fait apparaĂźtre un dĂ©sĂ©quilibre entre les rĂ©sidences principales (environ 40.000) et les rĂ©sidences secondaires (environ 30.000), avec pour consĂ©quence qu’une part importante du parc immobilier Ă©chappait aux rĂ©sidents permanents et que ce manque gĂ©nĂ©rait une inflation des loyers, alors que dans certains cas, la qualitĂ© des logements proposĂ©s Ă©tait mĂ©diocre voire hors normes. Du cĂŽtĂ© du logement social, le compte n’y Ă©tait pas non plus : le manque de logement dans cette catĂ©gorie a pour effet de rabattre une partie des demandeurs sur le parc privĂ©, ce qui a pour consĂ©quence d’en augmenter les loyers. Un habitat social de qualitĂ©, Judicieusement rĂ©parti, est pourtant possible, ce qui implique d’interroger la pertinence du Plan local d’urbanisme (PLU). La rĂ©vision de ce document peut contribuer Ă  l’établissement d’une mixitĂ© sociale apaisĂ©e et au dĂ©veloppement de parcours rĂ©sidentiels, oĂč chacun habite selon ses besoins, sans ĂȘtre assignĂ© Ă  rĂ©sidence du fait d’une offre insuffisante, ou inadaptĂ©e, ou encore inabordable en raison du prix des loyers. La situation des organismes bailleurs a Ă©tĂ© reconnue comme problĂ©matique. De taille insuffisante au plan local, ceux-ci ne peuvent rendre tous les services qu’ils devraient assurer. Qu’il s’agisse de gestion locative ou de maitrise d’ouvrage, ils sont souvent dĂ©connectĂ©s des besoins rĂ©els des populations qu’ils sont censĂ©s loger. De plus, l’aspect et les fonctionnalitĂ©s du cadre bĂąti qu’ils produisent, en tant que maĂźtres d'ouvrage, lui assignent une ″étiquette de logement social" qui stigmatise ses occupants. Afin que les besoins des locataires soient mieux pris en compte, il s’avĂšre nĂ©cessaire d’associer leurs reprĂ©sentants Ă  la gouvernance des organismes et qu’ils prennent une part pleine et entiĂšre aux prises de dĂ©cision. Du cĂŽtĂ© du parc privĂ© « social de fait », souvent dĂ©gradĂ©, des mesures ont Ă©tĂ© proposĂ©es pour favoriser l’émergence d’un secteur locatif ″quasi social″ de qualitĂ©. Dans ce domaine, le rĂŽle de l'investisseur traditionnel doit ĂȘtre repensĂ©. Le modĂšle de la dĂ©fiscalisation spĂ©culative a montrĂ© ses limites. L’investissement de capitaux privĂ©s dans des structures d’utilitĂ© publique sera encouragĂ© par des moyens autres que la coercition ou les cadeaux fiscaux ce qui permettra d’allĂ©ger la charge financiĂšre qui pĂšse sur la collectivitĂ©. Il a aussi Ă©tĂ© question de la reconquĂȘte du centre ancien de Narbonne qui concentre des logements et locaux insalubres et / ou inoccupĂ©s. Sa rĂ©habilitation implique l’utilisation d’un outil juridique et financier appropriĂ© : un Outil Foncier Solidaire . Mais son utilisation doit ĂȘtre guidĂ©e par une rĂ©flexion prĂ©alable sur les fonctions du centre-ville : celles-ci doivent mieux ĂȘtre appropriĂ©es Ă  son cadre physique et aux possibilitĂ©s qu’il offre aux usages particuliers de certaines catĂ©gories de la population. Il s’agit, selon les rĂ©flexions menĂ©es par les participants, que le centre-ville de Narbonne redevienne « dĂ©sirable » pour toutes les gĂ©nĂ©rations qui souhaitent vivre « une urbanitĂ© apaisĂ©e ». Le dernier sujet de rĂ©flexion de l’atelier a portĂ© sur le nĂ©cessaire mutation des professions de l’immobilier. Selon la formule condensĂ©e de l’un des participants : « Les agents immobiliers et les avocats doivent passer d'une Ă©conomie du flux spĂ©culatif Ă  une Ă©conomie de la valeur d'usage et de la gestion durable ». Leur vĂ©ritable place se situe dans la rĂ©alisation des projets politiques en matiĂšre d’habitat et non dans le pilotage de l’urbanisme et de l’amĂ©nagement de Narbonne. La sĂ©ance s’est terminĂ©e par un exposĂ© des modes et procĂ©dures de financement du logement social en France. Les participants vont continuer Ă  Ă©changer jusqu’à la production d’une proposition de -programme logement- qui sera dĂ©battue en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. La rĂ©daction du Clairon le 12/01/2026 comments debug Commentaires NotĂ© 0 Ă©toile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* RĂ©digez un commentaire... RĂ©digez un commentaire... Partagez vos idĂ©es Soyez le premier Ă  rĂ©diger un commentaire.

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