top of page

Menaces sur l’électricité solaire ?

70 % de la production d'électricité solaire dépend de matériel chinois. Le contexte géopolitique actuel semble avoir ouvert les yeux des gouvernants européens sur les limites de l'ouverture des marchés. Celle-ci nous expose à bien des dangers : il faut réagir...

Curly Mac Toole

Ferme solaire au couchant (Image par haniaipics de Pixabay)

   Les onduleurs ont un rôle central dans la production d’électricité solaire. Ils permettent de transformer le courant continu produit par les panneaux solaires, en courant alternatif utilisable pour les usages domestiques ou raccordable au réseau électrique général

De plus ils stabilisent et optimisent la production et peuvent aider au contrôle du bon fonctionnement des installations.

   Mais voici que dans le contexte géopolitique actuel, les onduleurs sont considérés par les scientifiques et les politiques comme des points faibles des installations photovoltaïques, cibles potentielles de sabotages ou de piratage, pouvant perturber voire bloquer une partie du système de transport d’électricité à l’image du ″black-out″ espagnol d’avril 2025.

Un problème de cybersécurité


   Diverses recherches ont mis en évidence la fragilité du fonctionnement des onduleurs qui peuvent être perturbés que les onduleurs pouvaient être l’objet d’attaques directes per exposition de leurs capteurs à des champs électriques, magnétiques, ou acoustiques ou de cyberattaques lorsque ces convertisseurs sont connectés à internet.


   (Des attaques massives par des hackers ont déjà eu lieu privant d’électricité des centaines de milliers de foyer d’électricité (cf. : Hacker ″amical″ hollandais en août 2024, Hacker ″hostile″ russe en décembre 2025).


   Dans un marché en expansion continue, la production solaire d’électricité a plus que doublé dans l’Union européenne. Elle est passée de 145 TWh en 2020 à 369 TWh en 2025, soit une hausse de 224 TWh, ce qui correspond à une augmentation d’environ 154%, Par ailleurs le prix des installations a baissé de 95 % en 20 ans. Ces performances sont dues en grande partie à l’inondation massive du marché européens par du matériel chinois. Ainsi 70% des onduleurs installés ont été fabriqués par les entreprises chinoises Huawei ou Sungrow. Or les capteurs bon marché des onduleurs chinois, qui servent à réguler la tension et l’intensité de l’électricité produite, s’avèrent peu résistants aux interférences. De plus, des dispositifs euphémiquement qualifiés de ″non documentés″, comme du matériel radio, ont été retrouvés dans des onduleurs de panneaux photovoltaïques par des organismes d’expertise. Par de tels moyens le matériel lié à la production photovoltaïque pourrait être manipulé à distance malgré les systèmes pare feu et provoquer ainsi des arrêts en masse et déstabiliser les réseaux, voire selon certains experts les détruire.


Les réactions de l’Union européenne


   Devant ces menaces de perturbation, voire de destruction, la Commission européenne a réagi en 2 temps :

  • - Dès la fin 2024, une directive NIS2 (Network and Information Security 2) recommande d’augmenter les mesures de sécurité et de cybersécurité dans les installations du secteur de l’énergie

  • - En avril 2026 la Commission européenne a décidé de ne plus financer les onduleurs solaires fabriqués en Chine et désormais considérés comme « à haut risque »

   Si l’Union européenne a pris conscience, dans le cotexte géopolitique actuel de la nécessité de diminuer sa dépendance à des fournisseurs "hors UE" et d’opérer un retour à une indépendance en matière d’énergies renouvelables, cette transition ne sera pas sans conséquences et sacrifices. Actuellement les alternatives européennes sont entre 20% et 40% plus chères que les matériels chinois. Selon certains experts, ce gap de prix affecterait de 20% le coût des futurs projets d’électricité solaires et impacter la rentabilioté de cette source d’énergie.


Pour le Clairon de l’Atax Curly Mac Toole le 20/06/2025


Commentaires
Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
Partagez vos idéesSoyez le premier à rédiger un commentaire.
bottom of page