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- Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons | Le Clairon
Atelier cuisine : La fondue de Poireaux et poissons Nous poursuivons nos expériences d'une cuisine simple, bio et sans produits ultra-transformés Bien fait et vite fait mais mauvaise photo (photo HR) IIngrédients pour 2/3 personnes : 3 gros poireaux (le blanc) 1 oignon 3 belles gousses d’ail 3 petites pommes de terre 2-3 tranches de poisson (cabillaud, saumon, colin, lieu noir…) 1-2 citrons jaunes Huile, beurre Sel, poivre Préparation : Dans 1 cocotte faire revenir dans un mélange huile et beurre l’oignon coupé en petits morceaux et les gousses d’ail coupées finement Ajouter les poireaux qui auront été coupés en rondelles et faire fondre le mélange dans la cocotte recouverte de son couvercle Disposer les pommes de terre coupées en quartiers autour de la fondue de poireaux et poser sur celle-ci les tranches de poisson et les laisser cuire doucement environ 15 à 20 mn (feu très doux) et les garnir enfin avec quelques tranches de citron. Servir dans des assiettes chaudes Bon appétit ! comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- « Nous sommes Narbonne » rencontre des animateurs du Collectif citoyen santé de Narbonne | Le Clairon
« Nous sommes Narbonne » rencontre des animateurs du Collectif citoyen santé de Narbonne Cette prise de contact s’inscrit dans une démarche de consultation par "Nous Sommes Narbonne" des principaux acteurs de la vie locale. Ce mardi 20 janvier 2026, Laurent Fabas, candidat aux municipales 2026 a rencontré, entouré de quelques membres de la liste « Nous Sommes Narbonne » (NSN) , Lucette Comeil, Annie Marin et Jean Pierre Maisterra, du Collectif citoyen santé de Narbonne. Cette prise de contact s’inscrit dans une démarche de consultation par NSN des principaux acteurs de la vie locale. Le diagnostic du Collectif sur la qualité de l’accès aux soins à Narbonne diffère de celui de l’ARS, (l’Agence Régionale de Santé). Si l’ARS considère que le nombre de médecins traitants est suffisant, eu égard à la population, le collectif remarque que selon les chiffres officiels 6000 personnes n’en ont pas. Il considère que le mode de calcul des besoins en médecins doit tenir compte de la mobilité des personnes où la dimension relationnelle de la relation médecin / patient joue un rôle significatif. Ainsi telle personne qui a migré hors de Narbonne continue à consulter son médecin traitant à Narbonne, et inversement, telle personne de la périphérie, dépourvue d’environnement médical, vient consulter à Narbonne. Par ailleurs le Collectif citoyen santé de Narbonne juge inopérantes les mesures actuelles proposées par les institutions officielles et par le gouvernement et dénonce la mise en place du dispositif « France Santé » comme un « nouveau truc » visant à faciliter le transfert aux départements de la responsabilité de l’accès aux soins. Le collectif se dit prêt à participer avec la future municipalité, issue des élections de mars 2026, à toute démarche constructive et démocratique visant, dans le court terme comme dans le long terme, à la création d’une structure de santé polyvalente à caractère public. A la fin de deux heures d’échanges riches et intéressants portant à la fois sur le diagnostic de la situation narbonnaise et sur des propositions et des pistes d’action, Laurent Fabas et ses coéquipiers.ères ont remercié les représentants du Collectif citoyen santé de Narbonne dont les apports seront utiles à la construction des propositions de NSN en matière de santé publique. La rédaction du Clairon de l’Atax le 21/01/2026 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.
- Narbonne, municipales 2026 : la question du logement | Le Clairon
Narbonne, municipales 2026 : la question du logement Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignité humaine et le moteur d'un dynamisme économique partagé par tous Narbonne (image Pixabay) Tandis que les lampions des fêtes de fin d’année illuminent les Barques, une réalité glaciale se cache derrière les volets clos des quartiers populaires de notre cité. De nombreuses familles narbonnaises vivent dans des appartements humides ou totalement dépourvus de chauffage. Un marchand de sommeil qui ne loue pas moins de 60 logements vient d’être condamné une semaine avant Noël à 18 mois de prison. Cette détresse humaine rappelle cruellement que le droit au logement demeure une promesse non tenue pour une part croissante de la population locale. Le contraste entre la chaleur des marchés de Noël et la froideur des murs insalubres du centre historique impose une remise en question profonde de nos priorités municipales. Il convient désormais d’agir avec une détermination qui a fait défaut jusqu’ici pour que chaque Narbonnais dispose d’un foyer digne et protecteur. L’impact systémique du logement social Narbonne compte environ 40 000 logements, dont seulement 30 000 sont des résidences principales. La progression du nombre de résidences secondaires a été sur la période 2014-2020 près de trois fois plus rapide que celle des résidences principales. Ce chiffre reflète la prolifération incontrôlée des locations saisonnières de type « AirbnB » qui peut être visualisée par le biais de la multiplication de boîtes à code en centre-ville. L’augmentation constante du nombre de résidences secondaires fausse totalement les indicateurs de tension immobilière. Une part considérable du parc immobilier échappe aux résidents permanents et provoque une inflation artificielle des loyers. Il ne s’agit pas d’un accident de marché. Le renoncement est délibéré. Alors que d'autres villes limitent les changements d'usage ou imposent des quotas stricts, la municipalité narbonnaise laisse faire. Ce laisser-aller s'explique par la nature même de nos décideurs. Par leur métier ou leur patrimoine, ils tirent profit de la tension locative. Cette crise n'est pas une fatalité technique, elle est le fruit d'une endogamie politique qui paralyse toute velléité de réforme. Comment s’étonner de l’inertie municipale quand les instances de décision sont verrouillées par des élus dont le patrimoine ou la profession sont les premiers bénéficiaires de la tension immobilière ? Entre un maire agent immobilier et un député multipropriétaire, le conflit d’intérêts n’est plus une ombre, il est une barrière. La régulation du marché ne pourra jamais être menée par ceux qui profitent de sa surchauffe. La direction de la cité doit être arrachée des mains de ceux qui vivent de la rente pour être rendue aux usagers de la ville. Pour contrebalancer cette pression à la hausse, la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) impose que 25 % des résidences principales soient des logements sociaux. L’idée sous-jacente est de créer une offre suffisamment abondante à prix régulé pour avoir un effet systémique sur l’ensemble du marché immobilier. Le seuil est un compromis sans base scientifique. Certains rechignent à développer ce genre d’offre en raison de la mauvaise presse de l’habitat social et voulaient un seuil plus bas. D’autres veulent s’inspirer d’expériences où le taux de logements sociaux et quasi-sociaux permet une régulation systémique observable des loyers comme la ville de Vienne en Autriche dont le taux est de 43 %. Les 7500 logements sociaux narbonnais sont insuffisants pour atteindre cet effet systémique qui influence l’ensemble des prix du secteur privé. Ils sont même insuffisants pour débloquer les parcours résidentiels dans le parc social. Dans l’agglomération 5600 dossiers de demande d’attribution sont actifs. L’offre annuelle plafonne péniblement à 850 attributions effectives. Un dossier sur sept seulement trouve une issue favorable chaque année. Cette situation de pénurie favorise les abus. Sans un changement radical de braquet budgétaire et foncier pour saturer l’offre publique, les familles narbonnaises resteront captives d’un système de pénurie qui alimente la spéculation et l’insalubrité. La puissance publique doit impérativement intervenir pour rétablir une fluidité minimale car le maintien de tels délais d’attente constitue une rupture d’égalité manifeste devant le droit fondamental au logement. Pour un choc de l’offre non spéculative La gestion actuelle des offices de l’habitat est une insulte quotidienne aux locataires. Le naufrage des bailleurs sociaux n’est pas qu’une affaire de chiffres, il est le produit d’une déconnexion totale. Les décideurs, calfeutrés dans leurs résidences privilégiées, ne subissent jamais l’humidité des murs ni les pannes de chauffage qu’ils imposent aux autres par leur inertie. La transparence retrouvée doit engager une révolution démocratique. Les locataires doivent devenir les gestionnaires directs de leur cadre de vie par le biais de budgets participatifs dédiés à l'entretien. Le contrôle citoyen direct n'est pas un gadget, il est l'unique rempart contre la déchéance du bâti et le clientélisme des attributions. Seuls ceux qui vivent dans les immeubles sont aptes à prioriser l’urgence de la maintenance. La souveraineté des locataires ne peut exister sans briser l'entre-soi des conseils d'administration. La réforme doit être institutionnelle. Il faut réduire la part des élus au sein des instances de décision des offices de l’habitat au profit d'un collège d'experts indépendants et de représentants de locataires tirés au sort. C'est à ce prix, en changeant ceux qui décident avant de changer ceux qui dépensent, que nous mettrons fin au clientélisme des attributions. Viser le simple respect de la loi est une ambition de comptable, pas un projet de ville. Pour briser la spéculation, la municipalité doit viser un volume de logements hors-marché tel que les bailleurs privés indélicats n'auront plus d'autre choix que d'aligner leurs prestations sur la qualité du public ou de disparaître. Ce choc d'offre doit aussi bénéficier à la classe moyenne, dont le pouvoir d'achat est siphonné par des loyers privés excessifs. Pour limiter l'impact sur l'endettement de la ville, le rôle de l'investisseur traditionnel doit être repensé. Le modèle de la défiscalisation spéculative a montré ses limites. Il convient de favoriser l'émergence d'un secteur locatif quasi social. Des capitaux privés s'investiront dans des structures d'utilité publique sorties du champ de la spéculation. Ces investissements sans conventionnement classique mais avec un plafonnement contractuel permettent de mobiliser l'épargne sans alourdir le bilan comptable de la collectivité. Pour les populations les plus fragiles que le parcours résidentiel classique exclut systématiquement et qui sont les cibles des marchands de sommeil, la puissance publique doit agir comme un garant universel. La sortie de la précarité est un parcours qui en plus des structures d'urgence, doit passer par une insertion discrète dans le tissu urbain ordinaire. La mixité sociale est trop souvent un simple slogan ou un artifice statistique. Elle se heurte à une réalité vécue très différente. À Narbonne, lorsqu’un passant est interrogé pour savoir si un bâtiment contient des logement sociaux, il se trompe rarement. Rien n’impose pourtant de construire différemment. La distinction est un choix qui stigmatise. La mixité doit s'opérer au sein même des immeubles et des lotissements où des logements privés côtoient des logements locatifs sociaux derrière des façades identiques. La diversité architecturale ne doit pas traduire une hiérarchisation visible des revenus. La ville gagne alors en harmonie ce qu'elle perd en barrières sociales. La servitude de mixité sociale est un outil juridique simple, précisément conçu dans cet objectif. La mettre en œuvre ne nécessite rien d’autre qu’une évolution du document d’urbanisme. Lorsqu’un logement social devient indistinguable d’un logement privé et que leur nombre tempère les prix du marché entier, les parcours résidentiels deviennent fluides. La reconquête du centre historique par le foncier solidaire La réhabilitation du cœur de Narbonne nécessite un outil juridique puissant comme l'Office Foncier Solidaire (OFS). Sa mise en œuvre doit suivre un plan de montée en puissance raisonné en débutant par des opérations simples sur des fonciers déjà maîtrisés par la ville. Ce dispositif sépare la propriété du terrain qui reste publique de celle des murs qui devient privée ce qui permet de proposer des logements à des prix très inférieurs au marché tout en bloquant toute velléité spéculative lors des reventes futures. Cette politique de l'habitat doit s'accompagner d'une vision claire. Le cœur historique doit cesser de vouloir s'adapter au mode de vie périphérique centré sur l'automobile. Les rues étroites et le bâti dense possèdent des qualités intrinsèques qui conviennent parfaitement à certains segments de la population comme les étudiants ou les jeunes actifs sans voiture. Il ne s'agit pas de ghettoïser le centre mais de reconnaître qu'un appartement médiéval sans garage constitue un habitat idéal pour qui privilégie la proximité des services et de l'animation urbaine. Adapter ces structures anciennes aux exigences de l’automobile coûte une fortune à la collectivité et détruit l'âme de notre patrimoine. Nous devons inviter ceux qui aiment la ville pour ce qu'elle est plutôt que de la défigurer pour satisfaire des exigences de confort standardisé. Le centre-ville doit redevenir un lieu de vie désirable pour toutes les générations prêtes à embrasser une urbanité apaisée et libérée de la domination mécanique. La mutation nécessaire des professions de l'immobilier Une telle réorientation n'est pas une déclaration de guerre aux professionnels du secteur, mais la proposition d'un nouveau contrat social. Le modèle fondé sur la multiplication des transactions spéculatives s'essouffle. La mutation des métiers de l'immobilier n'est pas une invitation au dialogue, mais une nécessité de survie éthique. Les agents immobiliers et les avocats doivent passer d'une économie du flux spéculatif à une économie de la valeur d'usage et de la gestion durable. Les agents immobiliers et les avocats doivent retrouver leur juste place, celle d'exécutants techniques sous la direction d'une volonté politique forte, et non de pilotes de l'urbanisme. Leur expertise doit être mobilisée pour la gestion de la complexité comme la rénovation thermique et les baux solidaires. Elle est inadaptée pour dicter la stratégie municipale. La puissance publique doit reprendre les commandes pour mettre fin à l'ère où le profit privé servait de plan local d'urbanisme. La puissance publique doit accompagner cette transition en ouvrant aux professionnels les marchés de la rénovation urbaine et de la gestion déléguée pour le compte de l'OFS. L'intérêt général exige que tous les talents se conjuguent pour offrir aux habitants des conditions de logement dignes. Le droit au logement est la pierre angulaire de la dignité humaine et le moteur d'un dynamisme économique partagé par tous. Narbonne possède les ressources et l'histoire nécessaires pour devenir ce laboratoire de l'habitat de demain où la beauté architecturale et la justice sociale ne forment plus qu'une seule et même ambition. Laurent Faba pour le Clairon de l'atax le 21/12/2025 comments debug Commentaires (2) Noté 3 étoiles sur 5. 3.0 | 1 note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Trier par : Les plus récents Vincent Witz 28 nov. 2025 Noté 3 étoiles sur 5. Y A BON BANANIA J'aime Répondre Vincent Witz 30 nov. 2025 En réponse à Vincent Witz 😀hgfhfhgfhgfhgf J'aime Répondre
- La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ? | Le Clairon
La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ? Après les 2 « grandes » guerres de 14/18, de 39/45 et la fin de l’Union Soviétique en 1991, nous avions amorcé le rêve irénique d’un monde désormais sans guerre, du moins sur notre sol. A l’abri de la formidable machine militaire américaine et sous l’ombrelle de notre dissuasion nucléaire, que pouvait-il nous arriver à nous Français ! D’ailleurs, suite aux « trente glorieuses » n’étions-nous pas redevenus une grande puissance, ce qui nous autorisait à jouer les cadors en Afrique et ailleurs ? Et voici que la Russie a pris le relais de l’URSS en matière de menaces et que la Chine est devenue, conformément aux prédictions d’Alain Peyrefitte, une puissance capable de contester la suprématie économique et militaire des Etats Unis. Pire encore, nos ″amis américains″ se détournent progressivement de notre Union Européenne, que leurs leaders actuels trouvent encombrante et trop chipoteuse pour le bon business. La Russie s’est mise en marche sous l’aiguillon de l’autocrate Poutine, déterminé à rétablir l’aire d’influence de l’URSS en Europe. Désormais les conflits, qui n’ont jamais cessé dans le monde, se déploient à nouveau, sous diverses formes, sur le sol européen : de la guerre hybride à la guerre tout court. Alors, face aux régimes autoritaires qui menacent notre pays encore démocratique, la question des moyens de notre défense nous est posée avec de plus en plus d’insistance. Somme nous prêts à la guerre ? Dans les médias, particulièrement à la télé, les spéculations vont bon train. Des experts de diverses nature, universitaires, chercheurs, anciens militaires gradés, débattent de notre capacité à résister aux ⁿRussesⁿ. Le résultat n’est guère brillant : il en ressort qu’actuellement nous ne sommes pas prêts à faire face aux agressions dont nous pourrions, sous peu, être l’objet. Alors que le secrétaire général de l’OTAN parle d’une guerre de grande ampleur, déclenchée par Moscou, qui pourrait survenir en Europe dans les 5 prochaines années, il semble que pour y faire face, nous n’ayons, ni les moyens, ni les méthodes adaptées aux formes modernes de conflit armé. Pire encore, le recours ultime aux armes nucléaires de la France, seul pays de l’UE à en disposer, aurait perdu de son efficacité dissuasive. Le réveil est difficile, après des années de sous-investissement, l’Europe, qui a perdu confiance dans le soutien militaire américain, a décrété un plan de réarmement à hauteur de 800 Milliards € sur 5 ans. Mais ce plan impacte différemment les économies des pays membres, d’autant plus que la question de la défense n’a pas uniquement une dimension militaire, mais concerne l’ensemble de la société. La France est-elle prête ? Si certains pays comme l’Allemagne avaient sous-investi dans leur défense, la France part de moins loin. Héritage de De Gaulle, le choix a été fait de conserver une indépendance stratégique en nous dotant de capacités autonomes : nucléaire, sous-marins missiles, avions, porte-avions, système de renseignements, etc. Comme l’expliquait un haut gradé à la télé, nous avions tout ce qu’il faut comme les américains mais en ″mini″, compte tenu de notre poids économique. Pour arriver à une armée capable, avec les forces des autres pays de l’UE, « de soutenir un combat de haute intensité contre la Russie pendant plus de quatre-vingt-dix jours » [[selon l’avis de l’expert danois Olivier Schmitt]], il nous faudra plus de moyens, plus de soldats et plus de capacités industrielles. Dans le droit fil de ce constat et en pleine campagne de coupes budgétaires, le budget de la Défense a été augmenté par le gouvernement Lecornu. Pour 2026 la dotation aux armées avait été accrue de 6,7 Mds € pour atteindre 57,1 Md € puis, sur décision d’E. Macron, chef des armées, abondée par une rallonge supplémentaire de 3,5 Mds € en 2026 et 3 Mds € en 2027. Le souhait du chef de l’Etat est d’accentuer la progression des crédits accordés à l’armée dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) qui couvre la période 2024-20230 et de cibler un budget militaire de 68 Mds € /an en 2030. A titre de comparaison le budget du département de la défense US (DOB) est de 725,56 Mds € pour 2025. Le gonflement des crédits militaires suffira-t-il pour moderniser l’armée et lui donner la taille nécessaire ? L’adaptation de notre armée à un conflit de haute intensité nécessite à la fois des efforts qualitatifs et quantitatifs. - Qualitatifs parce qu’il faut innover pour s’adapter aux conditions des guerres modernes. Ainsi nous n’avions pas prévu l’emploi massif des drones (maintenant une enveloppe de 5 Mds € leur est attribuée dans la LPM. - Quantitatifs parce que si nous avons une industrie capable de développer l’essentiel des armements nécessaires, nous n’avons pas les rythmes de production nécessaires. Ainsi nous avons produit 60.000 obus en 2025, tandis que la Russie en produiait environ 4 millions… Dans une telle situation la question des financements apparait cruciale, or les crédits de paiement nécessaires au règlement des dépenses des années précédents n’ont pas suivi : le reste à payer est actuellement estimé à 99 Mds € ! En conséquence les commandes à l’industrie de l’armement diminuent, voire sont gelées…le suivi des dépenses de l’armée reste flou : aurons-nous les moyens de payer notre reconversion militaire ? En supposant que nous soyons capables d’opérer une sérieuse reconversion, nous ne pourrons faire face aux menaces des puissances de premier rang qu’en conjuguant nos efforts militaires de puissances moyennes et petites. Or l’anarchie qui règne au sein de l’UE, sans autorité politique centrale pleinement souveraine et placée au‑dessus des États, ne permet pas d’envisager une telle cohésion dans un avenir proche. A l’éparpillement politique des Etats de l’UE dont les positionnements varient quant à une menace de guerre et à son traitement, correspond l’éparpillement des armées. L’UE possède 27 armées différentes, avec leurs industries et programmes particuliers, souvent concurrents. Cela se traduit notamment par des séries réduites de matériels militaires dont les coûts ne sont pas compétitifs. De plus les règles de financement de l’UE incitent chaque pays contributeur à récupérer sa contribution en subventions pour sa propre industrie. Enfin, la programmation militaire que l’on pourrait considérer comme d’intérêt public, se trouve souvent confrontée aux intérêts des actionnaires des industries d’armement, où la concurrence prend le pas sur la coopération. Dans de telles condition, il est difficile de croire que l’UE sera capable, dans les prochaines années, de résister seule à une guerre de haute intensité menée par la Russie. Nous ne sommes pas prêts : il ne nous reste plus qu’à espérer en les talents de notre diplomatie. Nous ne sommes pas prêts comme en 1939. Les souvenirs de mon père me reviennent en mémoire. Stationné à Bure (Aine) il commandait une escouade de 12 soldats dans un fortin inachevé et disposait d’un revolver d’ordonnance, de 12 fusils Lebel modèle 1886, de 32 cartouches et d’un canon sans obus. Il fut fait prisonnier le 15 mai 1940, 5 jours après l’invasion du territoire français par l’armée allemande. Hubert Reys, pour le Clairon de l’Atax le 18/12/2025 comments debug Commentaires Noté 0 étoile sur 5. Pas encore de note Ajouter une note* Rédigez un commentaire... Rédigez un commentaire... Partagez vos idées Soyez le premier à rédiger un commentaire.




