La guerre ? Pour quoi, pour qui, contre qui, comment ?
Après les 2 « grandes » guerres de 14/18, de 39/45 et la fin de l’Union Soviétique en 1991, nous avions amorcé le rêve irénique d’un monde désormais sans guerre, du moins sur notre sol. A l’abri de la formidable machine militaire américaine et sous l’ombrelle de notre dissuasion nucléaire, que pouvait-il nous arriver à nous Français ! D’ailleurs, suite aux « trente glorieuses » n’étions-nous pas redevenus une grande puissance, ce qui nous autorisait à jouer les cadors en Afrique et ailleurs ?

Devant ce nouveau panorama, le premier réflexe des vieux appareils politiques consiste à sauver les apparences en désignant des boucs émissaires et en multipliant les communiqués lénifiants. Pour éviter toute remise en question, les états-majors se rassurent avec des poncifs. Ils invoquent le fatalisme « tsunami national » inévitable. Ils fustigent l'électeur coupable de mal voter, ou célèbrent d'illusoires « barrages républicains » là où le hasard a bien voulu faire les choses.
