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- Portrait d’une contributrice au Clairon de l’Atax | Le Clairon
Portrait d’une contributrice au Clairon de l’Atax Depuis Janvier 2026, le Clairon à le plaisir de compter dans ses rangs une nouvelle contributrice. Il s’agit de Magali Dellaporta qui sélectionne et présente à nos lecteurs divers ouvrages littéraires. Professeur de lettres, aujourd’hui à la retraite, sa carrière ne fut pas linéaire, peut-être est-ce cela qui a contribué à sa perception originale des gens, des lieux et choses… Après des études de lettres modernes à Toulouse, elle entame une carrière de prof dans la même académie, avant de changer de trajectoire et de s’engager dans l’action sociale comme inspectrice des affaires sociales à la DDASS. Pas n’importe où : en Seine-Saint-Denis, le fameux "Neuf / Trois". A l’époque au mitan des années 1970 ce département était déjà réputé pour ses quartiers dits « sensible ». Retournée à son premier métier, Magali Dellaporta restera dans le "Neuf / Trois" pendant trente ans que beaucoup de profs rêvent de quitter ou craignent d’y être nommés. C’est l’histoire d’une perception singulière d’un espace et des rapports sociaux qui l’animent, alors que d’autres se laissent aveugler par des poncifs et des rapports de classe. Pour ceux qui souhaiteraient mieux la connaître, c’est l’histoire de cette relation que Magali consigne dans un livre-récit intitulé « Mystique Banlieue » (*). La rédaction du Clairon le 20/05/2026 (*) Mystique Banlieue : Magali Dellaporta, éditeur L'harmatan, 2024 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Sur les ruines du barrage républicain | Le Clairon
Sur les ruines du barrage républicain Les munbicipales sont passées depuis près d'un mois à Narbonne. La ville a échappé au front national et ce n'est pas grâce à la gauche Les urnes ont rendu leur verdict en mars 2026. Les dernières affiches s'arrachent sous le vent du printemps. La gueule de bois en Occitanie est tenace. Le paysage a changé, structurellement. Devant ce nouveau panorama, le premier réflexe des vieux appareils politiques consiste à sauver les apparences en désignant des boucs émissaires et en multipliant les communiqués lénifiants. Pour éviter toute remise en question, les états-majors se rassurent avec des poncifs. Ils invoquent le fatalisme « tsunami national » inévitable. Ils fustigent l'électeur coupable de mal voter, ou célèbrent d'illusoires « barrages républicains » là où le hasard a bien voulu faire les choses. Il devient pourtant d'utilité publique d’enlever nos lunettes du passé pour regarder la carte et le territoire avec une froide lucidité. Le refus de ces analyses paresseuses révèle une norme glaçante et une anomalie fragile. La norme prend les traits de l'effondrement de l'ancien « Midi Rouge ». De Carcassonne à Agde, en passant par Castres, la vague a tout emporté. L'extrême droite ne fait plus de percées par effraction. Elle s'installe, s'enracine et s'apprête à gérer le quotidien. Face à ce désastre, Narbonne clignote au milieu de la carte comme une illusion d’optique... Elle est la seule ville de plus de 20.000 habitants, entre les zones d’influence de Montpellier et Toulouse, à avoir résisté à la marée brune. Mais il suffit d'ouvrir le capot de cette mécanique électorale pour voir le mythe s'effondrer : Narbonne n'a pas vaincu le Rassemblement National. Elle l'a temporairement anesthésié grâce à un concours de circonstances, particulières à la droite gestionnaire locale, qui ne se reproduira sans doute pas. À gauche, cette séquence de mars 2026 agit comme un révélateur implacable de l'agonie des gardiens du temple. L'élection a mis à nu une gauche de rentiers et des structures sclérosées. Ces syndics de faillite ont préféré le confort de leurs petites divisions, le chantage moral et le contrôle exclusif de leurs ruines, plutôt que de regarder la réalité en face. Le modèle de survie de la gauche locale a rendu l'âme. Avant d'espérer refonder une dynamique par le bas, il nous faut avoir le courage de dresser l'autopsie sans concession de cet ancien monde venant de s'effondrer. I. La Norme. L'effondrement régional et le suicide de la gauche La première étape de cette autopsie impose de regarder le désastre sans ciller. Le légendaire Midi Rouge a définitivement sombré. Carcassonne, Agde et Castres ont fini par chuter et viennent cimenter un arc méditerranéen où Béziers et Perpignan se trouvaient déjà verrouillées. L'extrême droite ne se contente plus de capitaliser sur des colères éphémères. Elle s'installe dans la durée et prend les manettes du quotidien. Le vernis de la protestation a laissé place à une entreprise d'enracinement territorial méthodique. Face à cette vague, les notables locaux ont cru pouvoir dresser un barrage avec de simples habitudes. Ils ont confondu l'inertie électorale de leurs clientèles vieillissantes avec un véritable vote d'adhésion. La perte de ces bastions démontre l'aveuglement d'une classe politique enfermée dans ses bureaux. Ces candidats pensaient rassurer les foules par le simple poids de leur statut. Ils ont tragiquement ignoré les alertes populaires et méprisé les fractures matérielles béantes de leurs territoires. Le comportement de la gauche institutionnelle lors de ces scrutins illustre parfaitement cette agonie intellectuelle. À Carcassonne comme à Castres, les instances socialistes ont agi comme de véritables syndics de faillite. Persuadés de posséder un droit de propriété inaliénable sur leurs anciens fiefs, les dirigeants ont refusé toute remise en question. Ils ont préféré sacrifier des communes entières plutôt que de risquer la disparition de leur microcosme partisan. En maintenant leurs candidatures dans des triangulaires mortifères, les chefs de file ont joué à la roulette russe avec l'avenir de la population. Ce ne sont pas des brebis galeuses, promptement purgées avant que la poussière en retombe, il s’agit d’un système d’aveuglement qui se répète partout. Le bilan frappe par sa cruauté. Les anciens partis n'ont pas perdu une bataille idéologique face au Rassemblement National : ils ont délibérément joué aux dés avec le fascisme, pour se cramponner à leur siège d’élu. II. L'Anomalie. L'équation Malquier ou le rempart de sable Narbonne échappe à la norme régionale. Bertrand Malquier a bénéficié d'un alignement des planètes. Il a construit un monopole parfait sur l'espace de la droite et du centre. Son accession à la fonction de maire en fin de mandat, suite au décès de Didier Mouly lui a permis de réaliser un tour de force paradoxal. Il a incarné à la fois la continuité et le renouveau, réussissant à additionner presque magiquement les suffrages de satisfaits et de déçus du mandat écoulé. Le candidat du Rassemblement National flottait comme un fantôme au-dessus de la campagne. Le maire sortant a très vite compris la faille. Il a adopté une posture d'autorité régalienne protectrice et a siphonné l'électorat d'extrême droite dès le premier tour. L'électeur conservateur a logiquement préféré le notable protecteur à un parachuté invisible. L’électeur progressiste a vu dans le maire en place un rempart plus solide et une option de renouveau plus séduisante que la vieille machine socialiste. Ce rempart est fait de sable. Un autre notable finira par choisir l’étendard du RN et le renouveau est une carte qu’on ne joue qu’une fois. Si la ville s'en remet à un simple conservatisme de gestion pour freiner le nationalisme, la vague passera par-dessus au prochain mandat. III. Les gardiens du temple. L’impasse des appareils L'alternative structurelle, la gauche, reste malheureusement bloquée par des appareils obsolètes. L'attitude du Parti Socialiste narbonnais résume ce naufrage. Ses dirigeants ont mené une campagne de rente. Incapables de convaincre, ils ont cultivé la division pour protéger les places qu’ils s’étaient promises à huis clos. Devant leur propre échec, 17 % au premier tour, ils ont continué de se comporter en propriétaires de la gauche, attendant l’allégeance unilatérale des forces citoyennes au nom d'un chantage moral épuisé et sans enjeu. Au même moment, ils piétinaient eux-mêmes les règles du front républicain dans les villes voisines où l’enjeu était réel. Cette critique doit nécessairement s'étendre aux autres corps intermédiaires. Les instances locales des grands syndicats traditionnels partagent le même déclin moral. Leurs appareils obéissent aux mêmes logiques de préservation que les vieux partis institutionnels. Les dirigeants syndicaux cherchent perpétuellement à justifier leur utilité en confisquant les symboles des luttes. Ils verrouillent les dates historiques et les pavés tout en fuyant l'innovation militante. Aucun sursaut ne naîtra de ces forteresses bureaucratiques. Leurs chefs préfèrent régner sans partage sur un mouvement mourant, plutôt que de partager l'animation d'une dynamique vivante. IV. La Refondation. Déverrouiller le territoire Le nouveau paysage politique impose de contourner définitivement ces rentiers de la défaite. Les appareils partisans et syndicaux ne fonctionnent plus comme des moteurs. Ils agissent désormais comme des freins à l'émancipation populaire. La refondation viendra uniquement des individus prêts à laisser leurs logos au vestiaire pour reconstruire par la base. Ce combat populaire ne se gagnera pas avec des postures morales de salon. La lutte doit retourner au réel et affronter la faille matérielle béante du Narbonnais. L'expertise technique citoyenne et l'action sociale directe battront les populismes. Il faudra imposer des logements accessibles face à la spéculation immobilière. Il faudra choisir l’emploi plutôt que la rente. Il faudra structurer des filières agricoles locales dignes et résilientes. La première étape de cette reconquête s'écrira hors des urnes et hors des bureaux politiques. Le rassemblement prévu le 1er mai 2026 au Palais du Travail annonce ce renouveau citoyen. Le collectif organisateur ne dépend d'aucune centrale syndicale, ni d'aucune écurie électorale. Cet événement illustre exactement le modèle militant à construire. Les habitants se réapproprient directement un lieu historique de l'éducation populaire. La fraternité, la culture et l'auto-organisation y remplaceront les dogmes usés. Loin des défilés sans âme, la véritable démocratie locale commencera à battre sous les voûtes de ce monument. La rédaction du Clairon de l’Atax le 14/04/202 comments debug Commentaires (2) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 2 notes Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Monic 25 avr. Noté 5 étoiles sur 5. Bien vu et percutant! Il y a longtemps que syndicats et tradis de gôche ont trahi... J'aime Répondre BURGER 24 avr. Noté 5 étoiles sur 5. Analyse cruelle mais fort juste J'aime Répondre
- Municipales Narbonne : l’atelier logement de la liste « Nous sommes Narbonne » | Le Clairon
Municipales Narbonne : l’atelier logement de la liste « Nous sommes Narbonne » Dans cet atelier thématique comme pour ceux qui suivront, la démarche de "Nous Sommes Narbonne" vise à associer les Narbonnaises et les Narbonnais à toutes les étapes de la construction de son programme municipal. La liste « Nous sommes Narbonne » a tenu ce 15 janvier un premier atelier de réflexion consacré au logement. La démarche entreprise par cette liste, dans cet atelier thématique comme pour ceux qui suivront, vise à associer les Narbonnaises et les Narbonnais à toutes les étapes de la construction de son programme municipal. C’est dans une salle tapissée de cartes, plans et rubriques chiffrées que Laurent Fabas, candidat désigné de la liste « Nous sommes Narbonne… » à ouvert la séance devant un public constitué de membres du Collectif « Une gauche pour Narbonne », du NPA, du groupe d’action LFI « Pour et avec Narbonne », mais aussi de citoyens sans étiquette politique. Après un examen de différents documents relatifs au logement et à l’urbanisme à Narbonne, et après avoir pris connaissance des données nationales relatives à la politique du logement, les participants se sont accordés sur un état des lieux et une méthode d’action. L’état des lieux a d’abord fait apparaître un déséquilibre entre les résidences principales (environ 40.000) et les résidences secondaires (environ 30.000), avec pour conséquence qu’une part importante du parc immobilier échappait aux résidents permanents et que ce manque générait une inflation des loyers, alors que dans certains cas, la qualité des logements proposés était médiocre voire hors normes. Du côté du logement social, le compte n’y était pas non plus : le manque de logement dans cette catégorie a pour effet de rabattre une partie des demandeurs sur le parc privé, ce qui a pour conséquence d’en augmenter les loyers. Un habitat social de qualité, Judicieusement réparti, est pourtant possible, ce qui implique d’interroger la pertinence du Plan local d’urbanisme (PLU). La révision de ce document peut contribuer à l’établissement d’une mixité sociale apaisée et au développement de parcours résidentiels, où chacun habite selon ses besoins, sans être assigné à résidence du fait d’une offre insuffisante, ou inadaptée, ou encore inabordable en raison du prix des loyers. La situation des organismes bailleurs a été reconnue comme problématique. De taille insuffisante au plan local, ceux-ci ne peuvent rendre tous les services qu’ils devraient assurer. Qu’il s’agisse de gestion locative ou de maitrise d’ouvrage, ils sont souvent déconnectés des besoins réels des populations qu’ils sont censés loger. De plus, l’aspect et les fonctionnalités du cadre bâti qu’ils produisent, en tant que maîtres d'ouvrage, lui assignent une ″étiquette de logement social" qui stigmatise ses occupants. Afin que les besoins des locataires soient mieux pris en compte, il s’avère nécessaire d’associer leurs représentants à la gouvernance des organismes et qu’ils prennent une part pleine et entière aux prises de décision. Du côté du parc privé « social de fait », souvent dégradé, des mesures ont été proposées pour favoriser l’émergence d’un secteur locatif ″quasi social″ de qualité. Dans ce domaine, le rôle de l'investisseur traditionnel doit être repensé. Le modèle de la défiscalisation spéculative a montré ses limites. L’investissement de capitaux privés dans des structures d’utilité publique sera encouragé par des moyens autres que la coercition ou les cadeaux fiscaux ce qui permettra d’alléger la charge financière qui pèse sur la collectivité. Il a aussi été question de la reconquête du centre ancien de Narbonne qui concentre des logements et locaux insalubres et / ou inoccupés. Sa réhabilitation implique l’utilisation d’un outil juridique et financier approprié : un Outil Foncier Solidaire . Mais son utilisation doit être guidée par une réflexion préalable sur les fonctions du centre-ville : celles-ci doivent mieux être appropriées à son cadre physique et aux possibilités qu’il offre aux usages particuliers de certaines catégories de la population. Il s’agit, selon les réflexions menées par les participants, que le centre-ville de Narbonne redevienne « désirable » pour toutes les générations qui souhaitent vivre « une urbanité apaisée ». Le dernier sujet de réflexion de l’atelier a porté sur le nécessaire mutation des professions de l’immobilier. Selon la formule condensée de l’un des participants : « Les agents immobiliers et les avocats doivent passer d'une économie du flux spéculatif à une économie de la valeur d'usage et de la gestion durable ». Leur véritable place se situe dans la réalisation des projets politiques en matière d’habitat et non dans le pilotage de l’urbanisme et de l’aménagement de Narbonne. La séance s’est terminée par un exposé des modes et procédures de financement du logement social en France. Les participants vont continuer à échanger jusqu’à la production d’une proposition de -programme logement- qui sera débattue en assemblée générale. La rédaction du Clairon le 12/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Vers la crise ? | Le Clairon
Vers la crise ? La France, engluée dans des batailles à court terme, menées dans un cadre institutionnel en décomposition, semble en manque de réflexion prospective. S’il est un domaine qui implique nécessairement cette réflexion c’est bien l’écologie, or la régression des préoccupations écologiques se remarque partout : dans les politiques actuellement menées en France, en Europe, dans le Monde. A défaut d’une pensée prospective qui se concrétise dans la durée, nous sous cramponnons aux mantras de la politique de l’offre, que les uns célèbrent et les autres rejettent. L’horizon politique semble limité à un terme de quelques années et même à cette échéance la planification, lorsqu’elle existe, vacille parfois dans son exécution entre des mesures contradictoires. La période est partout à l’incertitude, en France on en est à la stagnation et notre économie s’en ressent, C’est d’ailleurs ce ″climat″ qui chez nous permet à la droite et à l’extrême droite de faire leurs choux gras en promettant le retour à un ordre social « bleu blanc rouge ». Sommes-nous en cela si différents des hordes américaines gavées d’évangélisme MAGA ? En matière d’économie les clignotants virent au rouge : Il n’est pas sûr que nous sachions tirer les leçons des crises passées. Près de 18 ans après la crise dite des « subprimes » qui a entraîné une grande récession de l’économie mondiale, il semble que nous soyons proches de l’éclatement d’une nouvelle bulle financière. Cette fois il ne s’agit plus de l’immobilier USA, mais des nouvelles technologies et particulièrement de l’IA (Intelligence artificielle). Dans ce domaine, le capitalisme technologique ″made in USA″ a mobilisé des sommes énormes dans des projets inovants, qui se comptent en milliers de milliards de dollars et dont tous ne s’avèreront pas rentables. Pour certains, c’est déjà le cas. Les analystes d’institutions financières réputées ″sérieuses″, comme la BCE, la BRI ou la FED (*) alertent sur une montée dangereuse des risques pris par les investisseurs et le système bancaire. Même pour des grandes entreprises US, leaders mondiales de la « tech », leur autofinancement ne suffit plus pour assurer les investissements pharaoniques déclenchés par la frénésie qui accompagne cette nouvelle rupture technologique de l'IA. Il s’agit de ne pas rater le train : alors quand l’autofinancement ne suffit pas, on emprunte. Si le coup s’avère gagnant, le service de la dette contractée est tolérable ; si c’est un "flop" c’est autre chose. De plus, dans l’écosystème de la tech, les financements sont souvent croisés. La faiblesse de l’un peut entrainer des réactions en chaîne… Mais un autre marché connait lui aussi une importante montée des risques : il s’agit du marché des dettes publiques. Les dettes souveraines, c’est-à-dire les engagements pris par les Etats, semblent constituer des actifs sûrs et leur émission, qui est en progression, attire en plus des organismes bancaires habituels, de nouveaux acteurs financiers comme des assureurs, des fonds de pension, mais aussi des fonds spéculatifs qui souvent recourrent à l'emprunt auprès des banques pour acquérir de la dette souveraine. Ainsi le risque pris par les banques est doublé, alors que la politique de baisse des taux d’intérêt voulue par Trump (contre l’avis du président de la FED) a semé le doute chez les investisseurs quant à la capacité des USA à maintenir la valeur de leurs obligations publiques ! Tandis que les risques de récession augmentent, les systèmes d’encadrement du risque bancaire s’affaiblissent Face à cette montée des risques liés à la bulle IA et au marché des dettes publiques (surtout le marché US dans le contexte actuel), la question de la capacité des banques à éponger des pertes importantes inquiète les autorités financières. Cette inquiétude est d’autant plus forte que les systèmes d’encadrement des risques pris par les banquiers et les financiers internationaux sont actuellement dérégulés par les pouvoirs politiques (alors que ceux-ci les avaient renforcés après la crise de 2008). Ce système d’encadrement qui s’appuie sur des normes internationales (cf. : convention Bâle 3 et directives européennes) impose entre autres des niveaux de fonds propres et des réserves de liquidités. Or, depuis le retour de Trump à la présidence, les Etats-Unis sont rentrés dans une phase de dérégulation et les effectifs des agences fédérales de supervision et de régulation ont été réduits de 30 %. Dans ce nouveau contexte politique, les banques n’auront plus à augmenter leurs fonds propres en fonction de la situation et le rapport entre le capital détenu et les risque pris pourra même diminuer. Cette augmentation de la prise de risque des banques dans une période de bulle financière, s’accompagne de l’arrivée de nouveaux facteurs de risque, suite à la politique de Trump qui vise à développer des marchés volatiles et difficiles à contrôler liés aux cryptomonnaies. Dans ce qui ressemble à une fuite en avant de la politique économique menée par Trump, l’occurrence d’une crise majeure de l’économie américaine devient possible. Pour l’Europe qui ne pourrait qu’être entrainée par une crise financière US, les discours sont contradictoires. D’un côté des responsables d'institutions de régulation affirment qu’il n’est pas question de déréguler, de l’autre la BCE suivie par le Royaume Uni se sont engagés à assouplir les contraintes en capital imposées aux banques… Du côté de la Russie, l’économie ne se porte pas bien, le pays subit une inflation sévère qui cumule inflation par la demande et inflation par les coûts et ce sont les 145 milliards d annuels du budget de la défense qui constituent le moteur de son économie… l’arrêt de cette manne injectée dans l’économie, risque à court terme de déboucher sur un chaos financier avec une forte baisse du pouvoir d’achat des citoyens. Pour la Chine, le ralentissement de la croissance semble se poursuivre et les objectifs officiels d’un PIB à 5% n’on pas été atteints. Avec une consommation intérieure qui stagne, une déflation persistante, un marché immobilier toujours en crise, le « plus grand atelier du monde » peine à écouler sa production, freiné par les droits de douane et les restrictions imposés par Trump et autres. C’est dans ce contexte mondial instable qu’il faut évaluer les risques et les développements d’une éventuelle crise, provoquée par une défaillance de la finance américaine, pour laquelle Trump semble jouer le rôle de boute feu. Sa politique arrogante de prédation, visant à s’emparer de ressources hors du territoire actuel des Etats-Unis, peut se comprendre comme une tentative de compenser la fragilité économique actuelle des USA. Elle ne peut que se renforcer, si des signes d’affaiblissement de l’hégémonie des USA se confirmaient. Dans ce cas, les ingrédients seraient réunis pour passer d’une crise financière mondiale à un conflit armé généralisé. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 17/01/2026 (*) BCE = Banque Centrale Européenne ; BRI = Banque des Règlements internationaux ; FED = Réserve Fédérale des Etats Unis = Banque centrale comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- La relance du nucléaire français est-elle pertinente ? | Le Clairon
La relance du nucléaire français est-elle pertinente ? Le 25 septembre 2025, comme chaque année, est paru le rapport intitulé "Word Nuclear Industry Status Report". Il permet de situer le nucléaire français, dans le cadre de l'évolution mondiale de cette source d'énergie Chaque année, une équipe de dix-huit auteurs interdisciplinaires basés en Autriche, au Canada, en France, en Allemagne, au Japon, en Lituanie, au Mexique, en Afrique du Sud, à Taïwan, à Türkiye et aux États-Unis, dans des institutions académiques prestigieuses comme l'Université Nagasaki, l'Université de la Colombie-Britannique, l'Université technique de Berlin, l'Université de Johannesburg et l'Université des ressources naturelles et des sciences de la vie (BOKU), et des fondations estimées telles que Bellona et Sasakawa, produit un rapport intitulé « Word Nuclear Industry Status Report » ou en français : « Rapport de situation sur l'industrie nucléaire mondiale ». Ce réseau de spécialistes, est coordonné Mycle Schneider, un expert indépendant basé à Paris. Les enseignements du “Word Nuclear Industry Status Report 2025” Il présente tout d’abord un état des lieux : - Il y a actuellement environ 400 réacteurs en fonctionnement dans le monde, Leur âge moyen est de 32 ans sauf pour la Chine dont l’âge moyen se situe entre 11 et 12 ans. (Ndlr. : à titre de comparaison l’âge moyen du parc nucléaire français est de 40 ans) - Les parcs nucléaires vieillissent rapidement particulièrement pour las USA et la France respectivement 1eret 3ème en nombre de réacteurs installés. - Si la production d’électricité mondiale ne cesse de croître, la part du nucléaire dans le monde ne cesse de décroitre : en 1996 elle représentait 17,5 % du mix énergétique mondial, en 2024 elle baisse à 9 %. Même en Chine où la construction de réacteurs est plus récente la part du nucléaire ne représente que 4,5 %, compte tenu du développement des énergies renouvelables et particulièrement du solaire. Ce paradoxe s’expliquerait par la difficulté à mettre en œuvre des projets nucléaires en raison de leur coût et de la longueur des chantiers Le nucléaire se présente comme une industrie en déclin dont l’activité actuelle en matière de construction met en jeu des acteurs comme la Chine et la Russie et qui équipent en réacteurs des pays comme le Pakistan, l’Egypte, la Turquie, mais les statistiques ne montrent aucune renaissance selon Mycle Schneider. Selon le rapport, ce déclin risque de s’accélérer en raison du vieillissement du parc des pays les plus équipés comme la France et les USA. Pour compenser les fermetures prévues, il faudrait en plus des réacteurs planifiés ou en chantier, en construire 44 autres et les mettre en service d’ici 2030 pour maintenir la production actuelle. Alors pourquoi le plan de relance français ? Dans un entretien relatif à la publication du rapport WNISR2025, Mycle Schneider expliquait que l’engouement actuel des dirigeants français et d’une partie de la classe politique se fondait surl’idée que le maintien du nucléaire civil permettait d’épargner des coûts au nucléaire militaire, comme l’éducation, la formation, la recherche, le développement, etc. Ces coûts très importants ne seraient pas acceptés dans le cadre d’un budget militaire ; qui impacteraient les budgets militaires. Il appuie son argumentation sur le constat que la quasi-totalité des réacteurs en construction à la fin 2025 est le fait de pays détenteurs d’armes nucléaires…. Pour en savoir plus sur le rapport WNISR2025,lien : https://www.worldnuclearreport.org/World-Nuclear-Industry-Status-Report-2025 Hubert Reys pour le Clairon de l’atax le 22/04/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
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- « Nous sommes Narbonne » rencontre des animateurs du Collectif citoyen santé de Narbonne | Le Clairon
« Nous sommes Narbonne » rencontre des animateurs du Collectif citoyen santé de Narbonne Cette prise de contact s’inscrit dans une démarche de consultation par "Nous Sommes Narbonne" des principaux acteurs de la vie locale. Ce mardi 20 janvier 2026, Laurent Fabas, candidat aux municipales 2026 a rencontré, entouré de quelques membres de la liste « Nous Sommes Narbonne » (NSN) , Lucette Comeil, Annie Marin et Jean Pierre Maisterra, du Collectif citoyen santé de Narbonne. Cette prise de contact s’inscrit dans une démarche de consultation par NSN des principaux acteurs de la vie locale. Le diagnostic du Collectif sur la qualité de l’accès aux soins à Narbonne diffère de celui de l’ARS, (l’Agence Régionale de Santé). Si l’ARS considère que le nombre de médecins traitants est suffisant, eu égard à la population, le collectif remarque que selon les chiffres officiels 6000 personnes n’en ont pas. Il considère que le mode de calcul des besoins en médecins doit tenir compte de la mobilité des personnes où la dimension relationnelle de la relation médecin / patient joue un rôle significatif. Ainsi telle personne qui a migré hors de Narbonne continue à consulter son médecin traitant à Narbonne, et inversement, telle personne de la périphérie, dépourvue d’environnement médical, vient consulter à Narbonne. Par ailleurs le Collectif citoyen santé de Narbonne juge inopérantes les mesures actuelles proposées par les institutions officielles et par le gouvernement et dénonce la mise en place du dispositif « France Santé » comme un « nouveau truc » visant à faciliter le transfert aux départements de la responsabilité de l’accès aux soins. Le collectif se dit prêt à participer avec la future municipalité, issue des élections de mars 2026, à toute démarche constructive et démocratique visant, dans le court terme comme dans le long terme, à la création d’une structure de santé polyvalente à caractère public. A la fin de deux heures d’échanges riches et intéressants portant à la fois sur le diagnostic de la situation narbonnaise et sur des propositions et des pistes d’action, Laurent Fabas et ses coéquipiers.ères ont remercié les représentants du Collectif citoyen santé de Narbonne dont les apports seront utiles à la construction des propositions de NSN en matière de santé publique. La rédaction du Clairon de l’Atax le 21/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Un communiqué de vélocité Narbonne | Le Clairon
Un communiqué de vélocité Narbonne Assemblée générale de l'association Vélocité Hier, à eu lieu l'AG de Vélocité, qui a réunit un public nombreux. Nous avons parcouru l'année écoulée, marquée par le déménagement de notre atelier, la campagne du baromètre, et les discussions avec la mairie. Nous avons ensuite longuement discuté des actions à mettre en oeuvre durant la campagne électorale, et mai à vélo. Nous remercions les listes Narbonne en Grand et Nous Sommes Narbonne - Citoyenne et Populaire d'avoir répondu à notre invitation. Notre conseil d'administration a été réélu et a été rejoint par deux nouvelles personnes. comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Corbières : le Théâtre de Ségure fait sa tournée de printemps | Le Clairon
Corbières : le Théâtre de Ségure fait sa tournée de printemps Comme chaque année, le Théâtre de Ségure « se chauffe » en faisant sa tournée de printemps dans le Corbières. Cette année, il s’agit d’une franche comédie interprétée avec pétulance par le duo Claire et Patrick Chevalier. C’est ainsi que ces deux professionnels du spectacle vivant et leur équipe visiteront : - Samedi 18 à 20h à Fabrezan, salle des fêtes - Dimanche 19 à 17h30 Villesèque à l’espace Bonnafous - Vendredi 24 à Lesquerde à 19h (Pyrénées orientales) - Samedi 25 à 18h Coustouge à l’Ormeau - Vendredi 1er mai à Palairac à 18h30 au Foyer municipal - Samedi 2 mai à Lanet à 18h au château Faut -il rappeler que cette tournée n’est que le préambule annonciateur du Festival de Ségure qui se tiendra à Tuchan du 19 au 23 août prochains. Et pour fêter cette 10ème édition les Compagnons de Ségure proposeront aux spectateurs un véritable feu d’artifice de Théâtre avec un bouquet de spectacles soigneusement sélectionnés. Hubert Reys pour le Claron de l’Atax le 16/04/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Un atelier "mobilités" de "Nous sommes Narbonne" | Le Clairon
Un atelier "mobilités" de "Nous sommes Narbonne" Vendredi 20 février, la liste « Nous sommes Narbonne » a consacré une nouvelle séance de travail en atelier à la question des mobilités à Narbonne. L’atelier a examiné une cinquantaine de propositions recueillies auprès des habitants et des usagers de la ville qui portaient sur : - Les différents modes de circulation : piétons, cyclistes et trottinettes, automobiles, transports en commun, dessertes par le train - La question des franchissements : cours d’eau et lignes de chemin de fer (ponts et passerelles et viaduc - La mise en action d’un plan piéton traitant le réseau piéton avec la même rigueur technique que le réseau routier - La question des accès aux école, de leur sécurisation et de leur sanctuarisation en vue de donner de l’autonomie aux enfants - La mise en place d’un plan vélo, considéré au-delà du simple loisir comme un système de transport à prendre en compte avec la même attention que l’aménagement et la gestion des autres modes de circulation - L’intégration de la circulation des trottinettes aux autres modes de déplacement - La question des transports en commun, le remodelage des trajets et la priorité accordée à leur circulation - L’adaptation de Narbonne à sa nouvelle fonction d’étoile ferroviaire, créée par la future ligne nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP) - La question des rodéos et des nuisance sonores liées au trafic mécanisé et à la mise en place d’une ingénierie contre l’impunité des transgressions et incivilités lmiées au bruit - La mise en place d’un éclairage urbain ″intelligent″ réactif et sécurisant - La végétalisation des rues, des places et des espaces non bâtis, pour constituer un « rempart contre les canicules » - La mise en place d’un urbanisme inclusif, visant à garantir une autonomie et un usage de la ville, accessible et sécurisée pour toutes les catégories d’habitants : seniors, parents, personnes à mobilité réduite, etc. Cet urbanisme s’appuiera sur l’expérience et le ressenti des usagers de la ville. La séance s’est achevée au terme de 3 heures 30 d’un travail intense d’analyse de l’ensemble des propositions. Les propositions retenues par consensus des présents, reprises et complétées le cas échéant, seront traduites et diffusées sous forme de fiches d’action et résumées sur des affiches. La rédaction du Clairon le 21 / 02 / 2026 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Martine 23 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Bravo à mes petits camarades !!! 👍 J'aime Répondre
- Impressions sur les municipales 2026 à Narbonne | Le Clairon
Impressions sur les municipales 2026 à Narbonne Les périodes électorales sont pain béni pour tous ceux qui prétendent éclairer l’opinion sur tout ce qui s'y passe et va s'y passer : politologues, journalistes, sociologues, historiens, polémologues, démographes, experts patentés ou auto proclamés et j’en passe. Il y a même ceux qui expliquent à l’opinion ce qu’elle pense : sondeurs, ou plus récemment influenceurs. Plus la campagne avance, plus on s’engage et plus l’imaginaire vient divertir le rapport au réel : tantôt on rêve à des scores qu’on n’aurait jamais osés, tantôt on s’abîme dans un pessimisme infondé. On quête des confirmations auxquelles on ne fait pas confiance et celà empire jusqu'au jour des élections... Et puis l’élection terminée, arrive l’heure des bilans. Ceux qui ont gagné, résistent plus ou moins bien à l’autosatisfaction en s’attribuant ou non, tout le mérite de la victoire, selon qu’ils oublient ou non les interrogations et les affres de la campagne qu’ils ont menée. Ceux qui ont perdu s’attribuent rarement la responsabilité de l’échec et tentent souvent de l’externaliser, ou tout au moins de la partager avec tel ou tel bouc émissaire. C’est le temps des récits que l’on construit pour domestiquer ses affects, stimulés par les effusions de la victoire ou au contraire par la détresse de l’échec. Ces récits vont se renforcer avec le temps et le cas échéant, étayer des illusions fondatrices d’un nouvel engagement politique… Tout ça pour dire que les commentaires qui suivent ne constituent pas une analyse de ce qui s’est passé à Narbonne. Ce sont juste des impressions, énoncées par un témoin engagé activement à gauche dans ces municipales. La première impression concerne l’absence de toute réflexion idéologique, de tout débat en commun sur le sens, sur ce qui fonde l’action que l’on entend mener. A qui et selon quelles modalités, on veut donner le pouvoir de décider de ce qui relève du commun. En lieu et place, on a assisté à une démarche purement organisationnelle autour de la question -quel chef ? quelles troupes ?-, réglée à coup d’apartés, en fonction d’un canevas préétabli sur la base d’une prééminence du PS et de son candidat. Dès lors, la démarche initiée par le collectif citoyen « Une seule gauche pour Narbonne » ne pouvait être acceptée par la coalition composée des Écologistes, du PCF, de Place publique, Génération.S, Nouvelle Donne, etc. qui trouvaient dans le canevas du PS un moyen d’augmenter leur visibilité aux yeux de l’opinion, tandis qu’« Une seule gauche pour Narbonne » proposait une démarche programmatique débouchant sur le choix des candidats tête de liste, alors que ceux-ci étaient déjà désignés. Devant l’impossibilité d’un accord avec la coalition formée autour du PS des militants d’une seule gauche pour Narbonne ont créé le collectif citoyen « Nous Sommes Narbonne » (NSN) qui a constitué une liste candidate fondée sur les principes de la démocratie directe. Le même sort a été réservé au MCN (Mouvement Citoyen Narbonnais), partenaire du PS dans l’opposition municipale (2020 / 2026) mais tenu à l’écart, malgré ses tentatives d’un rapprochement au sein d’″Une seule gauche pour Narbonne″. Pour LFI la perspective d’un rapprochement avec la liste conduite par le PS a rapidement été caduque, en raison de la maladresse farouche de certains de ses représentants, mais aussi du rejet de principe de toute alliance avec LFI alors en vogue au PS et chez ses partenaires. Par la suite en raison dissensions apparues au sein des groupes d’action LFI, certains de ses militants ont rejoint la liste NSN. La seconde impression concerne la campagne. Nouveau Narbonne et le Rassemblement National (RN) sont apparus comme menant une campagne certes offensive mais tranquille dans sa conduite, comme s’ils étaient assurés d’un succès. Celle de NN était basée sur une communication sobre et familière, de type ″business as usual″, celle du RN quasi inexistante, refusant même le débat et les interviews organisés par l’Indépendant, laissait les électeurs, estimés comme déjà acquis à la cause, faire leur boulot De leur côté, Narbonne en Grand et NSN ont mené des campagnes bien plus actives reposant sur une communication intense sur les réseaux sociaux, avec un léger désavantage pour NSN, ce collectif étant parti un peu tard. La différence entre les campagnes de communication et leur efficacité se joue beaucoup sur la capacité des candidats à incarner la collectivité qu’ils aspirent à diriger. Selon l’apparence et le comportement du candidat et de ses colistiers, ils peuvent être reconnus ou rejetés ou reconnus par tel ou tel groupe d’électeurs. Si la discrétion du candidat RN l’a peu exposé à cette épreuve, celle-ci a été réussie pour le candidat du Nouveau Narbonne, conforme aux représentations positives d’une majorité de ses concitoyens quant à ″ce que doit être un maire″. Il en est de même pour le candidat de NSN et ses colistiers, apparus sur le terrain et sur les réseaux dans de nombreux clips, comme ″accessibles″ et ″familiers″ à leur électorat potentiel. Par contre les appréciations diffèrent pour le candidat de Narbonne en Grand, desservi par ses postures et son attitude, notamment lors du débat organisé début mars par l’Indépendant et ressenties par une partie de l’opinion comme désinvoltes et inappropriées chez un candidat aux fonctions de Maire. Dans une époque ou l’image règne sur l’écrit, l’apparence prend le pas sur le contenu Bien sûr on peut considérer que cette apparence est futile dans le contexte éledtoral actuel et que le respect des électeurs ne se manifeste pas par l'apparence des candidats qui postulent à leur représentation. C'est faire une grave erreur et nier l'importance du symbolique et de son impact sur l'imaginaire des électeurs... A défaut d'attentions symboliques, on propose toutes sortes de signifiants pour convaincre l'électorat : on proclame son identité politique, sa déterminqtion et son appartenance à tel courant, tel parti, tel mouvement, telle "sensibilité", tel "ADN"…et puis le contexte change : l’alliance avec l’adversaire, jadis rejeté, devient recherchée, puis dénoncée à nouveau, la sensibilité évolue et l'ADN se "déchaine" (sic)… Insoutenable légèreté ! Alors à qui à quoi se fier ? Peut-être aux apparences… Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 23 /03/2026 comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Moineau 24 mars Noté 5 étoiles sur 5. Bien vu, l'aveugle ! 🙂 J'aime Répondre










