Narbonne : communiqué de presse du Collectif 1er mai
Appel citoyen à sauver le 1er Mai

Narbonne, le 29 avril 2026
La municipalité multiplie les obstacles pour empêcher la tenue de notre rassemblement populaire et pacifique au Palais du Travail. Refus brutal du vin à la buvette, interdiction d'installation de coffrets électriques, injonction d'embaucher une sécurité privée onéreuse. En nous piégeant financièrement à 10 jours de l'échéance, le Maire de Narbonne ne gère pas l'ordre public, il organise l'asphyxie d'un événement gratuit et bénévole.
Une censure politique par le sabotage logistique
L'an dernier, notre mobilisation a réuni 8 000 personnes dans un climat irréprochable, À cette occasion, les services municipaux avaient eux-mêmes acté la qualité exemplaire du rendu des lieux le soir de l'évènement. Née en riposte au meeting du Rassemblement National à Narbonne, cette fête est devenue un rendez-vous citoyen de conférences et de débats. Incapable d'interdire légalement un rassemblement aussi responsable, et alors même qu'aucun risque de confrontation n'existe cette année, la mairie a choisi d'appliquer un dogme autoritaire pour ruiner l'événement. En nous signifiant le refus de notre buvette à peine dix jours avant l'événement, le Maire nous empêche de nous adapter alors que tous nos frais sont engagés. Le Maire nous interdit de changer de modèle économique.
Le 24 avril, il a d'ailleurs justifié ce choix par écrit, assumant de refuser des moyens municipaux à ce qu'il nomme nos « organisations idéologiques ». Si le Maire considère que refuser la banalisation de l'extrême droite est une "idéologie", alors nous la revendiquons. Mais cette formule méprisante vise avant tout à jeter le discrédit sur un rassemblement porté par des associations de solidarité, des acteurs de l'action sociale, des acteurs culturels et des organisations syndicales représentatives. Ces structures accomplissent un travail quotidien d'utilité publique indispensable auprès des Narbonnaises et des Narbonnais. S'attaquer à ce collectif, c'est s'attaquer au tissu associatif qui fait vivre la solidarité dans notre ville. Ruiner un événement sur un simple délit d'opinion affaiblit notre démocratie. Si nous choisissons le silence aucune structure narbonnaise agissant pour l'accès aux droits ou la culture n'est plus à l'abri de coupes de subventions ou de refus de salles. Là même où se dresse le monument en hommage à Léon Blum, le Maire tente d'épuiser les opposants à l'extrême-droite en appliquant des méthodes de harcèlement administratif. Cette dérive locale illustre une tendance nationale alarmante de criminalisation et d'invisibilisation des luttes sociales.
L'aveuglement dogmatique face à la crise viticole
La violence idéologique de la municipalité atteint son paroxysme avec l'interdiction de notre débit de boissons. Proscrire la vente de vin lors d'une fête populaire dans le berceau français de la vigne et du vin est une première. En pleine crise viticole, le maire, successeur de Ferroul, sacrifie le soutien vital à notre économie locale sur l'autel de sa doctrine sécuritaire. Le mépris affiché pour notre identité et pour la convivialité méridionale est total.
Un bouclier face aux mesquineries et aux représailles
Cette conception propriétaire de l'espace public menace l'ensemble de la vie démocratique locale. La mairie porte une doctrine redoutable dans laquelle les moyens municipaux seraient réservés aux seules initiatives du pouvoir en place ou aux structures obéissantes. La preuve en est que le Grand Narbonne organise ce même week-end la Foire de Printemps pour 18 000 visiteurs avec de multiples débits d'alcool. Nous offrons pourtant à la ville une animation gratuite d'intérêt public. Notre collectif est large et pluriel. Les logos sur les affiches marquent simplement la participation à l'évènement. Si certains membres assument pleinement une dénonciation ferme des actes du Maire, les associations d'action sociale et culturelle engagées dans le 1er Mai, le font dans un esprit de stricte neutralité, de dialogue et d'apaisement. Elles n'ont pas à être prises en otage de ce bras de fer, ni à en subir les conséquences. En refusant de plier, notre collectif se dresse comme un bouclier pour protéger toutes les associations narbonnaises menacées par cette stérilisation dogmatique de la vie publique. Nous étudierons tous les recours possibles, afin de faire valoir la liberté de l'expression collective des idées et des opinions, liberté fondamentale reconnue par le Conseil constitutionnel.
La solidarité financière et l'État de droit contre l'arbitraire
L'étranglement économique ne nous empêchera pas de tenir la rue. Le 1er mai aura lieu et nous le financerons par la force de la solidarité. Nous lançons une grande cagnotte en ligne pour compenser notre perte de ressources délibérément provoquée par la mairie et nos frais de justice.
Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à nous rejoindre massivement ce vendredi au Palais du Travail pour une riposte festive, unitaire et implacable. Pour nous soutenir, et nous permettre d'honorer l'ensemble de nos frais, dont la majorité sont déjà engagés, des cagnottes seront accessibles à toutes celles et ceux qui souhaitent participer à cet évènement. Il sera également possible de consommer des boissons non alcoolisées à prix "soutien".
le lien de la cagnotte : https://www.onparticipe.fr/c/1erMai2026
Contact : collectif1ermai@proton.me 06 73 74 69 94


