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- Au cinéma : "Les échos du passé" | Le Clairon
Au cinéma : "Les échos du passé" Allemagne – 2h29 – 2025 - film présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025. Maison au bord de la Baltique (Image par Peggychoucair de Pixabay) Un film de Mascha Schilinski avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler. Quatre jeunes filles adolescentes vivent dans une ferme au Nord de l’Allemagne et nous allons suivre leur évolution sur quatre générations. La maison se transforme au fil des siècles mais les événements qui s’y passent trouvent un écho dans ceux qui s’y sont passés. Alma, Erika, Angelika et Lenka semblent avoir chacune les mêmes préoccupations, la vie et la mort. Indubitablement, c’est un film merveilleux MAIS "râpeux" un peu comme on se râpe les mains contre un mur en crépi. Rien n'est facile, tout est lumineux et noir, un jeu de paradoxes. C'est un film macabre avec un personnage de premier plan: "la mort". Elle est partout, elle s'infiltre quand elle ne se manifeste pas, elle est quand même présente, sournoise, discrète, active. Tout au long de ces deux heures et demi, on va assister à la démonstration de toute la noirceur de l'âme humaine, inceste, avortement, suicide avec pour personnage principal, la jeune fille ou femme. Mascha Schilinski nous promène dans ces années sombres (guerres mondiales), passant d'une décennie à l'autre avec brio, à nous de décrypter et de trouver les dates. Ce n'est pas un film facile, il demande beaucoup d'attention pour se repérer dans le temps. Il y a des moments de grande intensité, des moments sensuels, des moments douloureux, toute la panoplie des états émotionnels est représentée; avec en fond, tapi dans l'ombre, Thanatos qui veille. Tout est travaillé avec minutie dans ce film, le cadrage, les lumières, la musique, bref c'est une symphonie mais elle se mérite. Deux heures trente de plongée dans quatre-vingt ans de vie, on en ressort secoué et râpé ! Patricia Renaud pour le Clairon de l’Atax le 15/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- LA PREMIÈRE AFFICHE OFFICIELLE COLLÉE | Le Clairon
LA PREMIÈRE AFFICHE OFFICIELLE COLLÉE Nous voici à 10 jours des municipales 2026. Toutes les candidatures sont à présent connues. Laurent Fabas, chef de file de la liste "Nous Sommes Narbonne -citoyenne et populaire- colle sa première afiche officielle (Photo C. Burger) Bien sûr, ce n’est pas le début de la campagne des municipales 2026 pour « Nous Sommes Narbonne-Citoyenne et Populaire ». De nombreuses affiches et affichettes ont déjà été collées sur les panneaux de « libre expression » de la ville, tandis que des tracts étaient distribués dans les boites aux lettres. Mais lorsqu’arrive le moment où l’on colle la première affiche ″officielle″ sur un panneau électoral, on sait qu’on a déjà franchi de nombreux obstacles, particulièrement quand il s’agit d’un mouvement citoyen qui ne bénéficie pas du support d’un parti politique. Il y a tout d’abord l’étape où, à partir de gens qui partagent les mêmes idées, tant sur les problèmes et besoins de Narbonne que sur le fonctionnement d’une démocratie communale, on arrive à créer un mouvement qui les rassemble, dans le partage d’un même but, Il y a ensuite le temps ″instituant″ nécessaire à l’organisation de ce mouvement, à la mise en place de règles du jeu démocratiques, nécessaires à la construction d’un programme partagé et porté par tous. Il y a ensuite le temps de construction de la liste des candidats, où il faut à la fois respecter des règles administratives et convaincre de la nécessité de passer du rôle de militant à celui de candidat (du moins lorsque, par éthique, on se refuse à enrôler des candidatures de complaisance ) Il y a enfin le temps de l’institutionnalisation, lorsqu’après avoir franchi toutes sortes d’obstacles relationnels, administratifs et financiers, on est enfin reconnu par le ministère de l’Intérieur comme une liste officiellement candidate, disposant d’un droit d’affichage sur les panneaux électoraux et d’une profession de foi labellisée … Alors oui on peut se réjouir ! Bravo à Laurent Fabas et à la liste « Nous Sommes Narbonne » qui le porte ! La rédaction du Clairon de l’Atax le 05/03/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Une mise au point de RUBRESUS | Le Clairon
Une mise au point de RUBRESUS Cité indument par un article de l'Indépendant paru le 19 janvier dernier, l'association Rubresus remet les choses en place dans un communiqué. RUBRESUS AB, dimanche 18/01/2026 19h20 Rec du Veyret, Pont avenue Leclerc, Narbonne Au moment de l’annonce de risque de débordement et d’évacuation quartiers La Mayolle Maraussan L’article paru le 20 janvier 2026 dans L’Indépendant intitulé : « Cette crue permet de rappeler que le Rec de Veyret est bien là » appelle de la part de l’association RUBRESUS les réactions et mises au point suivantes. Nous déplorons que cet article implique l’association RUBRESUS en nous prêtant des prises de position alors que nous n’avons pas été sollicités ni contactés par l’auteur. L’article s’appuie exclusivement sur les propos recueillis auprès de responsables des établissements publics doublés de commentaires personnels. Cet article est plus révélateur d’une mise en scène du rare épisode pluvieux intense au bénéfice d’une promotion partiale du projet SMDA-SMMAR-Grand Narbonne-BRL d’aménagement du rec de Veyret fort controversé par la population et les associations environnementales du territoire que d’une analyse indépendante et bien documentée. Afin de rétablir l’impartialité, l’objectivité, la rigueur de l’information, nous présentons ci-après nos éléments réctifiant l’analyse du phénomène et le contexte plus large du projet controversé d’aménagement du Rec de Veyret qui mériteraient d’être portés à la connaissance des lecteurs. En premier lieu, nous souhaitons corriger deux erreurs : L’erreur la plus grossière de l’article est d’inclure la zone d’activité La Coupe à Narbonne dans l’évaluation des dégâts d’une crue centennale du Rec de Veyret. Le secteur de La Coupe ne fait pas partie du bassin versant de Rec de Veyret mais de celui du ruisseau côtier Saint-Hippolyte qui se jette directement dans l’étang de Bages à proximité de La Nautique dans l’anse de Galère, sans relation donc avec le rec de Veyret. Cette erreur manifeste est d’autant plus regrettable car répétée à l’envi par le SMMAR-SMDA alors que RUBRESUS l’a signalée depuis longtemps, et que la zone La Coupe avec le nombre important d’activités qu’elle accueille représente un secteur majeur d’activités ce qui participerait à sur-gonfler le montant des dégâts évités et pourrait permettre de justifier un montant et une nature des travaux d’aménagements surestimés du projet SMMAR-SMDA-BRL. Le Rec de Veyret ne prend pas sa source à Montredon des Corbières mais se forme en amont dans la plaine d’Aussières, Narbonne, où il est rejoint par les ruisseaux de la Combe d’Enfer et de Fonlaurier. En deuxième lieu, il nous paraît important de compléter l’information des lecteurs, notamment à propos du barrage écrêteur du barrage de Cap de Pla lors de cet épisode pluvieux de près de 200 mm. Le niveau NGF du sol du barrage écrêteur étant de 16 m environ, la cote NGF du niveau d’eau atteint au plus fort de l’épisode le 19 janvier en fin de matinée à 17,5 m NGF indique une hauteur d’eau effective d’à peine 1,50 m dans le barrage. L’indication dans l’article d’une hauteur d’eau de 17,5 m sans autre précision, est susceptible de prêter à confusion et inquiéter ou troubler indûment les lecteurs. D’autre part, d’après la cote maximale de rétention d’eau du barrage de 20,65 m NGF, la marge de remplissage du barrage était encore de 3,15 m. Le barrage n’a été en fait rempli qu’à 25-30% de sa capacité maximale de rétention, ce qui laissait une grande marge de sécurité avant surverse. Pour le niveau de remplissage constaté,le débit du Veyret via le pertuis de vidange du barrage était d’environ 10-12 m3/s alors que le débit admissible au pont de l’avenue Leclerc (Espace de Liberté) est établi par les autorités (DDTM) à 40 m3/s, d’où l’absence constatée de débordement du Rec de Veyret dans sa partie narbonnaise ni de menace avec une bonne marge de sécurité durant l’épisode, contrairement aux annonces et mesures des autorités et élus qui ont instrumentalisé le phénomène. L’article tend à minimiser la crue notamment d’après les propos du directeur du SMDA qui la qualifie d’un niveau ridiculement bas (Q2,1 probabilité sur 2 par an). Or, il apparaît que le phénomène a dépassé cette appréciation notamment au vu de l’analyse des données hydrauliques et des informations relatées dans la presse nationale sur l’ampleur du phénomène qui a affecté plus de la moitié du département de l’Aude ainsi que les départements voisins. Avec près de 200 mm de précipitations durant l’épisode du 17 au 19 janvier 2026, la crue du Rec de Veyret a revêtu un caractère beaucoup plus important que l’article le laisser penser et cela mérite d’être explicité. Si les 100 mm durant les premières 24 h peuvent représenter un phénomène habituel, les autres précipitations de 100 mm durant les 24 h suivantes sur les sols du bassin versant déjà gorgés d’eau accroissent nettement l’intensité du phénomène qui s’approcherait en réalité d’une occurrence au moins trentennale. Il serait également judicieux d’observer que ce phénomène pluvieux d’ampleur a été parfaitement maîtrisé sans aucun aménagement nouveau du projet SMMAR-SMDA-Grand Narbonne-BRL. L’importante capacité naturelle de rétention de l’étang de Montredon/Maïre (« champ d’expansion » rive gauche du Veyret, et non rive droite comme mentionné) évaluée par la DDTM à près de 3 millions de m3 a joué son rôle ainsi que le barrage de Cap de Pla. Les nouveaux aménagements prévus dans le premier projet SMMAR-SMDA-BG étudié depuis le début des années 2000 et inscrit au PAPI 2 en 2016 : barrage écrêteur à Bagatelle sur le ruisseau de Las Tinos, barrage écrêteur à Aussières/Les Gourgues, augmentation de la capacité du pont de l’avenue Leclerc par un ponceau latéral supplémentaire, élargissement du chenal canalisé associés au barrage Cap de Pla existant, apportaient une protection centennale comme validé par les autorités (DDTM, préfecture), SMMAR, SMDA et Conseil Départemental. Ce projet « intelligent » associe une rétention des flux des sous-bassins versants en amont de Narbonne à une augmentation de la capacité d’évacuation des crues en aval. Le projet SMMAR-SMDA-Grand Narbonne – BRL présenté au PAPI 3 (2021) mise tout sur la stratégie de rétention maximale des flux en amont avec le super barrage à Montredon La Plaine qui fait exploser le budget de 10 à plus de 30 millions €, sans augmenter la capacité d’évacuation du pont de l’avenue Leclerc, véritable goulot d’étranglement. Sa validité économique est basée sur le critère coût des travaux / estimation des dégâts évités faussé par les dégâts indûment calculés pour le secteur La Coupe, étranger au bassin versant du Rec de Veyret. Par ailleurs, les audits de la Chambre Régionale des Comptes du SMMAR et de BRL ont révélé divers potentiels conflits d’intérêts concernant les présidents respectifs dont les relations familiales proches ont été mises au jour. RUBRESUS a décortiqué les deux projets d’aménagement du Rec de Veyret du SMMAR- SMDA-BG versus BRL à partir des dossiers complets : le projet BRL est 3 à 4 fois plus coûteux (32 millions €) à cause du pharaonique barrage à Montredon La Plaine et apporte une protection centennale comme le projet BG. D’où la revendication pleinement justifiée de RUBRESUS d’une expertise indépendante des projets. L’intervention impartiale et neutre de la Commission Nationale du Débat Public devrait permettre enfin à la population, aux associations et aux représentants du territoire montredonnais d’être enfin entendus et de trancher sur un projet équitable, protecteur des populations et des biens, respectueux de l’environnement et du patrimoine ainsi que des finances publiques c’est à dire de l’argent des contribuables comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... 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- Nucléaire : la France casse sa tirelire ? | Le Clairon
Nucléaire : la France casse sa tirelire ? Où trouver l'argent pour financer les coûts pharamineux de la relance du nucléaire français ? Image réalisée par Iphigénie Atrides (avec le concours de raphael.app) Le 12 mars dernier, pour la première fois depuis son élection en 2017, le président de la République E. Macron, est allé visiter une centrale nucléaire. Il s’agissait du site EDF de Penly en Seine Maritime, où il est projeté de construire 2 des 6 nouveaux EPR2, prévus dans le cadre du plan de relance du nucléaire qu’il avait annoncé en février 2022. A cette occasion, le président avait convoqué sur place le cinquième conseil de politique nucléaire : à la fois pour célébrer la relance de l’atome, mais aussi pour préciser les modalités de financement des 6 futurs EPR2. Des effets d’annonce à la réalité Le plan de relance du nucléaire annoncé dans l’effervescence de la campagne des présidentielles 2022, devait être selon E. Macron le ″chantier du siècle″ et renforcer la place de l’atome, déjà première source d’électricité en France. Mais le passage du discours aux actes a fait surgir de nombreux problèmes concrets, à commencer par la question du financement de ce plan. Nous avons montré dans notre article du mois de février dernier, intitulé « La décision de relance du nucléaire a-t-elle été suffisamment réfléchie ? » (*) que le coût de construction des 6 premiers EPR2, annoncé à 72,8 milliards €, semblait déjà largement sous-évalué, alors que certains experts estimaient un coût final avoisinant les 250 milliards €… Ce gap phénoménal s’expliquerait à la fois par une sous-évaluation du coût des travaux, par la non prise en compte de certaines procédures et surtout par la difficulté à trouver sur les marchés financiers des conditions de prêts compatibles avec la rentabilité de ces nouveaux équipements. Selon de nombreux experts, les taux d’intérêts demandés, compte tenu des incertitudes liées à ce type de chantier, seraient trop élevés et donc le montant des remboursements trop important, pour parvenir à un prix de vente de l’électricité produite compatible avec les prix du marché. Dans une telle situation, il ne resterait alors que 2 solutions : renoncer au plan de relance, ce qui est ″macroniquement impossible″ ou apporter un soutien financier de l’Etat, (par ailleurs réputé fortement endetté), au maître d’ouvrage EDF, lui-même endetté à hauteur de 51,5 milliards € fin 2025 (**). Mais un tel soutien, risquerait de contrevenir aux règles de libéralisation du marché de l’énergie, édictées par l’Union Européenne. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) tire-lire des citoyens et vache à lait de l’Etat ? Cela faisait un an que le président Macron évoquait la possibilité de recourir, pour financer les 6 futurs EPR2, au Fonds d’Epargne de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) qui est un établissement public, . Le 10 mars dernier, lors de son discours d’ouverture du Sommet mondial sur le nucléaire civil qui réunissait à Billancourt une quarantaine de dirigeants mondiaux, politiques et financiers, il s’est adressé au public sur le mode « comediante ! tragediante ! » qu’il semble affectionner : « J’appelle chaque acteur public et privé à prendre sa part » (ndlr : dans le financement des nouveaux projets du plan de relance) « Nous devrions nous réveiller pour que les banques et les assurances aillent plus vers le nucléaire ». Encore faut-il que les projets soient crédibles ! Il est vrai que le contexte mondial actuel, notamment la situation de guerre au Moyen-Orient, met en lumière la fragilité des approvisionnements en pétrole et en gaz et joue en faveur du nucléaire. Déjà des institutions financières comme la Banque Mondiale avaient établi en juin 2025 un partenariat avec l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) pour soutenir l’utilisation responsable d‘une énergie sûre et sécurisée dans les pays en développement. De son côté la BEI (Banque Européenne d’Investissement) a accordé en mars 2025 un prêt de 400 millions € sur 25 ans au groupe français ORANO, dans le cadre de ses activités d’enrichissement d’uranium. De son côté l’Union Européenne a toujours financé le nucléaire dans le cadre du traité Euratom signé en 1957. Pour l’avenir, la Commission européenne estime le besoin de financement du nucléaire à 241 milliards € : quelle serait la part du gâteau pour la France et pour financer quoi ? Malgré ce climat qui semble favorable au foncement d’un « nouveau nucléaire », le plan de relance français a besoin de certitudes, quant à la capacité des projets d’EDF à le réaliser dans les délais annoncés et dans des conditions techniquement satisfaisantes et financièrement équilibrées, ce qui n'est actuellement pas le cas. Alors pourquoi ne pas mobiliser les fonds d’épargne de la CDC ? Compte tenu de son statut d’établissement public, c’est une source de financement qui ne pourra rien refuser au gouvernement, même lorsque les investisseurs traditionnels font la fine bouche. La CDC gère une partie de l’épargne règlementée des Françaises et des Français. Celle-ci est centralisée dans un Fonds d’Epargne qui gère 59,5% des dépôts sur les livrets A, LEP (Livret d’Épargne Populaire) et LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire). L’encours s’élève en mars 2026 entre 400 et 415 milliards €. Cette épargne est transformée en prêts à long terme, actuellement destinés pour la plus grande partie d’entre eux : - Environ 75 % au logement social et à la politique de la ville - Environ 25 % à des projets d’intérêt général ou à la transition écologique et énergétique Les conditions d’emploi du Fonds d’Epargne de la CDC pour le financement du nucléaire restent floues C’est par un communiqué de l’Elysée, concomitant au Vème conseil de politique nucléaire tenu à Penly le 13 mars dernier, que l’annonce de l’emploi du Fonds d’Epargne de la CDC a été faite. Il s’agirait d’utiliser cette ressource pour octroyer des prêts bonifiés de longue durée afin d'atténuer le coût du financement des 6 EPR2 et de ramener ainsi le prix de vente de l’électricité produite à un niveau compatible à celui du marché. Le communiqué indique que ces prêts bonifiés pourraient financer jusqu’à 60% du montant total de l’opération, mais rien n’est dit sur le taux d’intérêt qui leur serait appliqué. Selon diverses estimations, à prendre avec prudence, cette mesure impliquerait un prélèvement sur le Fonds d’Epargne de 3 à 4 milliards € /an pendant une quinzaine d’années. L’épargne règlementée : une source de financement du nucléaire soumise à diverses contraintes Il faut tout d’abord que la Commission européenne autorise cette aide qui tend à contrevenir au principe de la libéralisation du marché de l’énergie. Il faut ensuite disposer de garanties plus sérieuses quant à la bonne fin du plan de relance, que le flou sur les coûts de ce plan (non arrêtés), sur les délais de réalisation des EPR2 (Cf : le précédent des retards des EPR Flamanville, Hinckley Point, Olkiluoto), sur les arbitrages politiques incertains (prolongation du parc existant, réacteurs de 4ème génération, etc.), pour engager des financements garantis par l’Etat. La politique française en matière d’énergie nucléaire nécessite de la stabilité, de la continuité et de la détermination dans les choix engagés. Dans la confusion politique qui règne actuellement, ces conditions ne sont pas réunies. La relance du nucléaire en février 2022 apparait de plus en plus comme un effet d’annonce, sans préparation sérieuse, que la gouvernance actuelle essaye de faire coller à la réalité par toutes sortes d’expédients, dont le recours au Fond d’Epargne de la CDC. Pourtant d’autres emplois de cette ressource semblent plus urgents et indispensables, particulièrement dans le secteur du logement actuellement en crise grave, conformément aux missions traditionnelles du Fonds d’Epargne de la CDC. Curly Mac Toole et Hubert Reys pour le Clairon de l’atx le 18/03/2026 (*) https://4246442.wixsite.com/le-clairon/a-la-une/la-d%C3%A9cision-de-relance-du-nucl%C3%A9aire-a-t-elle-%C3%A9t%C3%A9-suffisamment-r%C3%A9fl%C3%A9chie-%3F (**) À la fin 2025, la dette financière nette d’EDF s’élève à environ 50,5 milliards d’euros, selon les rapports les plus récents de la Cour des comptes . Mais le besoin d’investissement est estimé pour la période 2025 à 2040 à environ 460 milliards € à la fois pour les travaux de prolongation du parc nucléaire existant et pour le plan de relance d’E. Macron. comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- "Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour | Le Clairon
"Nous Sommes Narbonne" : dernière conférence de presse avant le 1er tour C’est dans le quartier des Arènes que la liste « Nous Sommes Narbonne » a tenu sa dernière conférence de presse, le 12 mars 2026 précédant le 1er tour des municipales 2026 à Narbonne. Avant la distribution de tracts Lors de la dernière conférence de presse Laurent Fabas nous avait remis un document de 250 pages qui était l’aboutissement d’un travail en commun entre son équipe et les habitants de Narbonne. Ce mode inhabituel de construction de programme, effectué généralement en comité restreint, a abouti à un document structuré et détaillé qui pouvait valoir contrat en cas de succès aux municipales. Ce programme est le seul parmi tous ses concurrents a présenter les 3 volets qui devraient figurer dans tout projet municipal : la philosophie générale, c’est à dire le sens et les objectifs qui le sous-tendent, la ou les méthodes qui seront employées pour sa réalisation et les moyens qui seront mobilisés. Il semble que les autres se soient limités à des déclarations générales, où à l’exposé de projets et/ ou de promesses. Lien avec le programme de « Nous Sommes Narbonne » : https://www.noussommesnarbonne.fr/ressources/PROJET%20MUNICIPAL%20-%20NOUS%20SOMMES%20NARBONNE.pdf La conférence de Presse : Laurent Fabas était accompagné d’une équipe de « Nous Sommes Narbonne » qui s’apprêtait à distribuer des tracts dans le quartier HLM des ARENES. Lors de cette rencontre, Fabas et ses coéquipières et coéquipiers ont insisté sur le caractère particulier de leur démarche qui, non seulement donne la parole aux habitants mais qui les associe aussi aux décisions prises. Pour Fabas il s’agit « d’interagir avec les populations », pour que les projets soient efficaces dans leur réaaisation, : en l’occurrence avec les habitantes et habitants ce la cité HLM des Arènes qu’ils allaient visiter. Pour Laurenbt Fabas les solutions au problème du logement, particulièrement aigu sur la ville de Narbonne, passe à la fois par les refonte des outils de production et de gestion des logements. (il envisage la création de coopératives associant les locataires, mais aussi par des solutions innovantes comme la création de boucles locales d’auto production et d’autoconsommation d’énergie solaire. Ce dispositif vertueux produisant une énergie moins chère….) A l’issue de notre rencontre l Laurent Fabs nous à remis un dernier communiqué de presse que nous publions in-extenso. ___________________________________________________________________________________________________________ COMMUNIQUÉ DE PRESSE NOUS SOMMES NARBONNE Date : Jeudi 12 mars 2026 Donner la parole à ceux qu’on n’entend pas. Nous Sommes Narbonne est un objet politique inattendu, nous sommes ce qui émerge lorsque ceux qui font la ville choisissent de s’émanciper ensemble. Notre liste est la combinaison inédite d'un regard féministe, de l'expertise d'usage des quartiers, de l'urgence écologique et de la rigueur technique. Liste la plus jeune et la plus diverse de cette élection, elle porte dans son vécu quotidien les solutions concrètes pour réparer la ville. 1. Logement : Un "choc de l'offre" contre la spéculation Face à la crise immobilière, nous opposons des actes à l'économie de la rente : · Éradiquer l'habitat indigne grâce au Bail Réel Solidaire (BRS ) : Face aux arrêtés de péril, les Narbonnais attendent des rénovations, pas des façades murées. L'Office Foncier Solidaire rachètera et réhabilitera les immeubles dégradés pour les louer aux jeunes et étudiants à des tarifs 40 % inférieurs au marché. En parallèle, nos élus utiliseront leurs prérogatives d'OPJ pour contraindre les marchands de sommeil à des travaux d'office. · Le pouvoir aux locataires : Nous transformerons les bailleurs sociaux (OPH) en coopératives (SCIC). Ce sont les locataires eux-mêmes, premiers experts de leur lieu de vie, qui décideront des budgets et des priorités d'entretien. · La mixité invisible : Instauration de la règle des "34 % d'habitat abordable" dès le 3èmelogement construit, avec une qualité architecturale identique pour tous (mêmes façades, mêmes entrées). Fini la ségrégation géographique. 2. Cadre de vie : Un urbanisme inclusif, propre et durable Le respect de l'espace public est la première condition de la tranquillité sociale : · La sécurité par le regard féministe : L'urbanisme doit garantir la liberté de mouvement de toutes et tous : suppression des zones d'ombre, éclairage intelligent, et cheminements construits avec les habitants. · Pacte de Propreté : Fin des trottoirs balafrés et des rues en lambeaux. Toute intervention sur la chaussée sera coordonnée et la ville exigera une réfection à l'identique. La propreté des rues est la base de la lutte contre les incivilités. · Autoconsommation collective : Déploiement de boucles locales d'énergie solaire sur les toits de la ville. L'objectif : produire notre propre électricité pour faire baisser directement la facture des habitantes et des habitants. Le système sortant a des réseaux, nous sommes une émanation de la sociologie de Narbonne. Notre liste réunit celles et ceux qui subissent les dysfonctionnements de la ville et celles et ceux qui ont les idées et l'ingénierie pour les réparer. Dimanche, le vote utile, c'est le vote qui nous permet de reprendre la ville ! comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture | Le Clairon
Élections municipales : la liste « Nous Sommes Narbonne » est déposée à la sous-préfecture Ce matin mardi 24 février 2026 Laurent Fabas, entouré de plusieurs membres de la liste « Nous Sommes Narbonne », est allé déposer la liste finalisée de candidature du mouvement aux municipales 2026 à Narbonne. Le dépôt a été accepté par les services de l’État Laurent Fabas, entouré de 2 coéquipiers, devant la sous-préfecture de Narbonne (photo NSN) A l’examen de la liste, il apparait qu’elle rassemble une grande diversité de professions : cadres, employés, artisans, entrepreneurs, fonctionnaires, retraités, ouvriers. Beaucoup de membres de la liste sont activement engagés dans la vie associative, dans des domaines très variés (social, environnement, santé, culture, sport, économie, éducation). Cet ancrage associatif constitue un atout, dans la mesure où il pourra favoriser les relations entre les futurs élus et le terrain. Rappelons que le mode de gouvernance délibérative et participative prévu par « Nous Sommes Narbonne », repose sur une association permanente des habitants. L’âge moyen se situe dans la petite quarantaine ; elle est composée de 23 femmes et 24 hommes. Ces diverses caractéristiques indiquent qu’il s’agit d’une équipe qui prend pleinement part à la vie de la cité. Gageons que leur expérience et leur expertise seront d’un apport enrichissant pour Narbonne, qui aura à faire face à de nombreux défis dans les toutes prochaines années. La Rédaction du Clairon comments debug Commentaires (1) Noté 5 étoiles sur 5. 5.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent 24 févr. Noté 5 étoiles sur 5. Bravo, une liste de citoyens actifs loin des clivages politiques, une chance pour Narbonne J'aime Répondre
- Santé publique : est-elle en régression ? | Le Clairon
Santé publique : est-elle en régression ? Tout le monde n'est pas égal en matière d'espérance de vie Amorcée au milieu du 18ème siècle, la santé publique, la santé publique s’améliore de façon continue au cours du 19ème siècle avec l‘apparition des premières institutions d’ « hygiène publique » qui datent de la Révolution et se développent tout au long du siècle. Portées par un puissant mouvement hygiéniste ces institutions ne sont pas sans arrière-pensées : l’accès à l’eau potable, la création d’égouts, la lutte contre l’habitat insalubre (cf. Rapport Villermé 1840), mélangent attentions philanthropiques et souci de disposer d’une main d’œuvre efficace et rentable dans une France en plein essor industriel. Des statistiques sur la mortalité accompagnent le développement, dès 1850 d’une législation centrée sur l’habitat insalubre. Entre 1810 et 1900 l’espérance de vie, marqueur de l’amélioration de la santé publique, passe de 37 à 45 ans, malgré les guerres et les bouleversements sociaux, notamment en raison de la baisse de la mortalité infantile et juvénile. Depuis lors, l’espérance de vie ne cesse de progresser et on a l’habitude d’associer cette amélioration au développement de la société industrielle, puis post industrielle, liées au développement des connaissances scientifiques dont la médecine… Cette représentation d’un progrès de l’espérance de vie, corollaire du progrès économique et social, semble actuellement nuancée par une étude de l’INSEE publiée le 15 décembre dernier. Tout le monde n’est pas égal en matière d’espérance de vie L’étude de l’Insee montre que l’espérance de vie varie selon les catégories sociales et le sexe et que l’écart se creuse entre les 5% ayant le niveau de vie le plus élevé, soit > à 6 247 / mois et les 5% ayant le niveau de vie le plus faible soit < 497 / mois. En huit ans, l’écart a augmenté de 8,3 ans à 8,7 ans pour les femmes et de 12,7 à 13 ans pour les hommes. Traduits en espérance de vie, ces chiffres indiquent qu’en moyenne les femmes qui naissent en 2025 ont statistiquement une espérance de vie de 80,1 ans pour les plus pauvres et de 88,7 ans pour les plus riches, tandis que pour les hommes elle est de 85 ans pour les plus riches et de 72 ans pour les plus pauvres… A titre de comparaison aux Etats Unis, considérés comme un pays avancé et souvent cité en exemple en matière de développement, l’espérance de vie moyenne est en 2025 de 80,9 ans pour les femmes et de 75,9 ans pour les hommes. Les statistiques établies reposent sur un autre découpage de la population. Elles sont réalisées sur la base de quintiles qui représentent 20% de la population. Ce classement de la population par niveaux sociaux économiques, fait ressortir des écarts pouvant aller jusqu’à 15 ans entre les 20 % les plus défavorisés et les 20 % les plus aisés. Ainsi l’espérance de vie US est inférieure à celle de beaucoup de pays européens, dont la France. Cet écart s’explique par : - La différence entre les systèmes de santé français et US. Le système français est universel et couvre 100% de la population, il est financé par des cotisations sociales obligatoires et des impôts. Il est censé garantir un accès égal aux soins pour tous. Le système US repose essentiellement sur des assurances privées, complétées par des programmes publics comme Medicare et Medicaid qui ciblent une part limitée de la population. Mais l’accès aux soins reste inégal : 8 à 10 % de la population n’est pas assuré. - Des modes de vie sensiblement différents entre la France et les Etats-Unis, mais qui tendent à se rapprocher. Les Françaises et les Français consomment moins de « Junk food » (appelée « malbouffe » en Français ). Il s’agit d’aliments industriels et ultra transformés, riches en sucre et en graisse saturée. Ces pratiques alimentaires qui touchent particulièrement aux Etats-Unis les classent moyennes et pauvres, impacte leur espérance de vie. A cela s’ajoute la consommation des opioïdes stimulée par des conditions de vie plus frénétiques. Mais en France l’écart se creuse aussi en intégrant aux 5 % les plus pauvres la partie la moins aisée des couches moyennes, en cours de déclassement économique et social. Ainsi pour les 25% de la population dont le niveau de vie se situe entre les 497 € / mois mais qui reste inférieur à 1350 € par mois [[chiffre qui se situe légèrement au-dessus du seuil actuel de pauvreté et qui définit la catégorie des 30% des français les plus modestes ]], l’espérance de vie baisse aussi de 0,51 année pour les femmes et de 0,53 année chez les hommes pour la période considérée, soit une espérance de vie diminuée d’un peu plus de 6 mois… Ces résultats battent en brèche un certain nombre d’idées reçues : théoriquement l’espérance de vie est censée augmenter moins vite à mesure que le niveau de vie augmente ; or ce qui est mesuré c’est qu’au contraire l’écart se creuse en faveur des plus riches. D’autre part les Français ont été bercés depuis plus de 3/4 de siècle par la croyance en un progrès continu de l’espérance de vie : la tendance semble s’inverser actuellement. Où trouver les causes de la dégradation de l’espérance de vie On a voulu tout d’abord attribuer l’augmentation des écarts entre espérance de vie des plus riches et des plus pauvres à un « effet Covid ». Les catégories sociales les plus pauvres n’auraient pas eu les mêmes possibilités de se confiner que les plus riches et de plus ces catégories « pauvres » auraient du fait de leur travail fait partie des « personnes en première ligne », donc plus exposées à la contagion… Mais l’explication ne tient pas puisque les inégalités d’espérance de vie ne cessent de croitre après la pandémie. Par ailleurs, il est scientifiquement prouvé que le niveau de vie a une incidence directe sur l’espérance de vie. Lorsque le niveau de vie se dégrade, l’espérance de vie suit, ce qui a pour corollaire qu’à l’augmentation des inégalités financières correspond celle de l’augmentation des inégalités d’espérance de vie. Ce constat renvoie aux choix politiques effectués depuis plus d’une vingtaine d’années. Ils se traduisent par un démontage continu de l’Etat providence, au nom d’un ″réalisme″ justifiant des choix politiques néolibéraux. Ces choix, qui tendent à se délester d’un social trop couteux, en réduisant les charges contributives des entreprises, au prétexte qu’elles pèseraient excessivement sur leur compétitivité, ont rendu notre système de santé moins efficace et contribué ainsi à l’augmentation de la morbidité de la population française. Alors que l’accès aux soins devenait de plus en plus difficile, du fait de l’attrition continue du système de santé qui se conjuguait avec une baisse des -salaires réels- des catégories sociales les moins favorisés, une partie significative de la population s’est trouvée en situation de renoncer ou d’être privée de son droit à la santé, donc à la vie. La bataille est rude, les gouvernements de droite qui se succèdent tentent de maintenir leur projet néolibéral. Pourtant le démontage de l’Etat providence, n’a pas eu jusqu’à présent d’effet positif sur le redémarrage de l’économie française. Selon nos gouvernants, ce démontage ne serait pas allé assez loin…Faut-il le poursuivre au prix d’une augmentation de la morbidité, voire de la mortalité, chez tous ces « gens qui ne sont rien » ? Le modèle américain qui fascine tant nos gouvernants ″macronoïdes″ devrait nous en dissuader. Hubert Reys pour le Clairon de l’Atax le 20/11/2025 comments debug Commentaires (1) Noté 3 étoiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent Witz 30 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. Superbe J'aime Répondre
- Vers la crise ? | Le Clairon
Vers la crise ? La France, engluée dans des batailles à court terme, menées dans un cadre institutionnel en décomposition, semble en manque de réflexion prospective. S’il est un domaine qui implique nécessairement cette réflexion c’est bien l’écologie, or la régression des préoccupations écologiques se remarque partout : dans les politiques actuellement menées en France, en Europe, dans le Monde. A défaut d’une pensée prospective qui se concrétise dans la durée, nous sous cramponnons aux mantras de la politique de l’offre, que les uns célèbrent et les autres rejettent. L’horizon politique semble limité à un terme de quelques années et même à cette échéance la planification, lorsqu’elle existe, vacille parfois dans son exécution entre des mesures contradictoires. La période est partout à l’incertitude, en France on en est à la stagnation et notre économie s’en ressent, C’est d’ailleurs ce ″climat″ qui chez nous permet à la droite et à l’extrême droite de faire leurs choux gras en promettant le retour à un ordre social « bleu blanc rouge ». Sommes-nous en cela si différents des hordes américaines gavées d’évangélisme MAGA ? En matière d’économie les clignotants virent au rouge : Il n’est pas sûr que nous sachions tirer les leçons des crises passées. Près de 18 ans après la crise dite des « subprimes » qui a entraîné une grande récession de l’économie mondiale, il semble que nous soyons proches de l’éclatement d’une nouvelle bulle financière. Cette fois il ne s’agit plus de l’immobilier USA, mais des nouvelles technologies et particulièrement de l’IA (Intelligence artificielle). Dans ce domaine, le capitalisme technologique ″made in USA″ a mobilisé des sommes énormes dans des projets inovants, qui se comptent en milliers de milliards de dollars et dont tous ne s’avèreront pas rentables. Pour certains, c’est déjà le cas. Les analystes d’institutions financières réputées ″sérieuses″, comme la BCE, la BRI ou la FED (*) alertent sur une montée dangereuse des risques pris par les investisseurs et le système bancaire. Même pour des grandes entreprises US, leaders mondiales de la « tech », leur autofinancement ne suffit plus pour assurer les investissements pharaoniques déclenchés par la frénésie qui accompagne cette nouvelle rupture technologique de l'IA. Il s’agit de ne pas rater le train : alors quand l’autofinancement ne suffit pas, on emprunte. Si le coup s’avère gagnant, le service de la dette contractée est tolérable ; si c’est un "flop" c’est autre chose. De plus, dans l’écosystème de la tech, les financements sont souvent croisés. La faiblesse de l’un peut entrainer des réactions en chaîne… Mais un autre marché connait lui aussi une importante montée des risques : il s’agit du marché des dettes publiques. Les dettes souveraines, c’est-à-dire les engagements pris par les Etats, semblent constituer des actifs sûrs et leur émission, qui est en progression, attire en plus des organismes bancaires habituels, de nouveaux acteurs financiers comme des assureurs, des fonds de pension, mais aussi des fonds spéculatifs qui souvent recourrent à l'emprunt auprès des banques pour acquérir de la dette souveraine. Ainsi le risque pris par les banques est doublé, alors que la politique de baisse des taux d’intérêt voulue par Trump (contre l’avis du président de la FED) a semé le doute chez les investisseurs quant à la capacité des USA à maintenir la valeur de leurs obligations publiques ! Tandis que les risques de récession augmentent, les systèmes d’encadrement du risque bancaire s’affaiblissent Face à cette montée des risques liés à la bulle IA et au marché des dettes publiques (surtout le marché US dans le contexte actuel), la question de la capacité des banques à éponger des pertes importantes inquiète les autorités financières. Cette inquiétude est d’autant plus forte que les systèmes d’encadrement des risques pris par les banquiers et les financiers internationaux sont actuellement dérégulés par les pouvoirs politiques (alors que ceux-ci les avaient renforcés après la crise de 2008). Ce système d’encadrement qui s’appuie sur des normes internationales (cf. : convention Bâle 3 et directives européennes) impose entre autres des niveaux de fonds propres et des réserves de liquidités. Or, depuis le retour de Trump à la présidence, les Etats-Unis sont rentrés dans une phase de dérégulation et les effectifs des agences fédérales de supervision et de régulation ont été réduits de 30 %. Dans ce nouveau contexte politique, les banques n’auront plus à augmenter leurs fonds propres en fonction de la situation et le rapport entre le capital détenu et les risque pris pourra même diminuer. Cette augmentation de la prise de risque des banques dans une période de bulle financière, s’accompagne de l’arrivée de nouveaux facteurs de risque, suite à la politique de Trump qui vise à développer des marchés volatiles et difficiles à contrôler liés aux cryptomonnaies. Dans ce qui ressemble à une fuite en avant de la politique économique menée par Trump, l’occurrence d’une crise majeure de l’économie américaine devient possible. Pour l’Europe qui ne pourrait qu’être entrainée par une crise financière US, les discours sont contradictoires. D’un côté des responsables d'institutions de régulation affirment qu’il n’est pas question de déréguler, de l’autre la BCE suivie par le Royaume Uni se sont engagés à assouplir les contraintes en capital imposées aux banques… Du côté de la Russie, l’économie ne se porte pas bien, le pays subit une inflation sévère qui cumule inflation par la demande et inflation par les coûts et ce sont les 145 milliards d annuels du budget de la défense qui constituent le moteur de son économie… l’arrêt de cette manne injectée dans l’économie, risque à court terme de déboucher sur un chaos financier avec une forte baisse du pouvoir d’achat des citoyens. Pour la Chine, le ralentissement de la croissance semble se poursuivre et les objectifs officiels d’un PIB à 5% n’on pas été atteints. Avec une consommation intérieure qui stagne, une déflation persistante, un marché immobilier toujours en crise, le « plus grand atelier du monde » peine à écouler sa production, freiné par les droits de douane et les restrictions imposés par Trump et autres. C’est dans ce contexte mondial instable qu’il faut évaluer les risques et les développements d’une éventuelle crise, provoquée par une défaillance de la finance américaine, pour laquelle Trump semble jouer le rôle de boute feu. Sa politique arrogante de prédation, visant à s’emparer de ressources hors du territoire actuel des Etats-Unis, peut se comprendre comme une tentative de compenser la fragilité économique actuelle des USA. Elle ne peut que se renforcer, si des signes d’affaiblissement de l’hégémonie des USA se confirmaient. Dans ce cas, les ingrédients seraient réunis pour passer d’une crise financière mondiale à un conflit armé généralisé. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 17/01/2026 (*) BCE = Banque Centrale Européenne ; BRI = Banque des Règlements internationaux ; FED = Réserve Fédérale des Etats Unis = Banque centrale comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Municipales : lorsque le national étouffe le local | Le Clairon
Municipales : lorsque le national étouffe le local Nous sommes à une vingtaine de jours des élections municipales. On aurait pu imaginer qu’à une telle échéance les médias fourmillent d’informations et de débats sur les situations locales, comparent et commentent les propositions des uns et des autres, éclairent le public sur des enjeux qui le concernent directement, etc. La réalité est plutôt décevante : l’actualité nationale occupe quasiment tout le terrain de l’information. Emouvoir une opinion impatiente La mort d’un jeune néonazi des suites d’une bagarre, opposant le 12 février dernier un groupe de militants d’extrême droite à un groupe de militants d’extrême gauche, continue 10 jours plus tard, à faire les gros titres de l’actualité et à secouer le monde politique. On peut s’étonner de la persévérance par des médias habituellement plus labiles à épiloguer sur cet assassinat, alors que depuis 40 ans les violences mortelles à caractère politique (59 morts attribuées à l’extrême droite pour 6 à l’extrême gauche), n’ont jamais été exploitées avec autant d’insistance. Ce qui change cette fois-ci, c’est la mise en spectacle de cet crime à coup de vérités ″alternatives″ mais aussi le rôle joué par la classe politique dans l’exploitation de l’évènement. Dès le premier jour, on comprend que la mort scandaleuse de ce jeune homme n’est pas la question. Le lien présumé de ses assassins avec la France Insoumise est fait immédiatement par les milieux d’extrême droite, en l’absence de toute enquête policière et de toute information validée par les autorités compétentes. Mieux encore, la mise en accusation de LFI ne tarde pas à être reprise, avec plus ou moins de hargne, par la classe politique, puis de manière plus allusive par certaines personnalités du gouvernement et de la macronie. Celles-ci cautionnent ainsi, avec l’autorité que leur donne leur fonction, mais toujours sans la moindre preuve, la thèse de la responsabilité de LFI dans l’assassinat de Quentin Deranque. Mais la curée n’est pas finie : surfant sur les passions ainsi déchainées dans l’opinion, le député d’extrême droite Ciotti propose à l’Assemblée Nationale d’observer une minute de silence en hommage au jeune néonazi. Et ça marche ! Sa proposition est validée par l’ensemble des groupes parlementaires, gauche comprise à l’exception de LIOT. Avec toute l’autorité que lui confèrent ses fonctions de représentation de la Nation, l’Assemblée Nationale, vient par son hommage à un néofasciste, légitimer l’extrême droite et reléguer une partie de la gauche, désormais qualifiée d’extrême dans le quartier des pestiférés. Pourquoi tant d’acharnement et de haine contre LFI ? Il faut tout d’abord constater qu’il s’opère depuis plus d’un demi-siècle, une lente attrition d’un des piliers de la démocratie : l’Etat de droit . Schématiquement : la limitation de la disponibilité des ressources, associée à une démographie galopante, rendent l’accession à la richesse et la concentration du capital plus difficiles dans un cadre démocratique, fondé sur le respect de l’autre et la prise en compte des besoins élémentaires de l’être humain. En France, comme dans d’autres démocraties déjà anciennes aux traditions politiques bien établies, les partis de droite ou de gauche, orientés vers le service aux plus riches, éprouvent des difficultés croissantes à servir les exigences de leurs mandants, alors qu’en même temps ils tentent de maintenir juste ce qu’il faut d’équilibre social pour échapper à une crise majeure qui les mettrait définitivement hors-jeu. Mais désormais les gouvernements successifs, de droite libérale ou de gauche sociale-libérale, n’arrivent plus à satisfaire leurs mandants. L’économie continue à régresser, le pays s’endette et même le jeune gandin zélateur de la ″Start up nation″ n’a pas pu tenir ses promesses : la réindustrialisation du pays ne se fait pas, les grands projets marquent le pas et la dette s’alourdit encore dans un contexte défavorable de concurrence mondiale. Il est temps pour le grand capital de trouver d’autres opérateurs politiques plus habiles et plus performants. Le choix est vite fait : rien à espérer des partis de gouvernement de gauche ou de droite qui se fractionnent et se livrent à des guerres picrocholines d’appareils, tandis que l’instabilité de leurs lignes politiques renforce les désordres de l’économie. Il ne reste alors que le Rassemblement National dont les votes au Parlement sont plutôt favorables aux plus riches, tout en maintenant l’illusion, aux yeux d’une part croissante de l’opinion, qu’il défend farouchement les intérêts des classes populaires. Ce talent dans la duplicité ne peut que servir les intérêts du grand capital. Le RN, soutenu par les milliardaires et les médias qu’ils contrôlent, à réussi sa dédiabolisation, et passe désormais pour un parti politique ″normal″. De plus, ses succès électoraux et sondagiers le rendent attractif pour des partis de droite qui espèrent se refaire en s’alliant avec lui, tandis que d’autres formations politiques lui témoignent d’une indulgence complice. Dans un tel contexte, LFI constitue à présent le seul obstacle sérieux à l’arrivée au pouvoir du RN. LFI, se définit comme un mouvement politique, humaniste, révolutionnaire et anticapitaliste. Dans toutes ses prises de position LFI qui suit une ligne politique constante et ferme , s’oppose au libéralisme et dénonce l’oligarchie capitaliste qui règne en France. Son programme, intitulé « L’Avenir en commun », établi avec le soutien et la coopération d’une partie importante du monde scientifique, notamment en ce qui concerne l’économie et l’environnement, préconise un changement radical dans un nouveau cadre institutionnel : la VIèmeRépublique. Face à un tel adversaire, le RN qui peine à se doter d’un programme cohérent, ne fait pas le poids. Il s’agit donc pour les ultras riches de voler à son secours et d’abattre cet ennemi déclaré de l’oligarchie en place. Celle-ci s’y emploie depuis plusieurs années avec tous les moyens dont elle dispose et ne recule devant aucune manipulation de l’opinion. Malgré cela, LFI reste un concurrent dangereux dans les sondages sur les intentions de vote aux présidentielles de 2027, l’affaire Quentin Deranque constitue alors une aubaine pour tenter d’achever ce mouvement. Au plan local Cette évolution à ″front renversé″ n’est pas sans conséquences au niveau local. Elle remet parfois en question les alliances entre partis, compte tenu des repositionnements nationaux. Dans cette confusion crépusculaire qui a saisi le monde politique, l’évolution des lignes politiques des partis (*) au gré des alliances, rend difficile la construction de programmes d’action crédibles et opérationnels. Ce manque de consistance au niveau national se répercute au niveau local. Ici et là, les programmes annoncés par les candidats des partis se limitent à des promesses sans réalité opérationnelle, bricolées en réponses aux demandes d’une population repérée comme électoralement favorable. Parfois le jeu des alliances est considéré comme plus important que la qualité et la cohérence d’un programme en commun. Alors, il arrive qu’ en réaction à cette carence programmatique des partis politiques, le relais soit pris par des initiatives citoyennes. C’est le cas à Narbonne avec le mouvement citoyen « Nous Sommes Narbonne », qui présente un programme précis, solide et opérationnel, construit en commun et validé par les habitants au cours d’assemblées générales ouvertes. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 22/02/2026 (*) A l’exception d’LFI qui ne modifie pas son programme comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... 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- La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ? | Le Clairon
La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ? Après les 2 « grandes » guerres de 14/18, de 39/45 et la fin de l’Union Soviétique en 1991, nous avions amorcé le rêve irénique d’un monde désormais sans guerre, du moins sur notre sol. A l’abri de la formidable machine militaire américaine et sous l’ombrelle de notre dissuasion nucléaire, que pouvait-il nous arriver à nous Français ! D’ailleurs, suite aux « trente glorieuses » n’étions-nous pas redevenus une grande puissance, ce qui nous autorisait à jouer les cadors en Afrique et ailleurs ? Et voici que la Russie a pris le relais de l’URSS en matière de menaces et que la Chine est devenue, conformément aux prédictions d’Alain Peyrefitte, une puissance capable de contester la suprématie économique et militaire des Etats Unis. Pire encore, nos ″amis américains″ se détournent progressivement de notre Union Européenne, que leurs leaders actuels trouvent encombrante et trop chipoteuse pour le bon business. La Russie s’est mise en marche sous l’aiguillon de l’autocrate Poutine, déterminé à rétablir l’aire d’influence de l’URSS en Europe. Désormais les conflits, qui n’ont jamais cessé dans le monde, se déploient à nouveau, sous diverses formes, sur le sol européen : de la guerre hybride à la guerre tout court. Alors, face aux régimes autoritaires qui menacent notre pays encore démocratique, la question des moyens de notre défense nous est posée avec de plus en plus d’insistance. Somme nous prêts à la guerre ? Dans les médias, particulièrement à la télé, les spéculations vont bon train. Des experts de diverses nature, universitaires, chercheurs, anciens militaires gradés, débattent de notre capacité à résister aux ⁿRussesⁿ. Le résultat n’est guère brillant : il en ressort qu’actuellement nous ne sommes pas prêts à faire face aux agressions dont nous pourrions, sous peu, être l’objet. Alors que le secrétaire général de l’OTAN parle d’une guerre de grande ampleur, déclenchée par Moscou, qui pourrait survenir en Europe dans les 5 prochaines années, il semble que pour y faire face, nous n’ayons, ni les moyens, ni les méthodes adaptées aux formes modernes de conflit armé. Pire encore, le recours ultime aux armes nucléaires de la France, seul pays de l’UE à en disposer, aurait perdu de son efficacité dissuasive. Le réveil est difficile, après des années de sous-investissement, l’Europe, qui a perdu confiance dans le soutien militaire américain, a décrété un plan de réarmement à hauteur de 800 Milliards € sur 5 ans. Mais ce plan impacte différemment les économies des pays membres, d’autant plus que la question de la défense n’a pas uniquement une dimension militaire, mais concerne l’ensemble de la société. La France est-elle prête ? Si certains pays comme l’Allemagne avaient sous-investi dans leur défense, la France part de moins loin. Héritage de De Gaulle, le choix a été fait de conserver une indépendance stratégique en nous dotant de capacités autonomes : nucléaire, sous-marins missiles, avions, porte-avions, système de renseignements, etc. Comme l’expliquait un haut gradé à la télé, nous avions tout ce qu’il faut comme les américains mais en ″mini″, compte tenu de notre poids économique. Pour arriver à une armée capable, avec les forces des autres pays de l’UE, « de soutenir un combat de haute intensité contre la Russie pendant plus de quatre-vingt-dix jours » [[selon l’avis de l’expert danois Olivier Schmitt]], il nous faudra plus de moyens, plus de soldats et plus de capacités industrielles. Dans le droit fil de ce constat et en pleine campagne de coupes budgétaires, le budget de la Défense a été augmenté par le gouvernement Lecornu. Pour 2026 la dotation aux armées avait été accrue de 6,7 Mds € pour atteindre 57,1 Md € puis, sur décision d’E. Macron, chef des armées, abondée par une rallonge supplémentaire de 3,5 Mds € en 2026 et 3 Mds € en 2027. Le souhait du chef de l’Etat est d’accentuer la progression des crédits accordés à l’armée dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) qui couvre la période 2024-20230 et de cibler un budget militaire de 68 Mds € /an en 2030. A titre de comparaison le budget du département de la défense US (DOB) est de 725,56 Mds € pour 2025. Le gonflement des crédits militaires suffira-t-il pour moderniser l’armée et lui donner la taille nécessaire ? L’adaptation de notre armée à un conflit de haute intensité nécessite à la fois des efforts qualitatifs et quantitatifs. - Qualitatifs parce qu’il faut innover pour s’adapter aux conditions des guerres modernes. Ainsi nous n’avions pas prévu l’emploi massif des drones (maintenant une enveloppe de 5 Mds € leur est attribuée dans la LPM. - Quantitatifs parce que si nous avons une industrie capable de développer l’essentiel des armements nécessaires, nous n’avons pas les rythmes de production nécessaires. Ainsi nous avons produit 60.000 obus en 2025, tandis que la Russie en produiait environ 4 millions… Dans une telle situation la question des financements apparait cruciale, or les crédits de paiement nécessaires au règlement des dépenses des années précédents n’ont pas suivi : le reste à payer est actuellement estimé à 99 Mds € ! En conséquence les commandes à l’industrie de l’armement diminuent, voire sont gelées…le suivi des dépenses de l’armée reste flou : aurons-nous les moyens de payer notre reconversion militaire ? En supposant que nous soyons capables d’opérer une sérieuse reconversion, nous ne pourrons faire face aux menaces des puissances de premier rang qu’en conjuguant nos efforts militaires de puissances moyennes et petites. Or l’anarchie qui règne au sein de l’UE, sans autorité politique centrale pleinement souveraine et placée au‑dessus des États, ne permet pas d’envisager une telle cohésion dans un avenir proche. A l’éparpillement politique des Etats de l’UE dont les positionnements varient quant à une menace de guerre et à son traitement, correspond l’éparpillement des armées. L’UE possède 27 armées différentes, avec leurs industries et programmes particuliers, souvent concurrents. Cela se traduit notamment par des séries réduites de matériels militaires dont les coûts ne sont pas compétitifs. De plus les règles de financement de l’UE incitent chaque pays contributeur à récupérer sa contribution en subventions pour sa propre industrie. Enfin, la programmation militaire que l’on pourrait considérer comme d’intérêt public, se trouve souvent confrontée aux intérêts des actionnaires des industries d’armement, où la concurrence prend le pas sur la coopération. Dans de telles condition, il est difficile de croire que l’UE sera capable, dans les prochaines années, de résister seule à une guerre de haute intensité menée par la Russie. Nous ne sommes pas prêts : il ne nous reste plus qu’à espérer en les talents de notre diplomatie. Nous ne sommes pas prêts comme en 1939. Les souvenirs de mon père me reviennent en mémoire. Stationné à Bure (Aine) il commandait une escouade de 12 soldats dans un fortin inachevé et disposait d’un revolver d’ordonnance, de 12 fusils Lebel modèle 1886, de 32 cartouches et d’un canon sans obus. Il fut fait prisonnier le 15 mai 1940, 5 jours après l’invasion du territoire français par l’armée allemande. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 18/12/2025 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Un communiqué de presse de la Confédération paysanne | Le Clairon
Un communiqué de presse de la Confédération paysanne La Confédération paysanne continue de défendre une PAC qui soutienne réellement l’agriculture paysanne et la transition agroécologique. Communiqué de presse Reliquat de l’enveloppe bio : l’argent de la PAC doit soutenir la transition des fermes Alors que les crises agricole, climatique et énergétique s’intensifient, la Confédération paysanne demande à la Ministre de l’Agriculture de cesser de procrastiner et d’arbitrer sans attendre en orientant l’utilisation du reliquat de l’enveloppe PAC dédiée à la conversion à l’agriculture biologique pour 2025 vers les Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), en priorisant l'agriculture biologique. Ces crises révèlent en effet l'impasse d'un modèle agricole trop dépendant des intrants et des énergies fossiles. Alors que les différents gouvernements Macron ont poursuivi une stratégie d’affaiblissement de l’agriculture biologique, entraînant un net ralentissement des conversions, une mportante partie de l’enveloppe dédiée à la conversion bio n’a pas été consommée. Nous refusons que l’arbitrage de ces crédits se fasse une nouvelle fois au détriment de la transition agricole et des MAEC. Sur les 257 millions de reliquat CAB 2023-2024 (*) , seuls 33 millions avaient été affectés aux MAEC. Au sein d’une politique agricole digne de ce nom, les politiques publiques doivent soutenir les fermes engagées dans des pratiques résilientes et bio. Les MAEC sont précisément conçues pour accompagner ces évolutions : systèmes herbagers, diversification des cultures, réduction de l’usage des intrants, préservation des sols et de l’eau. Pourtant, dans de nombreux territoires, les enveloppes MAEC sont insuffisantes et conduisent à refuser des projets portés par des paysan·nes prêt·es à faire évoluer leurs pratiques. Il est urgent de décider afin que les projets des paysan·nes pour 2025, 2026 et 2027 puissent être financés. L’argent public de la PAC, en particulier celui initialement destiné à l’agriculture biologique, doit servir à soutenir les systèmes agricoles qui réduisent la dépendance aux intrants, renforcent l’autonomie des fermes et préparent l’agriculture aux crises climatiques à venir. Plutôt que d’accompagner la fuite en avant productiviste, il est temps de donner aux paysan·nes les moyens de construire des systèmes durables et résilients. La Confédération paysanne continue de défendre une PAC qui soutienne réellement l’agriculture paysanne et la transition agroécologique. (*) La CAB (Conversion à l’Agriculture Biologique) est une aide financière destinée à soutenir les agriculteurs pendant la période de conversion de leur exploitation vers l’agriculture biologique. Contacts : 06 31 34 84 59 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Municipales Narbonne : l’atelier logement de la liste « Nous sommes Narbonne » | Le Clairon
Municipales Narbonne : l’atelier logement de la liste « Nous sommes Narbonne » Dans cet atelier thématique comme pour ceux qui suivront, la démarche de "Nous Sommes Narbonne" vise à associer les Narbonnaises et les Narbonnais à toutes les étapes de la construction de son programme municipal. La liste « Nous sommes Narbonne » a tenu ce 15 janvier un premier atelier de réflexion consacré au logement. La démarche entreprise par cette liste, dans cet atelier thématique comme pour ceux qui suivront, vise à associer les Narbonnaises et les Narbonnais à toutes les étapes de la construction de son programme municipal. C’est dans une salle tapissée de cartes, plans et rubriques chiffrées que Laurent Fabas, candidat désigné de la liste « Nous sommes Narbonne… » à ouvert la séance devant un public constitué de membres du Collectif « Une gauche pour Narbonne », du NPA, du groupe d’action LFI « Pour et avec Narbonne », mais aussi de citoyens sans étiquette politique. Après un examen de différents documents relatifs au logement et à l’urbanisme à Narbonne, et après avoir pris connaissance des données nationales relatives à la politique du logement, les participants se sont accordés sur un état des lieux et une méthode d’action. L’état des lieux a d’abord fait apparaître un déséquilibre entre les résidences principales (environ 40.000) et les résidences secondaires (environ 30.000), avec pour conséquence qu’une part importante du parc immobilier échappait aux résidents permanents et que ce manque générait une inflation des loyers, alors que dans certains cas, la qualité des logements proposés était médiocre voire hors normes. Du côté du logement social, le compte n’y était pas non plus : le manque de logement dans cette catégorie a pour effet de rabattre une partie des demandeurs sur le parc privé, ce qui a pour conséquence d’en augmenter les loyers. Un habitat social de qualité, Judicieusement réparti, est pourtant possible, ce qui implique d’interroger la pertinence du Plan local d’urbanisme (PLU). La révision de ce document peut contribuer à l’établissement d’une mixité sociale apaisée et au développement de parcours résidentiels, où chacun habite selon ses besoins, sans être assigné à résidence du fait d’une offre insuffisante, ou inadaptée, ou encore inabordable en raison du prix des loyers. La situation des organismes bailleurs a été reconnue comme problématique. De taille insuffisante au plan local, ceux-ci ne peuvent rendre tous les services qu’ils devraient assurer. Qu’il s’agisse de gestion locative ou de maitrise d’ouvrage, ils sont souvent déconnectés des besoins réels des populations qu’ils sont censés loger. De plus, l’aspect et les fonctionnalités du cadre bâti qu’ils produisent, en tant que maîtres d'ouvrage, lui assignent une ″étiquette de logement social" qui stigmatise ses occupants. Afin que les besoins des locataires soient mieux pris en compte, il s’avère nécessaire d’associer leurs représentants à la gouvernance des organismes et qu’ils prennent une part pleine et entière aux prises de décision. Du côté du parc privé « social de fait », souvent dégradé, des mesures ont été proposées pour favoriser l’émergence d’un secteur locatif ″quasi social″ de qualité. Dans ce domaine, le rôle de l'investisseur traditionnel doit être repensé. Le modèle de la défiscalisation spéculative a montré ses limites. L’investissement de capitaux privés dans des structures d’utilité publique sera encouragé par des moyens autres que la coercition ou les cadeaux fiscaux ce qui permettra d’alléger la charge financière qui pèse sur la collectivité. Il a aussi été question de la reconquête du centre ancien de Narbonne qui concentre des logements et locaux insalubres et / ou inoccupés. Sa réhabilitation implique l’utilisation d’un outil juridique et financier approprié : un Outil Foncier Solidaire . Mais son utilisation doit être guidée par une réflexion préalable sur les fonctions du centre-ville : celles-ci doivent mieux être appropriées à son cadre physique et aux possibilités qu’il offre aux usages particuliers de certaines catégories de la population. Il s’agit, selon les réflexions menées par les participants, que le centre-ville de Narbonne redevienne « désirable » pour toutes les générations qui souhaitent vivre « une urbanité apaisée ». Le dernier sujet de réflexion de l’atelier a porté sur le nécessaire mutation des professions de l’immobilier. Selon la formule condensée de l’un des participants : « Les agents immobiliers et les avocats doivent passer d'une économie du flux spéculatif à une économie de la valeur d'usage et de la gestion durable ». Leur véritable place se situe dans la réalisation des projets politiques en matière d’habitat et non dans le pilotage de l’urbanisme et de l’aménagement de Narbonne. La séance s’est terminée par un exposé des modes et procédures de financement du logement social en France. Les participants vont continuer à échanger jusqu’à la production d’une proposition de -programme logement- qui sera débattue en assemblée générale. La rédaction du Clairon le 12/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.












